Duché du Bourbonnais-Auvergne

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 Oya - Fougères - Héritage

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Gypsie
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MessageSujet: Oya - Fougères - Héritage   Dim 10 Aoû 2008 - 10:21

oya a écrit:
Devant Rennes

Elle avait ravalé sa rage tout le long de la route menant aux armées bretonnes massées devant Rennes, ne comprenant pas ces ordres mais y obéissant, comme tous les autres qui l'entouraient en ce moment..

Les XLV en étaient, plusieurs se tenaient discrètement à ses côtés, Arthur devait avoir donné un ordre, demandé qu'on la protege, elle se souvenait de la discussion un peu vive qu'ils avaient eu avant le départ, quand les ordres étaient arrivés: Ne pas y aller.. ne pas combattre, pour l'enfant.. elle devait rester a Fougeres.. comme si elle avait déja refusé de combattre avec les autres.. peu importe la raison.. elle n'avait que tres peu grossi et son ventre n'empêcherait pas les combats a l'épée..

'Sa tête de cochon d'Azayes'' comme il lui disait de temps a autres avait eu le dessus, et voila qu'elle était la, parmi ses amis, l'épée a la main.. regardant les armées ennemies

L'ordre d'attaquer arriva rapidement et puis tout devient reflexes .. les bruits de la guerre, l'odeur, la folie qu'elle connaissait si bien.. l'épée qui plongeait dans les corps anonymes.. elle n'était plus qu'un bras qui tenait une épée, qui frappait, les nerfs a vifs, l'esprit en alerte, concentrée, oubliant ce que cette épée faisait, oubliant que le soldat anonyme qui tombait devant elle, était un homme, une femme.. l'amant, la maitresse, le pere ou la mere d'êtres qui pleureraient..

Une accalmie.. un regard qui scrute, la conscience qui revient.. ou est-il? comme toujours, elle devait le voir, se rassurer..

Il était entouré de bretons, l'un leve son épée qu'il pare, mais un autre arrive, ils ont reconnu les couleurs d'un maréchal de France et s'acharnent.. belle prise que serait celle-ci pour l'ennemi..

Elle est déja a ses côtés, l'entend qui gémit, il a eu un coup, le voit s'effrondrer.. et le breton qui leve son épée, pour l'achever.. son corps devient bouclier.. le proteger, il ne doit pas mourir.... pas lui..

Ses yeux s'écartent surpris.. s'arrondissent.. alors qu'elle regarde l'épée qui la traverse...

Mais, je devrais avoir mal non?...

Citation :
15-06-2008 04:22 : Kookabura vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
15-06-2008 04:22 : Terenemar vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.

Un corps qui s'effondre, des longs cheveux noirs qui pour la dernière fois recouvre en une lourde cape le corps de l'homme qui git, blessé et inconscient, des yeux ouverts, surpris, qui regardent vers le ciel une étoile qui clignotte..

Plus loin des êtres sourient.. la regardent et lui font signe.. tant d'amis disparus.. jojo, héra, dug.. wannou.. tant et tant.. même mara.. et au milieu d'eux.. sa fillou, son immense sac plein d'herbes et de potions sur l'épaule, sa mandoline a la main.. Nakshidill.. enfin




Accorde ton instrument ma puce.. je viens chanter.. mais attend.. attendez tous.. juste un instant

Des lèvres fait de rien, de néant qui se posent sur celles de l'amant qui pleurera.. un dernier baiser.. plein d'amour.. des mots qu'il ne peut entendre:

Je t'aime, l'éternité nous attend, je serai la quand ton jour sera venu mon amour..

Dernière caresse, l' être fait de néant, la maman portant une petite fille qui ne naîtra jamais, rejoint d'un pas heureux ses amis et sa fille qui l'attendent….

Adieu et merci a tous pour cette belle aventure …. Wink
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Devant Rennes

La confusion.

Comme toujours, c'est l'image qui domine, la confusion.
Des cris, des hurlements, du sang qui jaillit.
Des coups de massue en bois, des coups d'épée, de haches.

Du coin de l'oeil, surveiller la Princesse, et puis surtout, Oya, qui porte leur enfant, mais n'a pas voulu rester au campement.
Un premier coup, repoussé.
Un second breton qui tente sa chance, sans effet.

Il regarde Oya, et ne voit pas venir l'arme qui le blesse.

Citation :
15-06-2008 04:22 : Auphelie vous a porté un coup d'épée. Vous avez été sérieusement blessé.
15-06-2008 04:22 : Solene1112 vous a donné un coup de baton. Ce coup ne vous a pas blessé.
15-06-2008 04:22 : Theo_le_bon vous a frappé Ce coup ne vous a pas blessé.

Malgré la blessure, il reste debout quelques instants, avant de sombrer dans un profond évanouissement.

Il sourit, car la dernière vision qu'il a est celle d'Oya, debout, l'arme à la main, plus belle que jamais.

Puis il tombe.
paillard1 a écrit:
Il était de ceux qui voulaient. De ceux qui avaient répondu présents, quand la princesse était passée, leur proposant sang et honneur. L'inaction rongeait les lames et les âmes, et quitte à y laisser sa peau, il préférait le faire les armes à la main.

Bien sur, il le savaient tous, ce serait sanglant. Personne ne leur avait menti, personne n'avait essayé de les convaincre que tous reviendraient.
Alors la troupe, grave et silencieuse, avait marché. Jusqu'aux remparts, jusqu'au cri libérateur.

