Duché du Bourbonnais-Auvergne

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 Aldyr

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ulyceduel
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MessageSujet: Aldyr   Jeu 3 Mar 2011 - 14:07

Nom de l'accusé : Aldyr

Date de naissance : Né le 1 Novembre 2007

Fiche de l'accusé : http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=Aldyr



Récapitulatif des accusations :

Accusé reconnu coupable de brigandage le 13 février 1459
Accusé reconnu coupable de Trouble à l Ordre Public pour non-respect des conditions de la loi martiale le 8 mars 1459


*******************************************

Acte d'accusation

Citation :
En ce 07ème jour de Févrirer de l'an de grâce 1458, Messire Aldyr comparait devant le Juge Kimi32 de la Touraille présidant la Cour du Bourbonnais-Auvergne, et est mis en accusation par la Procureur Sonia80200 de Malaréac, requérant pour le Duché du Bourbonnais Auvergne.

*Les gardes font pénétrer le prévenu dans la salle d�audience.
La Procureur du Bourbonnais-Auvergne, le visage impassible, le regarde entrer et s'installer à la place qui lui est assignée. Sur un signe du Juge, il commence à lire d'une voix claire et posée l'acte d'accusation*

« Messire Aldyr vous comparaissez aujourd�hui devant la cour car vous êtes accusé de Brigandage selon l'article 3, Titre B du Livre III du Codex du Bourbonnais Auvergne. Je rappelle ici à la Cour les lois qui ont été enfreintes :

Livre III : du code pénal

Titre B : Des délits et crimes

Article 3 : du trouble à l'ordre public
Toute atteinte à l'intégrité physique ou morale des personnes commise sur le territoire du Bourbonnais-Auvergne, ainsi que tout agissement ayant pour conséquence de nuire au bon fonctionnement de la communauté, pourront être considérés comme trouble à l'ordre public (brigandage, faux, machination, comportement malséant).
Le trouble à l'ordre public est puni par des peines allant de la simple amende à la peine de mort.


D'autre part, votre Honneur, l'enquête de notre prévôt a pu nous apporter les preuves qui nous ont amenés à nous présenter devant vous aujourd'hui. Huissier, s'il vous plait..."

* La Procureur tend le dossier à l�huissier qui s'empresse de le porter au Juge et à la Défense : *

"Il est indiqué dans ce dossier :

Damoiselle Amata_almodovar a été agressée dans la nuit du 5 au 6 octobre 1458 par un homme et une femme entre Vendatour et Murat (Preuve n°2). Elle a déposé plainte auprès d'un membre de l'organisation anti-brigandage , Sire Cortina qui a pris la déposition. Ce dernier transmit la plainte au bureau du brigandage (preuve n°1).

La victime a déclaré avoir subit des pertes financières et matérielles : vingt écus et 5 miches de pain.

Dès réception de la plainte, le bureau du brigandage a proposé aux deux malfrats la possibilité d'une traque dans le BA. N'ayant eu aucune réponse favorable, un dossier a été monté pour chacun d'eux et présenté ce jour à la Prévôté pour qu'arrestation et enquête soient faites.


Ci joint les preuves,
- Preuve n°1 :plainte
- Preuve n°2 : certificat de la victime
- Preuve n°3 : assignation


*En ayant terminé avec l'acte d'accusation, la Procureur s'adresse plus particulièrement à l'accusé afin de l'informer de ses droits*

« Vous avez le droit de rester en liberté dans n'importe qu'elle ville du Bourbonnais Auvergne jusqu à la fin du procès. Cependant, il vous faudra informer le maréchal dans la ville où vous vous trouvez si vous décidez de sortir de la cité en indiquant quelle bourgade bourbonnaise vous désirez rejoindre.
Vous avez le droit de vous faire représenter, à titre gratuit, par un avocat du Duché , dont voici l'adresse :


* tend un parchemin à l'accusé*

http://bourbon-auvergne.forumactif.com/informations-du-duche-f225/liste-des-avocats-du-barreau-du-bourbonnais-auvergne-t13457.htm#424305

Vous pourrez trouver leurs locaux ici : Forum principal => Duché du Bourbonnais Auvergne => Les institutions auvergnates => Salon d'accueil du barreau des avocats

et voici un document vous expliquant le Corpus Juris Civilis (code en vigueur sur le territoire du comté du Bourbonnais Auvergne) et ses procédures:

*Tend un second parchemin à l'accusé *

http://bourbon-auvergne.forumactif.com/affichage-des-lois-f9/

Si Votre Honneur le permet, nous pouvons maintenant entendre ce qu'à à dire le prévenu pour sa défense. »


Première plaidoirie de la défense


Citation :
*Nouvel acte bien que mêmes répliques et décors similaires, après avoir témoigné au procès de sa comparse, Aldyr reprit place mais en qualité d�accusé. Gardant du coin de l��il Nikkita dans son témoignage en devenir, à l�écoute des paroles liminaires de la dame aux apparences loyales, le vagabond mimait muettement à l�extrême limite les répétitions abscons et monocordes. D�un pas faussement las à la fin de l�envoi Aldyr s�avança jusqu�à la barre pour s�y accouder nonchalamment. Parcourant du regard ce qui lui apparut comme des épouvantails tout en réprimant un bâillement, il s�éclaircit la voix en guise d�avant-propos*

Dire c�est peut-être faire, redire c�est assurément ennuyant et complètement inutile, d�autant plus que ma duettiste à la poursuite efficace a su vous expliquer par mont et par vaux en passant par vos petits gourbis en guise d�esgourdes l�ineptie de vos propos. Ne voulant point entacher sa démonstration de haute volée plumeuse, et parce que, peut-être, par paresse, lassitude, idée reçu, ou plutôt, pour donner une légère pointe de nouveauté dans cette morosité ambiante, je m�en vais d�un pas leste et baguenaudant, vous conter une histoire. Plus que de la générosité, la mansuétude m�habite, et n�en soyez aucunement dubitatif, sauf si vous êtes pressé pour aller aux latrines. Ne levez aucunement la main pour y aller, vous risqueriez de rater le moment opportun.