La charge, comme toujours, lourde et puissante, s'était enfoncée comme un coin dans la masse bretonne. Les hermines, affolées à la vue du lys, s'étaient pressées autour d'eux. Et il les avait vu tomber, les étendarts, les uns après les autres. Le sable de Fée, le blanc de Dami, celui d'Arthur, d'autres encore. Leur cercle, serré autour d'Armoria, se réduisait à mesure que tombaient ses soeurs, ses frères, noyés sous le nombre, l'exposant à chaque fois un peu plus.
L'exposant... Elle n'en avait nul besoin à vrai dire, comme toujours au coeur de la mélée.

Alors que sa lame tournoyait, essayant de préserver au mieux ceux qui était tombés, trop nombreux, le cri de Firek le surprit à peine. Trop loin, trop esseulé, il ne put que voir la princesse s'effondrer sur l'encolure du cheval qui cabra avant de s'ouvrir une route et de filer.

Il fit volte-face, négligeant d'achever le breton qui venait de s'affaler devant lui, et un instant l'amas des corps fut devant lui. Fée, l'amie fidèle. Tufsy, presque souriante encore malgré le sang qui la couvrait. Dami, toujours là, pour tous. Oya, mélée du sang d'Arthur, lui aussi étendu, Death, a peine père, Diodon, Ptit, Tarci, Japh... Il blémit, aperçut Naud et Isa, touchées.

Il affermit la poignée de l'épée dans sa main, et talonna Sirocco. Là -bas s'éloignait celle pour laquelle ils étaient là, le choix était clair. Sauver ceux qui pouvaient l'être, la vengeance attendra.

45, évacuez ! Ramenez moi tout le monde à Fougères !

Il lança son cheval à la poursuite, traversant les rangs de Vae Victis qui tenait pied à pied leur flanc. Là aussi, les cadavres jonchaient le sol. Il chercha des yeux les cheveux blonds de Péné, l'aperçut au loin et reconnut quelques amis encore debout. Sans s'attarder il piqua des deux, sortit de la masse et son regard se fixa sur le cheval qui courait, loin dans la plaine, sa cible.
Damisella a écrit:
*Ce sera pour aujourd'hui, je le sens, je le sais.*
Dami mène sa lance, brandissant l'étendard des Blanc, Nayira sa jument de combat frémissant entre ses jambes.
Ils sont regroupés , tous les 45 prêts à donner leur vie pour protéger celle de la princesse, en tête des combattants comme elle en a l'habitude.
Panache blond de cheveux qui est leur ralliement... la protéger, à tout prix.


TOGOS Y SE GAUSOS ! POUR LE ROY !


Les armées s'affrontent Dami taille et tranche, Nayira mord et frappe des sabots. C'est une nuée de combattants qu'ils affrontent, pour un qui tombe, dix apparaissent. Petit à petit elle sent sont bras s'alourdir, ses réflexes sont moins fulgurants, un coup de masse brise son bouclier, le choc est tel qu'elle sent les os de son bras éclater.

Près d'elle Death vient de tomber, est-il blessé ou mort? Paillard combat avec rage, Fée, Arthur sont touchés, sa vue se trouble, mais elle brandit encore son épée.


Hennissement de douleur, La jument a pris une flèche dans la gorge, elle titube, tombe à genoux. Silhouettes qui foncent sur Dami, elle pare un coup de son épée qui se brise sous le choc, brulure d'une lame qui la transperce, puis d'une autre..........

Citation :
15-06-2008 04:22 : Lanberon vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
15-06-2008 04:22 : Djiseusss vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
15-06-2008 04:22 : Purcell vous a porté un coup d'épée. Vous avez été sérieusement blessé.

Vague d'obscurité qui l'emporte, elle ne verra pas la princesse tomber, ni Oya la douce; ne sentira pas les bras qui l'enlèvent du charnier pour essayer de sauver le peu de vie qui lui reste.

_________________


Dernière édition par Gypsie le Dim 24 Aoû 2008 - 15:44, édité 1 fois
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Gypsie
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MessageSujet: Eglise de Fougères   Dim 10 Aoû 2008 - 10:23

Amarilys1 a écrit:
Depuis que son mari avait été blessé, Ama s'était tenue plus à l'écart, ses journées se partageant entre son mari et sa petite Amandine. Mais elle ne pouvait rester loin de sa famille des 45 en ce jour si difficile.

Oya...
Elle si heureuse avec Arthur et encore plus à l'idée d'avoir un autre enfant...
Elle qui l'avait si bien accueillie chez les 45...

Quel désastre que cette guerre...

Ama arriva sur le parvis de l'église, hésitant à entrer et à confronter la dure réalité du départ d'Oya.
lady.blueeyes a écrit:
C'est le coeur lourd que Lady se dirigeait vers la petite église de Fougères. Depuis des jours, elle essayait de se faire à l'idée que sa soeur n'était plus...elle repoussait cet état de fait mais elle devait se faire une raison, sa meilleure amie, sa soeur, sa confidente n'était plus. Une nuit cruelle et sanglante lui avait arrachée la vie ainsi que celle de l'enfant qu'elle portait...

Au loin, elle vit le clocher et entendit le glas sonner...elle pressa le pas, la cérémonie allait bientôt débuter.

Elle tourna le coin et se retrouva à quelques mètres du lieu saint. Elle parcoura la courte distance et s'arrêta juste avant le parvis, refoulant les larmes qui lui brouillait la vue lorsqu'elle vit Ama qui attendait. Une main sur son bras...elle lui fit un pâle sourire.

Elle grimpa les quelques marches et ouvrit la lourde porte. Un silence pesant plânait dans la grande salle. Plusieurs cierges brûlaient ci et là. Quelques bouquets de fleurs avaient également été disposé.



Au bout de la rangée...elle était là, reposant sur son dernier lit...

Doucement elle essaya de monter la grande allée mais elle se sentait comme paralysée. Une pensée pour elle...


Oya...aide-moi s.t.p. à traverser cette journée...

Elle eut l'impression de sentir une brise sur sa nuque...une caresse de celle-ci dans ses cheveux comme elle le faisait si bien ou la porte qui venait à nouveau de s'ouvrir. Elle ne se retourna pas...au contraire, se mit à avancer. Un pas et un autre...elle fut maintenant auprès de sa soeur. Elle sortie de sa poche des fleurs de lavande et lui déposa dans sa main...odeur que sa soeur appréciait plus que tout.

Elle déposa un baiser sur son front et caressa ses longs cheveux noirs qui cascadaient autour de son joli visage.


Comme tu vas me manquer...

Elle se retira doucement...alluma un cierge et s'agenouilla sur le prie-Aristote pour dire une prière. Elle s'assied tout doucement attendant le début de la cérémonie...
Damisella a écrit:
Le glas résonne dans Fougères.

C'est le moment de rejoindre ses amis pour ce dernier adieu à Oya d' Azaiyes.

Damisella entre en frissonnant dans l'église. Au bout de l'allée sur des tréteaux drapés repose le cercueil , dernière demeure du corps d'Oya.

Son âme était là haut, auprès d'Aristote, sans doute pouvait-elle les voir, unis dans la douleur de sa perte.

Dami s'assied, pense aux jours heureux, au mariage d'Arthur et d'Oya, au bonheur enfui à jamais.

Elle prie pour le repos d'Oya, pour celui de Falballeus qui repose déjà dans cette terre bretonne.
silec a écrit:
[Ce matin tres tôt, campement des 45, tente du duc silec]

ce jour Silec le redoutait, il souhaitait que ce jour n'existe pas, mais cela n'etait point possible. Un retour en arriere d'un mois aurait suffit pourtant pour effacer cette tragedie.

Il se leva pourtant, et apres une toilette de fortune au vue des conditions d'amenagement, se veti de son habit de grand apparat de senechal de l'armée du BA, en faisant une petite entorse, mettant sur ses epaules la cape licorne de chevalier. Il s'approcha de sa femme et demanda.


Ma mie, nous avons derniers hommages a rendre à notre amie Oya, en l'eglise de Fougeres ce jour. Accompagnez moi, nous l'avons connu tout deux, je me sentirais moins seul, vous sachant à mes cotés.

[Arrivée à l'eglise]

Ils arrivaient enfin , apres un parcours que le duc Silec avait fait à petite foulées sur son cheval Aubrac. Ses blessures se cicatrisaient, mais le faisait souffrir encore et encore. Sa femme medecin etait venue le soigner et apporter reconfort. Il avait froler la mort, mais sa femme bien que s'en doutant, ne le savait pas.
Ils entrent dans l'église. Se dirigent vers les premiers rangs, Silec salue les personnes presentes. Ils se rapproche de Lady, l'embrasse.


Quelle journée triste, mon amie. Silec ne pût en dire plus et s'assis la tete entre les mains.
Naudeas a écrit:
C'est le coeur lourd et emplit de tristesse que Naudeas entra dans l'église, un endroit qu'elle n'aimait guère pour une soeur d'arme, elle n'hésita pas.

Elle se dirigea vers une place du fond, s'assit. Elle attendit que la cérémonie se déroule
jariane a écrit:
Jariane assise près de son époux prit sa main tandis qu'elle se mit à prier pour la défunte.

Combien de morts cette guerre allait elle encore faire ? combien de famille serait endeuillée par la perte d'un être cher ? Elle remercia le très haut d'avoir retrouvé son époux vivant.
tufsy* a écrit:
Tufsy avait hésité : elle détestait les adieux, et encore plus les adieux définitifs.

Cependant, Oya avait été une soeur d'arme depuis son entrée chez les 45 et l'hommage ne pourrait être remis à plus tard maintenant.
Elle avait donc passé une robe noire toute simple et s'était décidée à se rendre à la messe donnée en l'honneur de cette femme que Tufsy avait appris à apprécier.

Les portes de l'église de Fougères étaient ouvertes attendant la venue des amis et de la famille de la défunte. Tufsy y pénétra doucement, il faisait frais et sombre dans le vieux bâtiment, elle frissonna. Déjà, elle devinait une silhouette agenouillée et quelques personnes assises. Elle s'approcha du cercueil, admirant la beauté qu'Oya conserverait à jamais.

Elle resta quelques minutes silencieuse puis se retira au fond de l'église en attendant que la messe débute car elle ne faisait pas partie des intimes. De toute façon, elle se sentait toujours déplacée dans ce genre de cérémonie. Elle vit Naud qui elle aussi s'était mis à l'écart et rejoignit son amie.
muad_dib a écrit:
Alors que tout le monde était installé le père se dirigea vers la nef de l'eglise pour se placer derrière l'autel. Alors qu'un silence pesant avait envahit le bâtiment le père prit la parole d'une voix forte et claire

Pour commencer cette cérémonie, dernier hommage a oya d'azayes baronne de pierrefort et dame de Moutade nous allons réciter la prière a Saint Arnvald.