Donc ! Il y était une fois, je sais, ce n�est point original mais il faut bien savoir commencer. Je disais donc, il était une fois un petit écureuil bien sympathique. Chose rare chez ce genre de rongeur, surtout pour les glands, un peu à votre image, je dois dire, mais je diverge déjà. Un écureuil fort aimable mais néanmoins roux avec une petite pointe d�immaculé sur la pointe de sa queue. Sans m�avancer, nous pouvons dire qu�il était jovial et joli, ce petit écureuil. Vous suivez ? Et, il était aussi une fois un vagabond tout crotté, pileux, puceux, fort mécontent mais ne ressemblant pas à un gland, bien que, et bien qu�il se promenait la jambe légère et pleine de rectitude dans un parc à gland, oui c�est bien cela ! Dans un village dont je tairais le nom par soucis des trépanés végétant encore en son sein. D�un sentier mal délimité et d�un fourré bien trop agité se fut la rencontre, l�instant, éternel mais néanmoins bavant, l�arrêt temporel, presque le drame, un on ne savait quoi, une impression réciproque et surtout très convergente. De ce non-dit, de ce croisement de prunelles silencieuses et muettes naquit une relation symbiotique. Dorénavant, et artichaut braisant le petit animal et l�énergumène sur deux ou trois pattes, tout dépendait de son humeur, ne se lâchèrent plus, et les sens du terme ne sont pas assez divergents. L�écureuil, d�une patte tendue et polie emmena le vagabond dans sa forêt, sur son arbre, et sur sa branchette bien coquette. L�idylle ne pouvait que bien commencer. L�animal lui fit découvrir ses endroits et surtout son endroit, parmi ces lieux, dans divers sens, et position. Puis vint, les présentations à ses amis de la forêt, lors, d�une pendaison de crème à hier, sur cette branchette, haut combien symbole de cette union si pure mais néanmoins honteuse pour le commun des glands. C�est à ce moment précis et fort que le vagabond comprit et vécu l�amitié, que dis-je, la fraternité, que dis-je, l�amour forestier, le partage, la communion répétée, donnant-donnant, d�un retour et y reviens-y ! Et�

*S�écoutant de plus en plus parler toujours aussi faussement las contre cette barre, Aldyr se tut un instant renouvelant son regard circulaire sur l�assistance. N�ayant pas remarqué son emportement durant le récit, sa verve passionnée, il s�éclaircit de nouveau la voix tout en se redressant un peu*

Vous ne croyez pas que je vais vous raconter la suite ? Pour la connaître, il va falloir payer. En effet, le début est gratuit. N�est-il pas une bonne méthode commerciale ? Sinon, vous allez bien ? Votre endroit n�est pas si dégueu que cela ma parole ! On ne se mouche pas dans la feuille de chêne ici.

*se retournant à demi- pour apercevoir Nikkita, lui adressant un sourire, Aldyr revint sur le parterre pour conclure*

J�ai cru comprendre que j�avais des droits, chose étonnante, je vais les utiliser, en nommant Nikkita en qualité de témoin. Elle sera peut-être moins mercantile que mes puce


Réquisitoire de l'accusation


Citation :
*Léger sourire sur le visage du procureur qui redevient sérieux en prenant la parole *

Merci sire Aldyr de cette jolie histoire, mais nous allons laisser tomber les écureuils pour revenir à nos moutons.

Vous êtes accusé , je le rappelle d' avoir brigandé la Damoiselle Amata_almodovar la dépouillant de 20 écus et 5 pains, la laissant de surcroît inconsciente dans la nuit du 5 au 6 octobre 1458.
Il semble de part votre défense quelque peu surprenante, que cela est entendu pour vous puisque vous ne le niez point.

*Le procureur se tourne vers le juge*

Messire juge,

Etant donné l attitude quelque peu désinvolte de l accusé face aux accusations portées contre lui,comportement quelque peu irrespectueux face aux institutions, et qu il n en réfute nullement les faits,

je réclame une peine de 3 jours d emprisonnement et une amende de 20 écus pour le duché.

Ce sera tout , messire juge.


Dernière plaidoirie de la défense


Citation :
*En entendant le procureur déblatérer, Aldyr manqua de s�étouffer en connaissance de ses esgourdes du procès concernant sa duettiste et la préconisation qu�il avait pu faire. Un rire gras vint en réponse avant d�écouter le témoignage éclairé de Nikkita. Secouant la tête, un sourire aux lèvres, le vagabond revint à la barre les deux paumes de ses mains épousant le bois*

L�équité ne vous étouffe pas dites-moi ? L�impartialité vous laisse tranquille lorsque vous allez aux latrines ? On vous raconte une histoire, et d�autant plus authentique, et vous réclamez de l�argent et du temps au conteur ? J�espère que vos latrines ont bon dos, ou bonne obscurité, au choix.