SAINT ARNVALD, tant que tu as vécu parmi nous
Tu as été l’avocat des pauvres,
Le magistrat impartial, sévère mais juste,
La Providence de tous les justiciables ;
Écoute aujourd’hui notre prière.

Obtiens nous d’aimer la justice comme tu l’as aimée.
Fais que nous sachions défendre nos droits,
En cherchant avant tout la réconciliation et la paix.
Pour que « justice soit rendue dans l’amour aristotélicien»,
Sans indulgence pour la culpabilité d’un ami ou d’un puissant.

Guide nous sur la chemin parsemé d’embûches de l’intégrité,
Capable de résister à l’attrait du pouvoir et des richesses,
Respectueux de la parole donnée et de l’idéal d’honneur chevaleresque,
Protège nous de la tentation de la facilité et de la créature sans nom.

Toi, le modèle du prélat humble,
Qui parcourais nos campagnes en quête de vérité
Bouleversant les foules par le feu de ta parole
Et le rayonnement de ta vie,
Obtiens à notre pays les hommes vrais il a besoin.

Saint Arnvald le justicier, priez pour nous,
Aide nous à concilier l’idéal du juste milieu aristotélicien
Avec ton exemple de quête de Justice, de Vérité et d’Intégrité


Alors que tout le monde avait récité la prière d'une seule voix le père poursuivit.


Les justes trouvent le repos.
Peu importe les raisons qui précipitent son départ vers le Très Haut ils trouvent une place aux cotés des vertueux.
Oya était de ces personnes justes.
Elle fut durant sa vie une femme bonne et juste et c'est pour cela que sa disparition nous touche tous.
Tout ceux qui l'ont connus sont triste de perdre celle qui fut un modèle pour tant de personnes.
Cheminant sur le chemin de la vertues Oya a laissé une marque que nulle ne peux ignorer et qui restera inscrite dans nos coeurs.
Bien qu'elle ne soit plus aujourd'hui sur la terre réjouissons nous qu'elle soit aux cotés du Seigneur.
Armoria a écrit:
Clac

Clac

Clac

Glas de bois pour un adieu, les cannes lui semblaient faire un bruit de tonnerre. Elle n'osa donc pas s'avancer trop loin dans l'église, et se posa non loin de la porte, peu désireuse de se faire davantage entendre.
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Ombre accrochée à un pilier de l'église, Arthur s'avança vers l'autel.

Déjà de nombreux visages connus, ceux des amis, des compagnons de lutte d'Oya.

Il attendit que Muad_Dib termine la prière à Saint-Arnvald, prière qu'il n'avait pas repris.

Comment se réjouir de la disparition d'un être comme Oya, même si celà signifiait qu'Aristote l'accueillait...

A son tour, il prit la parole.


" Oya...Ainsi, ce que les épreuves traversées en commun n'avaient défait, nos rêves, nos espoirs, tout ceci est achevé."

Il reprit sa respiration.

"Je me souviens encore avec limpidité de notre première rencontre, et de chaque moment passé ensemble depuis lors.

Je me souviens de chaque étoile, de chaque clair de lune.

Je me souviens de chaque larme, de chaque sourire.

En ce jour d'amertume, je me souviens de chacune des paroles que tu as prononcé; je me souviens de chaque enthousiasme, de chaque peine."


Il se perd dans ses pensées, et parle maintenant directement à Oya.

"Ainsi, je vais cheminer maintenant sans toi. Chaque jour qui passera va..."

Puis il se tait, regarde un peu hors du temps Lady, Silec,et, incapable de prononcer un mot de plus, se réfugie dans le silence.

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MessageSujet: Re: Oya - Fougères - Héritage   Dim 10 Aoû 2008 - 10:23

muad_dib a écrit:
Le visage fermé et les yeux dans le vide le père ouvre son livre et le pose sur le petit présentoir de bois qui trône devant lui.



Alors que tout le monde observait le père Muad il ouvrit le livre a la page qu'il avait marqué la veille et entama la lecture.

Citation :
L’éclipse VIII: La résurrection

Cette voix que j’entendis, alors que je me trouvais en compagnie d’Aristote et de Christos, était calme et pénétrante. Ils m’expliquèrent que c’était Dieu Lui-même qui allait me poser la question. J’allai enfin savoir laquelle était-ce. La voix divine me dit: “Toi, l’humain que les tiens nomment Sypous, tu es venu à Moi, découvrant tout ce qu’un humain pourra connaître après sa mort. Tu as visité chacun des sept Enfers, où tu as rencontré chacun des Princes-démons, qui se sont présentés à toi, conformément à Ma volonté. Qu’as-tu retenu de tes périples ?”

Je répondis: “J’ai compris le sens du Salut. Lorsqu’un humain a vécu dans la vertu, s’étant ainsi conformé à Ta divine parole, transmise par le prophète Aristote et par Christos, le messie, Tu lui accordes le droit d’accéder en ces lieux, au Paradis, au sein du soleil. S'il se détourne de la vertu, refusant d’écouter Ta divine parole, qu’il s’abandonne aux plaisirs terrestres, à l’égoïsme, à la tentation, à de fausses divinités, Ton infinie sagesse t’amène à l’envoyer en Enfer, dans la lune, pour y être puni pour l’éternité. Tu nous aimes, mais c’est également à nous de T’aimer.”