A l�inverse, vous devez aimer les redites et autres explications en travers, à l�endroit, par derrière er sans dessus-dessous, mon côté tout crotté va devoir plagier et répéter comme un juge applaudissant d�une seule main et un procureur d�un seul de ses petons ce qui a pu être baragouiné.

Je pense que vous avez du écouter d�une oreille ou d�un lobe assurément le témoignage que j�ai pu donner pour le même acte d�accusation de ma comparse, je ne réfute point les faits et je ne les approuve aucunement dans le même geste. La belle jambe est pour vous. Gesticulez comme vous voulez. Allons-y dans le détail alors. Certes, j�avais pu établir un campement avec Nikkita dans les dates que vous donnez. Mais, néanmoins, la dame que vous nommez, est inconnue de son nom au bataillon de mes esgourdes pileuses. De plus, la temporalité , hautement relative dans votre duché, a plus que bon dos à l�écoute de son dépôt de plainte par rapport aux dates que vous donnez vis-à-vis de l�établissement de notre campement, mais encore plus vis-à-vis du sieur du moment asservi à vos services nous sommant de rester dans le territoire de votre duché, et chose encore plus grotesque, de répondre à sa missive avec un temps imparti déjà écoulé. Ecoutez ! Buse je suis, mais pas à un point de répondre pour un délai déjà bien expiré, surtout de la voix de celui qui me dirige du fond de ma caboche et dont le courrier lui était adressé.

*Aldyr marqua une pause gardant du coin de l��il Nikkita se retourna vers le parterre*

En tout cas, tant pis pour vous, la fin de l�histoire vous ne l�aurez pas ! De toute façon elle est prévisible. Ils meurent tous à la fin ! En revenant à vos moutons comme vous le dites, et à gland j�ajouterai, soit vous donnez la relax à ma comparse sans l�ombre d�un doute, soit changement versatile, doublez ma peine demandée, soyons fous ! Vous vous branloterez deux fois plus assurément ! Et le plaisir pour le plaisir, et vue que vous aimez le bégaiement, j�ose appeler en guise de fantasmagorie comme votre plaignante, non pas le Sans-Nom, mais Lysalore. Cela vous apprendra.


La défense a appelé Nikkita à la barre


Citation :
Voici son témoignage :
*Mondanités à tous crins, même ceux du castrais en passe de s�embourber auvergnatement, les invitations pleuvaient plus dru qu�une giboulée en avance sur la saison. Regard rivé sur son duettiste emporté dans son élan passionnément feuillu, Nikkita mit quelques secondes à réaliser qu�il était temps de prendre part au spectacle. Petit sourire amusé à son encontre, haussant le menton et le reste de sa personne, elle alla s�accouder à la barre des témoins.*

Dame la Procureur, sieur l'Juge� que vous dire de plus que c�qui a été déjà exprimé, sinon que j�regrette sans doute autant qu�vous de n�pouvoir entendre ici-même la suite de c�t�histoire forestière ? Car elle change agréablement, d�par sa poésie intrinsèque, du méli-mélo paperassier qui nous mène jusqu�ici.

Mais foin d�récits champêtres, si tel est vot�bon plaisir, et uniquement parce que c�est vous et que j�suis sensible à vos attentions renouvelées, j�vais m�pencher à nouveau sur c�te paperasse qu�vous persistez à appeler preuves. J�y vois quelques gribouillis de c�te dame qui s'obstine à n�pas s�montrer, p�t�être de peur qu�vous lui colliez un procès pour d�fausses déclarations. A moins qu�n�importe quelle personne capable de barbouiller un parchemin puisse prétendre qu�ça vaut évidence ?

Et puisque j�suis dans un bon jour, si j�prends la peine d�déchiffrer c�gribouillis, l�est écrit en toutes lettres qu�cette dame Amata-et-puis-j�sais-plus a perdu vingt écus et cinq miches de pain. Là, regardez bien, sur la preuve numéro un. C�te dame devrait apporter plus de soin à ses affaires, si elle les perd aux quatre coins des chemins, ou s�abstenir d�prendre la route, vu l�temps qu�il lui faut pour s�déplacer.

Par contre, j�salue avec une grande admiration sieur Cortina, qui fait preuve d�une réactivité telle qu�il faut répondre à son courrier cinq jours avant qu�il l�ait émis. Si c�n�est pas d�l�efficacité, ça !

Soyons sérieux, Dame la Procureur. Vous réclamez une peine de prison et une amende parce qu�Aldyr n�réfute pas l�fait qu�la dame ait égaré ses piécettes et ses miches ? Relisez donc attentivement sa déclaration, et si n�importe quel bout d�parchemin doit faire office d�preuve, j�vais vous en faire un tout beau certifiant qu�ce soir-là, bien loin des récits fantasmés d�la plaignante, Aldyr s�serait p�t�être égaré dans mes miches, plutôt qu�les siennes.

Je n�vais pas m�étendre plus avant, d�abord en plein tribunal, ça ferait désordre. Mais j�demande en ma qualité d�accusée par la boulangerie du coin, à partager la même peine qu�mon comparse, s'il doit être condamné.

Mais sieur l'juge notera sans doute qu'la procédure n'a pas été respectée, nous privant d'par les erreurs d'courrier de sieur Cortina d'la possibilité d'batifoler la campagne en vot'compagnie, c'qui est d'après vos lois, l'préambule nécessaire avant toute aut'forme d'mise en accusation.