Dieu me dit: “Maintenant, le temps est venu pour toi de faire ton choix. Tu peux décider d’accepter la mort. Dans ce cas, je jugerai toute ta vie, les moments où tu as su oeuvrer pour la vertu et ceux où tu t’es détourné d’elle. Si, alors, Je juge que tu le mérites, tu rejoindras les élus pour une éternité de joie et de bonheur. Mais si Je juge alors que ta vie n’a pas été assez vertueuse, tu connaîtras une éternité de tourments en Enfer. Mais, si tu penses que ton temps n’a pas encore été accompli, que tu n’as pas encore fait tes preuves devant Moi, tu peux décider de revenir à la vie.”

Je ne savais que répondre. Avais-je mérité de rejoindre le Paradis ou finirais-je en Enfer? Alors, j’entendis des voix. C’était celles de mes amis, qui priaient pour le Salut de mon âme. Bien qu’ils se trouvassent sur terre, je les entendais distinctement. Cela me faisait chaud au coeur de voir qu’ils se souciaient tant de ce qui allait m’arriver. Il me fallait leur montrer que leurs prières n’étaient pas vaines. Je décidai d’accepter la résurrection, afin de pouvoir vivre dans la vertu et de mériter le Paradis. Je leur devais bien ça, au moins autant que je me le devais à moi-même.

Dieu me dit alors: “Depuis que J’ai décidé de changer l’esprit des humains en âme, afin qu’elle soit jugée à leur mort, chacun d’eux parcourt le chemin qui t’a conduit à Moi, et Je pose la même question à chacun d’eux. Certains ont la même prudence que toi, d’autres accèdent au Paradis, et d’autres surestiment la qualité de leur vécu et sont envoyés en Enfer.”

“Ceux qui ont opté, comme toi, pour la résurrection ne gardent pas traces de leur périple céleste dans leur mémoire. Ainsi, leur comportement ne change que si la leçon s’est gravée au fond de leur coeur. Mais, afin que tous sachent quel sort terrible les attend s'ils se détournent de mon amour, je te laisse exceptionnellement la mémoire. Tu pourras ainsi témoigner de ton périple. Et ton témoignage restera pour les siècles des siècles. Maintenant que tu sais quelle tâche Je t’ai confiée, retourne à la vie, jusqu’à ce que Je te rappelle pour que tu fasses un nouveau choix.”

Alors, ma vue se brouilla. J’eus tout juste le temps de voir Aristote et Christos me dire à bientôt avant de perdre connaissance. Lorsque je me réveillai, je me trouvais dans mon lit, les bras en croix. Autour de moi des cierges étaient allumés et mes amis étaient en train de prier. En larmes, mais visiblement soulagés, ils m’expliquèrent que cela faisait neuf jours que j’étais mort. Je me levai, alla à la fenêtre, et vis que le soleil diffusait à nouveau sa chaleureuse lumière sur le monde. Je racontai à mes amis mon incroyable périple et décidai de coucher sur le papier tout ce que je venais de connaître pendant ma mort

A la fin de sa lecture le père ferme son livre d'un geste de la main et observe l'assemblé, nombreux sont ceux qui méditent ses paroles.
Attendant quelques secondes il reprend alors.


Durant toute sa vie Oya s'est efforcé de rester sur le chemin de la vertue et de vivre en harmonie avec sa famille et ses amis.
Mais Oya était plus que qu'une amie ou une parente: c'est une héroïne. C'est les armes a la main, face aux bretons, qu'elle est tombée. Ce geste nous montre le courage et la détermination dont elle a fait preuve.

Cet acte courageux et a l'image de sa vie, elle fut toujours la pour nous. Chacun ici sait qu'il pouvait compter sur elle est cela rend son départ encore plus dur.

Elle était une femme joyeuse et profondément optimiste et c'est cette image d'elle que nous garderons tous en mémoire. Et temps que vous serez la son souvenir survivra et elle vivra dans nos coeurs.


Je vais maintenant appeler les proches qui souhaite exprimer leurs sentiments sur Oya.
Avancez je vous prie
bradbury a écrit:
Brad se dirigeait vers l’Eglise de Fougères au moment où le glas sonna, annonçant le début de la cérémonie.
Poussant la porte, elle resta un instant sur place, le temps que ses yeux s’habituent à la pénombre et parcourut du regard la pièce pour y voir quelques visages connus. Elle se dirigea vers Lady et passant derrière elle, et mit sa main sur son épaule, lui serrant doucement sans dire une parole, avant d’aller s’asseoir un peu plus loin, sur un des bancs.

Puis elle récita la prière à Saint Arnvald, comme le demandait le prêtre.

SAINT ARNVALD, tant que tu as vécu parmi nous
Tu as été l’avocat des pauvres,
Le magistrat impartial, sévère mais juste,
La Providence de tous les justiciables ;
Écoute aujourd’hui notre prière.

Obtiens nous d’aimer la justice comme tu l’as aimée.
Fais que nous sachions défendre nos droits,
En cherchant avant tout la réconciliation et la paix.
Pour que « justice soit rendue dans l’amour aristotélicien»,
Sans indulgence pour la culpabilité d’un ami ou d’un puissant.