J�vous remercie d�vot�attention, ainsi que d�vos attentions.

*Imperceptible inclinaison de la tête en guise de salut, la vagabonde leva un instant son regard vers son duettiste, lui adressant à son tour un léger clin d��il, avant de retourner s�assoir.*


Verdict :

Citation :
Dames, Messires, moi, Ysaoth Noihlac, Juge du Bourbonnais Auvergne, vais prononcer le verdict dans l'affaire opposant le Duché du Bourbonnais Auvergne à Sieur Aldyr , mis en accusation pour Trouble à l'Ordre Public.

Vu les lois Royales,

Vu la Charte du Juge,

Vu l'acte d'accusation produit par le Procureur du précédent Conseil du Bourbonnais Auvergne, ainsi que les preuves fournies.

Prenant en compte le réquisitoire de l'accusation, formulé par Dame Pascale., Procureur du Bourbonnais Auvergne, les plaidoiries de la défense, ainsi que le témoignage de Dame Nikita.

Puisque l’accusé, le Sieur Aldyr, ayant choisit de se représenter lui-même lors ce procès, semble considérer que le tribunal est une foire ou l’on peut raconter des histoires peu inspirées, démontrant par la même l’absence totale de sérieux avec laquelle il considère cette affaire ainsi que sa situation. Puisque, par le comportement dudit accusé, il n’apparait pas à la cour qu’il fasse montre d’un quelconque regret, ou d’une quelconque repentance pouvant jouer en sa faveur. Qu’au contraire, il semble prendre les institutions ducales pour une vaste blague, et, de par son silence, admet tacitement les faits.

Puisque le témoignage de Dame Nikita n’apporte absolument rien au dossier.

Prononce la condamnation du Sieur Aldyr à une journée de prison et 5 écus d’amende directement versés dans les caisses de la Reyne, pour l'entretien du tribunal.

Qu’il soit noté que ladite condamnation permet au Sieur Aldyr de parfaitement respecter l'injonction qui lui est faite par la loi martiale en vigueur, ainsi qu’elle lui a été adaptée par le conseil du Bourbonnais Auvergne suite à son assignation à résidence pour la présente affaire.

Jugement rendu par Ysaoth Noihlac pour sa Grasce Silec de Joncheray, Duc du Bourbonnais Auvergne, le 13 février de l'an de grâce 1459

La séance est levée.

DOSSIER CLASSE APRES VERIFICATION D'USAGE LE 3 MARS 1459

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Celiane
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MessageSujet: Re: Aldyr   Mar 15 Mar 2011 - 18:53

Accusé reconnu coupable de Trouble à l Ordre Public pour non-respect des conditions de la loi martiale le 8 mars 1459

Acte d'accusation



Citation :
En ce 23 ème jour de février de l'an de grâce 1459, le sire Aldyr comparait devant le Juge Ysaoth Noilhac présidant la Cour de justice du Bourbonnais-Auvergne, et est mis en accusation par le Procureur Pascale., requérant pour le duché du Bourbonnais-Auvergne.

*Les gardes font pénétrer le prévenu dans la salle d’audience.
Le Procureur du Bourbonnais-Auvergne, le visage impassible, le regarde entrer et s'installer à la place qui lui est assignée. Sur un signe du Juge, il l informe ses droits avant de passer à l 'acte d accusation*

« Vous avez le droit de rester en liberté dans n'importe quelle ville du Bourbonnais Auvergne jusqu à la fin du procès. Cependant, il vous faudra informer le maréchal de cette ville si vous décidez de sortir de la cité en indiquant quelle bourgade bourbonnais-Auvergnate vous désirez rejoindre.
Vous avez le droit de vous faire représenter, à titre gratuit, par un avocat du Duché , dont voici l'adresse :

* tend un parchemin à l'accusé*

http://bourbon-auvergne.forumactif.com/informations-du-duche-f225/liste-des-avocats-du-barreau-du-bourbonnais-auvergne-t13457.htm#424305

Vous pourrez trouver leurs locaux ici : Forum principal => Duché du Bourbonnais Auvergne => Les institutions auvergnates => Salon d'accueil du barreau des avocats

*Le silence se faisant dans la salle , le procureur entame l énoncé de l acte d accusation*

« Sire Aldyr vous comparaissez aujourd’hui devant cette cour car vous êtes accusé de trouble à l ordre public pour non-respect des conditions de la loi martiale décrétée le 10 février 1459 selon l'article 3, Titre B du Livre III du Codex du Bourbonnais Auvergne.

Je rappelle à la Cour les lois qui ont été enfreintes , et le décret de loi martiale du 10 février 1459:
**LIVRE III : Code Pénal
Titre B : Des délits et crimes
Article 3 : Du trouble à l'ordre public
Toute atteinte à l'intégrité physique ou morale des personnes commise sur le territoire du Bourbonnais-Auvergne, ainsi que tout agissement ayant pour conséquence de nuire au bon fonctionnement de la communauté, pourront être considérés comme trouble à l'ordre public (brigandage, faux, machination, comportement malséant).
Le trouble à l'ordre public est puni par des peines allant de la simple amende à la peine de mort. **

**A tous ceux qui la présente ordonnance liront ou se feront lire,

Nous, Silec de Joncheray, Duc du Bourbonnais-Auvergne, en raison des menaces graves contre l'intégrité de notre duché et de ses habitants, après évaluation des risques avec le Conseil, ainsi que l’Etat Major de la COBA et le Prévôt des maréchaux, conformément au livre I titre A, article 4, alinéa a, de notre codex, décrétons par l’ordonnance suivante l’état de siège dans le cadre de la loi martiale.

En conséquence de quoi, et afin d'assurer la sécurité du Duché dont nous avons la charge, faisons savoir par la présente décision que les membres supposés de l'organisation criminelle dénommée Jargor sont indésirables en Bourbonnais-Auvergne avec les conséquences suivantes :

* les membres supposés de cette organisation sont indésirables en notre duché et devront donc détruire tout groupe armé quelle que soit sa composition, et ils sont sommés de quitter nos terres dans les 3 jours à venir, sous peine de poursuites pour trouble à l’ordre public.
* l’accès à notre capitale Clermont leur est dans tous les cas strictement interdit. Si des membres reconnus ou supposés font mouvement pour entrer directement dans l’enceinte de la ville ou ne serait-ce que pour passer aux pieds des remparts, ils seront repoussés par la force par nos armées protégeant la capitale.
* s’il advenait que nous estimions que des mesures supplémentaires devaient être prises, tout mouvement non autorisé sur notre territoire de tout membre connu et présumé de cette organisation se verrait sanctionné par la force sans sommation afin des les empêcher de nuire. La loi martiale sera alors modifiée en conséquence, les frontières pouvant notamment être fermées et la liberté de mouvements restreinte, tant pour les étrangers que pour les habitants du duché.



D’après les informations transmises, une liste des membres soupçonnés appartenir au Jargor a été établie ci après :

Lance de Aphykit, Bruantfou, Yazid, Messire_ispica
Lance de Alexlegrand, Hakker, Loucrezia, Korighan
Lance de Aldyr, Nikkita, Golumette
Lance de Nemesis, Drunk, Arkom

Par ailleurs d'autres noms pourraient être ajoutés en fonction des doutes ou des suspicions qui pourraient apparaitre. Pour ce faire un addendum à cette annonce serait alors émis.

Pour le moment, pour toutes les autres personnes, résidents ou étrangers, les frontières restent ouvertes, et les déplacements sont autorisés dans le duché. Mais nous ne saurions trop conseiller aux habitants du duché de rester chez eux car nos forces armées patrouillent toutes les nuits sur nos routes pour déloger les personnes suspectes et les récalcitrants. Chacun est responsable des fréquentations qu'il a. Toute personne prenant le risque de voyager avec ces membres supposés le feront à leur risque et péril.

Tout groupe armé quelle que soit sa composition, non identifié comme appartenant à la maréchaussée ou l’armée, est désormais interdit et doit dès lors être immédiatement détruit sauf autorisation accordée par nous même exclusivement suite à une demande justifiée.

En cas de non respect des conditions de la loi martiale, les contrevenants sont passibles de poursuites pour Trouble à l’ordre public.

La loi martiale prend effet immédiatement et n'est pas limitée dans le temps, et durera jusqu'a ce que le conseil ducal la lève.


Faict à Clermont, le 10 février 1459

Silec de Joncheray , Duc du Bourbonnais-Auvergne**

D autre part ,Monsieur le juge, voici le résultat de l enquête menée par la prévoté qui justifie de notre présence devant vous.
Huissier, s'il vous plait..."

* Le Procureur tend le dossier à l’huissier qui s'empresse de le porter au Juge et à la Défense : *

Au matin du 10 février 1459, Aldyr était présent à Polignac d'après la douane. Malgré le courrier envoyé par le Prévôt Sunburn71 pour l'avertir de la loi martiale et lui demander de quitter le duché dans les plus brefs délais il est toujours présent à Polignac le 23 février soit 13 jours après l'annonce du Duc et avoir été averti.

En raison de son procès toujours en cours au tribunal à la date du 10 février 1459, Aldyr a été autorisé à rester jusqu'au verdict et 2 jours lui a alors été laissé ensuite pour quitter le duché. Le verdict a été rendu le 13 février et il a été condamné à un jour de prison. Le 23 février pourtant il est encore à Polignac.

Un courrier lui a été envoyé pour l'informer de la Loi martiale. Il n'en a pas tenu compte. Il a donc été assigné jusqu'au 1er mars 1459 en vue de son procès.


Vous trouverez copies des preuves ci-jointes:

Preuve 1: Témoignage du prévôt Sunburn71.
Preuve 2: https://redcdn.net/hpimg4/pics/439205assignationaldyr.jpg

*En ayant terminé avec l'acte d'accusation, le Procureur s'adresse plus particulièrement à l'accusé: *

Voici un document vous expliquant le Corpus Juris Civilis (code en vigueur sur le territoire du comté du Bourbonnais Auvergne) et ses procédures:

*Tend un second parchemin à l'accusé *

http://bourbon-auvergne.forumactif.com/affichage-des-lois-f9/

Si vous le permettez, Monsieur le juge , nous pouvons maintenant entendre ce qu'à à dire le prévenu pour sa défense.