Guide nous sur la chemin parsemé d’embûches de l’intégrité,
Capable de résister à l’attrait du pouvoir et des richesses,
Respectueux de la parole donnée et de l’idéal d’honneur chevaleresque,
Protège nous de la tentation de la facilité et de la créature sans nom.

Toi, le modèle du prélat humble,
Qui parcourais nos campagnes en quête de vérité
Bouleversant les foules par le feu de ta parole
Et le rayonnement de ta vie,
Obtiens à notre pays les hommes vrais il a besoin.

Saint Arnvald le justicier, priez pour nous,
Aide nous à concilier l’idéal du juste milieu aristotélicien
Avec ton exemple de quête de Justice, de Vérité et d’Intégrité


Puis elle vit Arthur s’avancer pour prendre la parole, ses mots étaient emplis d’émotion, ce qu’elle-même ressentait à ce moment précis où tant d’amis avaient disparus ces derniers temps.
Bruce Duncan a écrit:
En provenance de Mimizan, un pigeon arrive épuisé.

Le précepteur du jeune Pierre, informé en même temps du décès d'Oya, qui l'avait nommé à ce poste, et de son enterrement,avait rédigé un mot à la hâte.


Citation :
Messire Arthur.

Je ne sais si mon courrier vous trouvera aisément.
Sachez que jamais je n'oublierai celle qui me fit confiance, après m'avoir croisé en Ecosse.

C'est sur ses conseils que je suis venu résider en France, près du jeune Pierre.

S'il y a quoi que ce soit que je puisse faire, en témoignage du respect que j'avais envers Dame Oya, n'hésitez pas.
Respectueusement, Bruce.
Pierre_de_Roanne a écrit:
L'épervier d'Arthur était tranquillement posé sur son perchoir, il savait qu'il allait retrouver son maître quand il vit Pierre prendre la plume

Citation :
Très cher Arthur,

j'aurais aimé être à tes côtés en ce moment difficile, j'aurais aimé pouvoir me recueillir auprès de ma maman.

Hélas, comme tu le sais, je suis bloqué à Mimizan, j'aurais tellement de chose à lui dire, elle me manque tellement. Puisse t'elle être heureuse là où elle est, puisse t'elle trouver le repos éternel.

Elle sait que je l'aimerai à jamais.

Pierre

L'oiseau prit son envol, après une très longue route il s'approcha de la porte de l'église de Fougères, un peu amaigri et assez fatigué, il se posa à l'entrée de l'édifice et attendit que son maître le voit.
Amarilys1 a écrit:
Elle était entrée dans l'église à la suite des autres et s'était assise un peu en retrait.
Elle repris tout bas la prière de Saint-Arnvald puis écouta Arthur parler.
Elle regarda autour d'elle...
Arthur, qui n'était plus que l'ombre de lui-même...
Dami, qui pleurait aussi la mort de Falba...
Lady, qui pleurait sa soeur
Silec, qui avait été sérieusement blessé, ainsi que Tufsy et la princesse Armoria.
Il y en avait sûrement qu'elle ne voyait pas.

Elle restait dans son coin, priant en silence pour tout ceux qui souffrent de cette guerre. Puis elle adressa une prière à Oya...


*Oya, où que tu sois, veille sur nous tous.*
naluria a écrit:
Auvergne arriva et se plaça non loin de Silec qui était dans les premiers rang. Elle resta discrète néanmoins, attendant Sylvestre...
Bulvai d'Austrasie a écrit:
Cela faisait une trentaine de jour que Bulvaï déambulait dans la ville, de tente d'infirmerie en tavernes il se refaisait doucement une santé, blessé avec ses frères de la Licorne sous les remparts de Rennes, il se remettait doucement de ses blessures. Il avait été laissé pour mort sur le champ de bataille jusqu'à ce qu'une bretonne, Egwene, reconnaisse son corps meurtri et fasse le nécessaire pour le ramener à Fougères où Aristote dans sa grande miséricorde le garda en vie. L'écuyer avait appris comment son corps avait été ramené et il repensa à son amie, à leur duel de bâton où ils avaient fait connaissance il y a déjà quelques temps pour finalement aboutir à la conclusion que les liens de l'amitié ne pouvait pas être défait même lorsqu'on se trouve de chaque coté d'un champ de bataille, placé là par les caprices du destin ou de nobles.

Il marchait régulièrement dans les rues de Fougères attendant d'être complètement guéri pour reprendre la route, celle qui l'amènerait à nouveau à la guerre, celle qui le ramènerait chez lui ou celle qui le conduirait jusqu'à sa compagne, marchant encore avec difficulté, il n'en savait rien et ne se posait pas encore de questions, il avait encore le temps de prendre les ordres. Il croisait régulièrement ses frères de la Licorne, blessés pour la plupart et eux aussi en convalescence. Il avait appris récemment la mort d'une femme qu'il ne connaissait pas mais elle était quelqu'un de cher pour son frère Silec aussi se rendit il à l'église pour les obsèques de cette Dame afin de partager la peine de son frère d'armes.

Il monta les marches de l'église, poussa doucement la porte sans faire trop de bruit, la cérémonie était déjà commencée. L'écuyer s'approcha du bénitier, trempa le bout de deux doigts joints puis se signa avant de se mettre dans le fond de l'église et de prier pour le repos de l'âme de la défunte et pour le réconfort de son frère de la Licorne.
Oconnor a écrit:
connor chercha toute la journée, il posa des questions, pas de réponses, les gens restaient muets.