Première plaidoirie de la défense


Citation :
*Tout hisse gaine à Polignac ou comment donner le gîte sans le couvert façon générosité hôtesse, quoique, le second service était de mise. Les invitations étaient données en bon et due forme. Comment y résister ? Bien que l�accueil ne se crispait même pas d�un sourire de convenance.
Commençant à connaître le chemin mais surtout les timbres et le sens inepte des paroles de bienvenue, tiquant par la dédicace d�envoie de l�hôtesse du coin Aldyr se permit de prendre la parole les coudes sur la barre se frottant légèrement le menton*

Comment allez-vous ? Toujours autant d�écho ici-même. L�édifice doit être d�une drôle architecture selon certaines voix vis-à-vis de fonctions sûrement moins certaines. Vous ne l�avez pas remarqué ? Lorsque des personnes bien spécifiques professent des litanies en ce lieu, elles courent dans l�air, rebondissent non pas par deux fois, mais par trois fois. Etonnant non ?
J�ai compris ! Vous donnez des représentations théâtrales particulières et privées ? Une seule personne face à vous et qu�elle soit de n�importe quelle condition, et surtout des plus humbles, vous ne badinez pas à donner le texte avec force. La persuasion est encore à voir.
Hésitant entre une dramaturgie ou une comédie, quoique je dois bien avoir la réponse tout en restant en apparence dubitatif, je vais reprendre vos tirades, pêle-mêle. En effet, je n�ai pas la décortication du deuxième écho, enfin, de votre deuxième interprétation que vous avez pu donner sans retenu à qui vous savez.
Au commencement, je dois dire que votre envoi sonne juste. En effet, suite à une injonction façon soliloque de votre comédienne jouant un prévôt, je devais quitter d�un pas vif et décidé bien que contrit vos terres si ? Tellement ? Enormément ? Je me tâte encore sur le qualificatif bien que mort dans l�âme aurait été mon éviction de votre endroit étant, et cela a du vous échapper, un administré de ce dernier. J�ai élu résidence, en plus, dans un coin sombre et humide, aux odeurs peu avenantes, un peu derrière caché par deux monticules. Départ certes, sauf, et comme à l�inverse cela ne vous a pas échappé c�était une autre pièce dans la même veine, je ne pouvais point déguerpir sans faire honneur jusqu�à la dernière tirade de cette représentation. Chose dont vous m�avez donné la possibilité dans toute votre mansuétude, sans en abuser certes. Je n�avais que deux jours, qui se sont transformées en une dizaine. Pourtant, ce ne sont pas mes applaudissements nourris et du haut de mes pointes de pieds qui ont du vous méduser à me voir rester encore un peu. Beau temps de réaction de votre troupe.

A cela, entre le témoignage de votre comédienne prévôt ayant du lire en diagonale son texte comme le votre, sans voir la contradictionapparente. Cette dernière me somme de rester précisément dans cet environ pendant que vous, il y a peu, m�autorisez à baguenauder un peu plus loin. D�ores et déjà merci de m�apprendre que j�ai la possibilité de voyager, et quelle gratitude de m�inviter à ce genre d�exercice ou pas. Dites-moi, pour les visites aux latrines, vous avez ce genre d�injonction polies ? Ou encore pour déglutir ? Dire c�est faire n�est qu�un pouvoir apparent, ceux des marmots en l�occurrence.
Dans cette précision et depuis le début, vous désiriez au plus profond de vos êtres me voir disparaître. Et voilà que, à l�inverse, subodorant une réflexion sur l�inconstance de l�existence, vous m�ordonnez de rester, même que je m�assigne à résidence dans votre endroit où j�ai élu domicile, en guise de rappel, celui sombre, humide, assez fétide entre deux monticules.
Je ne vous demande pas le pourquoi du comment d�un tel revirement, je ne voudrais pas vous voir faire en ch�ur une crise d�apoplexie. C�est bien une comédie que vous jouez et non une tragédie. Vous n�êtes pas sensés tous mourir à la fin.
En terminant par le sens de votre chef d�accusation, je vais faire un crochet sur le mobile de ce dernier. Votre pièce est assez bigarrée je dois avouer. Je me retrouve ici parce que vous supputez que peut-être bien, allez savoir on en sait rien mais des fois que, tiens et pourquoi pas cela tombe sur lui, on aime bien coller des étiquettes, il doit avoir la tête à cela le bougre on va le supposer membre d�un machin, qui a de l�imagination pour lui donner un nom ? Attendez, et pourquoi on ne lui collerait pas des amis aussi, des connaissances ? Pareillement bien sûre, en subodorant hypothétiquement qu�ils se sont croisés dans la rue, et, Ô malheur ! Leurs regards se sont croisés ! Mais qu�est-ce qu�on avait dit ? Qu�est ce qu�on suppute bien dans nos endroits dis-donc !
C�est vraiment la force comique de votre pièce je crois. Pareil pour le risque d�apoplexie, vous m�expliquerez sans bafouiller depuis quand on colle des bougres en procès par supposition, par humeur, idée reçue ?

J�en termine par ce fait, une �uvre d�art même la plus gauche et abjecte s�ouvre toujours aux critiques, par la nature et le point de mire de votre pièce. Je trouble votre lieu bien que j�en sois le public. C�est ce que l�on nomme un coup de théâtre. Il faudra me présenter l�auteur un de ces jours. Une pièce sans public c�est un peu comme une musique sans accord majeur. Revenons à nos moutons comme a su me le dire l�un de vous. Vous pouvez aussi me dire en quoi je trouble en émois peut-être, en nausée alors votre quiétude de saltimbanque ?
Heureusement que vous êtes assis cela ne tient pas debout.
Si vous voulez tout savoir de l�intimité de votre endroit que j�ose hanter, je me présente chaque jour que fait dans votre chère mine, histoire de gagner un peu de piécettes, et de faire vivre votre endroit qui plus est, pour me rafraîchir ensuite en compagnie de mes frères et s�urs de même condition, qui, étonnement, ont un léger sourcil qui se lève en me voyant, faisant dénoter un je ne sais quoi sur moi. Et, lorsque j�ai accumulé un tout petit tas d�écus, éhonteusement, et comme ont bien su le faire dénoter vos professeurs, plus promptes à pointer leurs étudiants qu�à délivrer véritable science, je viens salir les bans de l�université pour me sentir, seulement, intelligent. Mais bien naturellement, il fait clair dans les salles de l�université. Les commis des mines sont miros.