Un ange passa et lui montra le chemin, comme si cet ange était revenu pour lui montrer la route à suivre pour lui rendre un dernier hommage.

Pas après pas, il avançait. Devant cet endroit où se célèbrent mariages et baptêmes dans la joie et la bonne humeur, se dressaient plusieurs personnes tristes et pour beaucoup sans voix. L'irlandais, passa le monde et entra, il avait un sourire aux lèvres et une rose blanche à la main, comme s'il était heureux d'être là. Il se mit au fond et posa son épaule gauche sur un pilier et croisa ses pieds mettant le gauche sur la pointe et fixant Oya.

Son sourire, rien au monde ne pourrait le lui ôter, pour lui mourir comme Oya est d'une beauté sans limite, un honneur qu'Oya méritait, il sourit heureux pour elle et fière d'être à son enterrement, il attendrait la fin pour déposer cette rose et la donner à la femme qui observe en ce jour un ultime voyage
sunburn71 a écrit:
Aujourd'hui était un jour bien sombre , celui annonçant les funérailles d'Oya .
Elle hâta le pas vers l'église de Fougères .
Bien loin des terres auvergnates ou Oya aurait dû reposer .
Elle avait revêtue une robe de dueil pour la cérémonie .
Entra sans bruit dans l'église puis s'asseya sur un banc en soupirant intérieurement .
Elle nota tous les visages graves des personnes présentes .
Bien triste jour ...
kory a écrit:
Korydwen et son époux n'étaient pas très loin de Fougères. La baronne avait envie de dire un dernier au revoir à sa grande amie Oya, celle qui avait été là à son arrivée à Montbrison, au BAR et à tant d'autres endroits.

Ils savaient que le dernier hommage devait avoir lieu en l'Eglise de Fougères, le seul problème, c'est qu'elle ne connaissait pas le village. Après avoir demander sa route plusieurs fois, elle arriva en compagnie de son époux à l'église.

La cérémonie était visiblement déjà bien avancée, ils restèrent d'en le fond. Korydwen reconnue quelques têtes connues. Elle sourit priant doucement, elle n'avait jamais vraiment cru cette disparition Oya ne pouvait pas partir, pas elle... Mais là, ce fut l'effet d'une bonne gifle qui la réveilla. Quelle tristesse, journée bien sombre... Elle laissa quelques larmes coulés le long de ses joues, elle ne pouvait retenir sa peine...

Elle avait promis à Nictail et Aiguemarine de faire un geste de leur part, elle les savait coincé en Guyenne, suite à l'attaque du comte Fauville. Elle soupira.

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MessageSujet: Re: Oya - Fougères - Héritage   Dim 10 Aoû 2008 - 10:24

ptitoliv a écrit:
Ptit arriva après Sun à l'église pour diverses raisons qu'Oya aurait excusé. Il salua d'un signe de tête sa suzeraine Kory qui était déjà là malgré le trajet qu'elle avait fait. Althiof ne devait pas être loin. Ptit connaissait l'amour qu'ils avaient pour elle.
C'est avec Aeryn dans les bras que Ptit s'installa a côté de Sun. Aeryn ne comprenait surement pas ce qu'il se passait, mais heureusement elle était calme. Surement qu'elle comprenait déjà que l'ambiance n'était pas à la fête, et que ce déplacement, imprevu pour elle, était très important.

Ptit n'aurait pour rien au monde manqué cet adieu à Oya. Tata comme il s'amusait à l'apeller en taverne. Lui qui l'avait connu au BAR. Elle qui lui avait fait l'honneur la première de voyager en sa compagnie. Son arrivée à Montbrison. Montbrison et tous ses uniques habitants de l'époque, époque dorée comme Ptit n'en avait plus jamais vu depuis.

Oya c'était pour lui une personne essentiel de sa vie. Elle avait fait la COBA, le souvenir de Barbu, son ancien mari, lui aussi un ami...avec eux Ptit avait découvert son premier conseil ducal, certes problématique, mais à l'époque, les membres du BAR l'avaient tous aidé à prouver la vérité.

Puis vint la période Oya et les quarantes cinq. Et tant d'autres souvenirs. Et les soeurs, toutes précieuses, toutes immanquables pour Ptit : Ali, Anny, Lady.

Ptit sentait les larmes monter, mais il ne voulait pas pleurer, non il ne pleurera pas car il est fier d'être l'amie d'Oya. Morte ou vivante, elle est présente en lui, et il faut que ce soit la fierté et le sourire qui soit là quand il pense et pensera à elle.

Oya en un mot c'est impossible car c'est l'amitié, l'amour, la passion, le travail, la fierté, la combativité, l'exemple, et tant et tant... Elle lui manque déjà.


[hrp] je n'ai pas eut le temps de le dire, alors merci à la joueuse, et n'hésite pas à me contacter Wink [/hrp]
azdrine a écrit:

Azdrine avait eu connaissance de la mort d'Oya par sa soeur Wonderanny en taverne Orléanaise. Cela l'avait beaucoup touché et perdre une amie, la témoin de son mariage lui coutait énormément. Elle avait été la première personne en qui azdrine avait donnée sa confiance, elle l'avait aidé et ils avaient passé de nombreuses heures en taverne à discuter de tout et de rien, mais surtout à tisser une amitié qui durera toujours.