*Faisant une légère courbette bien outrancière, Aldyr ajouta avant de se retourner et de croiser le regard de sa comparse dans un sourire*

Vous m�assignez encore à la barre ou puis-je vaquer aux environs de ma chaise voir des bancs en derrière ?


Réquisitoire de l'accusation


Citation :
Sire Aldyr, votre plaidoirie a le mérite de se vouloir divertissante, elle le serait surement mais dans un autre lieu.
Hélas, elle n explique en rien les faits qui vous sont reprochés.

Vous n avez pas respecté dans le délai qui vous a été donné, l injonction du prévot à quitter le duché du Bourbonnais-Auvergne, suite logique de la promulgation loi martiale, annoncée le 10 février 1459, ou votre nom figure dans la liste des indésirables sur le territoire, et êtes toujours présent à Polignac le 23 février 1459.

Vous semblez affirmer ne pas appartenir au groupe de malfaiteurs dénommé " Jargor", sachez qu il aurait suffit d en apporter preuves à la maréchaussée, afin d ôter tout soupçons sur votre personne.

Sûrement trop préoccupé à visiter les latrines de Polignac , dont vous semblez friand, vous vous êtes mis hors la loi, sans même penser une seconde à faire valoir votre innocence auprès du prévot.

Vous êtes coupable de trouble à l ordre public pour non-respect des conditions de la loi martiale décrétée le 10 février 1459.
Ceci est un fait avéré.

*La procureur s adresse au juge*

Messire juge,

Au vu que le sire Aldyr est un vagabond ne possédant ni terre, ni culture à Polignac,
Au vu de son insouciance face à une injonction de la maréchaussée à quitter le territoire,
Au vu de la dizaine de jours écoulés depuis, sans la moindre tentative de prendre contact avec la prévoté,
Au vu de son refus d obtempérer face à la promulgation de la loi martiale par sa grasce, le Duc Silec de la Joncheray,
Au vu de l irrespect caractérisé du sire Aldyr face aux représentants de nos institutions,et face à nos institutions elles-même,
je requiers une peine de 4 jours de prison, d une amende de 5 écus pour le duché, et d un écu à verser dans les caisses du Royaume.
De plus, la loi martiale étant toujours en vigueur, nous demandons à ce que le sire Aldyr soit reconduit à nos frontières et ce dés sa sortie de prison.

Je vous remercie Messire juge.


Dernière plaidoirie de la défense


Citation :
*Un rictus aux lèvres en écoutant les palabres bien entendus des gens de robe, Aldyr reprit place sempiternellement à la barre, fixant le procureur bafouilleur*

Que nenni comme diraient certains, ce n�est non pas les latrines de quelques tripots de Polignac qui me font frire, bien que je m�y délecte à arroser mes bottes copieusement comme de belles plantes vertes suite à l�ingurgitation d�un nombre certain de chopes, je parlais plutôt de votre séant, votre fondement, ou autrement votre as de pique ou de trèfle, aux choix. En effet, sinon en plus de nauséabond, obscur et humide, je n�aurai pas dressé l�état des lieux en précisant la présence de deux promontoires ou monticules. Ces deux mamelles qui vous permettent de supporter douillettement et présentement, bien que dépourvues sensiblement d�une pilosité, votre piédestal bien trop petit à ces derniers et lui faisant taire des cris de souffrance.

Rectification faite, à croire que cette justice dont vous êtes les plus méritants pantins en réclame et vous l�acclamer, je ne suis pas à deux iotas près, vous êtes du genre à marcher sur les mains lorsque vous n�êtes pas assise ici le plus clair de votre temps ? Autrement, si vous ne comprenez pas cette image, vous êtes plutôt du genre à présumer coupable jusqu�à ce que le bougre infirme l�inverse. C�est un étonnement tétonnant comme votre joufflu. Je pensais qu�un justiciable était innocent jusqu�à temps que sa culpabilité soit prouvée. Dans votre logique, inversons-là. Prouvez-moi à votre tour que vous n�êtes pas du, comment vous dites ? Jargor ? Drôle de nom pour une bande de patibulaires tout de même. Si j�avais été eux, j�aurai nommé l�organisation, les petits canards jaunes migrateurs. Cela sonne bien. Cela en jette même ! Oui ! Je vous entends déjà, comment cela serait-ce possible alors ? Je suis une Dame de haute tenue pleine de probité jusqu�au nombril ! Mais surtout ! Je suis procureur, et cela c�est une preuve pardi ! Je vous répondrai en contradiction que ma meule est comtesse, mon tarbouif curé, mon nombril bourgmestre, et mon gros orteil du pied gauche le Sans-Nom. Pour tout vous avouez, ce dernier peut prendre de la place dans ma botte. Si vous n�avez toujours pas compris, comment prouver quelque chose qui n�est pas prouvable car n�existe pas, donc, les suspicions qui en découlent sont complètements infondées. Pour en ajouter une louche, c�est comme demander à quelqu�un de prouver absolument, par lui-même, où il a bien pu naître en faisant fi de tous les documents, témoins etc. Lorsque vous m�affirmerez que vous vous souvenez exactement du jour de votre naissance et a fortiori de son lieu, vous pourrez choisir mon visage à la place de votre fauteuil pour votre lune boursouflée.
Pour terminer, parce que rien ne sert de gaspiller de la salive et encore moins sans avoir une chope à portée de main lorsque les dés sont jetés, les carottes cuites et le dargeot déjà bien essuyé, sans revenir sur les causes illusoires et sans fondement par contre de votre loi martiale. Certes j�ai fait languir votre injonction, mais tout comme vos services coercitifs de leur côté. Pour ma part, simplement, car suite au chef de votre inculpation déjà coupable, je ne vois pas en quoi je trouble la quiétude des environs, des autres bonnes gens et de votre mouille lorsque je m�y repose. Je ne vous demanderai pas de faire témoin les gens que je croise et côtoie en taverne, de consulter les registres d�entrée de la mine de Polignac ou encore celle de l�université, tout cela ne constituerait pas une once de preuve sur votre jugement déjà claironnée de façon muette certes.

*Marquant un silence tout en gardant son sourire aux lèvres, le vagabond dodeline de la tête avant de retourner à la place qui lui était allouée*

Dites-moi, lorsque je serais en geôle il faudra aussi que j�essaye de prouver seulement par moi-même que j�y suis bien ou y étais ou je risque d�avoir un autre chef d�inculpation pour suspicion d�avoir été en prison ?

*Regardant sa place avec une moue se mêlant à ses lèvres, agrippant le regard de Nikkita, Aldyr lui adressa un clin d��il*


L'accusation a appelé Sunburn71 à la barre


Citation :
*Ayant reçu missive lui indiquant d'apporter son témoignage pour l'un des procès en cours , elle se présente au Tribunal pour ce faire , s'installe , écoutant le début du procès . Se lève lorsqu'il lui faut prendre la parole *

Messire le Juge , Dame le Procureur ,

C'est en ma qualité de Prévôt du Bourbonnais-Auvergne que j'ai envoyé missive à Messire Aldyr le 10 février 1459 afin de l'avertir qu'il lui fallait quitter le duché au vu de la promulgation de la Loi Martiale sur le territoire du Bourbonnais-Auvergne , sous peine de s'exposer à des poursuites judiciaires .
Il disposait de trois jours pour ce faire , hors , comme il était en procès à ce moment là , un délai de deux jours supplémentaires lui a été accordé sitôt le verdict rendu . Verdict qui fût effectué à la date du 13 février 1459 .
Au 23 février 1459 , il demeurait encore à Polignac malgré l'ordre qui lui avait donné , étant de ce fait en infraction avec nos lois . Je lui ai donc fait parvenir missive lui indiquant qu'enquête avait été ouverte contre lui pour Trouble à l'Ordre Public pour le non respect de la Loi Martiale et qu'il était assigné pour une durée de sept jours , soit jusqu'au 1er mars 1459 , en la ville de Polignac .


Verdict


Citation :
Dames, Messires, moi, Ysaoth Noihlac, Juge du Bourbonnais Auvergne, vais prononcer le verdict dans l'affaire opposant le Duché du Bourbonnais Auvergne à Adlyr, mis en accusation pour trouble à l�ordre public caractérisé par le non respect de la loi martiale édicté par le Duc Silec de Joncheray le 10 février 1459.

Vu les lois Royales,

Vu la Charte du Juge,

Vu le Codex du Bourbonnais Auvergne,

Prenant en compte le réquisitoire de l'accusation, formulé par Dame Pascale., Procureur du Bourbonnais Auvergne ;
Prenant en compte le témoignage de Dame Sunburn, Prévôt des Maréchaux ;
Prenant en compte la défense du Sieur Aldyr ;

Puisque le Duc détient son pouvoir de la Reyne du royaume de France, dont il est le vassal, et que la loi martiale, si elle est entérinée par le conseil, ne souffre d�aucune contestation possible ;
Que la loi martiale est un pouvoir discrétionnaire du Duc, prit avec l�aval de son conseil, lors de périodes troubles, visant à limité les mouvements de groupes soupçonnés de par leur comportement d�avoir une intention malveillantes envers l�intégrité du duché ;
Que ladite loi martiale à été édictée lors d�une période ou un nombre inquiétant de groupes justifiait son édiction;
Que la prévenue n�a pas respectée les injonctions ducales formulées à travers la loi martiale visant à sécuriser le territoire du Bourbonnais Auvergne dans une période qualifiée par le conseil de période troublée ;
Que le nom du Sieur Aldyr était inscrit sur la liste de cette loi martiale ;

Condamne le Sieur Aldyr à une peine de 3 jours de prison et un bannissement de 2 mois du duché du Bourbonnais Auvergne. Il aura 24h à sa sortie de prison pour quitter le duché.


Jugement rendu par Ysaoth Noihlac pour sa Grasce Silec de Joncheray, Duc du Bourbonnais Auvergne, le 8 mars de l'an de grâce 1459

La séance est levée.


DOSSIER CLASSÉ APRÈS VÉRIFICATION D'USAGE LE 15 MARS 1459
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