Le baron vit de nombreuses personnes qu'il connaissait, tous des proches d'Oya. Le Premier Aumonier de France célébrer cette messe et azdrine avait confiance en lui pour mener la cérémonie comme il se doit.

Il recita la prière de Saint Arnvald, patron des chevaliers. Puis le passage ou chaque être entend la voix de Dieu. Passage ô combien important et le chevalier le savait bien.

Le père Muad dib appela ses proches, Arthur dis quelques mots puis Azdrine s'avança à son tour. Il avait la voix sèche, la gorge nouée.


Aujourd'hui, il me coute de prendre la parole. Il me coute car si il y a une personne qui ne méritait pas un tel sort, c'est bien Oya. Oya m'a accueilli en ce royaumes comme nulle autre personne. Nous avons tout de suite accrochée l'un et l'autre et avons passé énormément de temps à partager nos point de vue, nos opinions. Et nous avons tissé une amitié des plus inébranlable qu'il soit.

C'est sans aucune hésitation que je me souviendrai de notre amie, de notre soeur, de notre parente comme une personne qui incarne le bien lui même. La voici aujourd'hui partie rejoindre le Très Haut. Et du paradis, je sais pertinemment qu'elle souhaitera la paix entre toutes les personnes qu'elle a aimé du plus profond de son coeur. Elle a toujours été de celles qui apaisent les tensions. Je n'ai point connu ces actions lors de l'épisode de Mephistophele, mais ce que l'on m'a dit d'elle à cette période là la définit. Une femme de guerre mais une femme ne souhaitant que la paix entre des personnes d'opinion différentes.

Aujourd'hui, par sa mort, et en repensant à toutes ses actions, c'est une leçon de vie qu'elle donne à tous. Pour Oya, pour sa mémoire, et pour poursuivre ce qu'elle a toujours entreprit, continuons son oeuvre et faisons un trait sur nos divergences d'opinions, sur nos mécontentements, sur nos rancunes. A ce moment, nous pourrons dire que la vie d'Oya n'aura pas été vaine.
silec a écrit:
Apres le passage d'Azdrine, Silec se leva. Il s'avança vers l'hotel, pris le parchemin puis le rangea. Il avait oublié ses besicles.

Mon amie, ma sœur, que nous as-tu fais là ?
Pourquoi nous abandonner, nous avions encore tant besoin de toi.

Le destin en aura décidé autrement

Une grande tristesse m’envahi, j’apprends ta mort, je n’y crois pas.
Tu me liras surement la haut.
Le vent t’a emportée loin de nous tous.
Nous te pleurons malgré tes conseils.
Nous n’y pouvons rien, et pour une fois nous aurons raison de ne pas t’écouter.
Tant de personnes te sont redevable, tant de personnes te pleurerons, que vois tu déjà un ruisseau se forme.
Il emporte avec lui toutes nos tristesses.
Je suis sûr que de la haut tu fais tout pour le tarir, mais tu n’y arriveras pas.
Ce jour de tristesse deviendra bonheur de tout tes souvenirs. Mais pas tout de suite laisse nos larmes, encore et encore abreuver ce ruisseau.

Les voyages forment la jeunesse qu’ils disent, j’espère que tu retrouveras ta jeunesse dans ton voyage.
Parmi tous tes amis là hauts, eux seront content de te voir. Ta petite chérie t’attend depuis si longtemps.

Tu me manqueras Oya comme tu manqueras à beaucoup de monde, partout ou tu es passée.

Ils s’en rendront compte que plus tard, quand le vide de ta non présence se fera sentir.

Séchons nos larmes mes amis Oya je suis sûr ne les supporte déjà plus.

Sa vie, je ne la résume qu’avec ce que je sait d’elle,
N’ayant que d’une courte vie effleurer ses ailes
Elle a tout quitter un jour, le quelle je ne sait plus, et je tient pas à m’en souvenir
Je vous laisse juste une partie d’elle qui me fait tant souffrir…
Parce que si sa vie n’est que ce doux poèmes aux phrases si jolies,
Personne ne me rendra le sourire si discret et timide de mon amie…

Je te souhaite bon voyage Oya qu’Aristote veille sur toi.

J’espère qu’un jour nous nous retrouverons.
J’avais fais un rêve ou nous finirions nos vieux jours en auvergne notre terre natale dans une taverne du royaume à discuter tous ensemble du vieux temps.
Nous le ferons la haut avec toi je te le promets.
Bon vent Oya soit prudente mon amie là haut, toutes et tout tes amis t’attendent , et à la revoyure……… ceci n’est que le commencement.

ADIEU


Silec essuya une larme, pourquoi la cacher, et vint se rassoir pres de jariane remettant son visage dans ses mains.
sunburn71 a écrit:
Ptit vint la rejoindre peu de temps après son arrivée .
Dans ses bras repose le fruit de leur amour , elle esquisse un sourire .
Il s'assied à ses côtés , silencieux .
Elle devine aisément les pensées qui doivent l'animer .
Se penchant , elle dépose un baiser sur le front d'Aeryn puis pose sa main sur celle de son époux .
Elle espère que ce petit geste le réconfortera un tant sois peu .
Ensuite viennent les témoignages émouvants d'Az et de Silec , elle sourit tristement en observant Arthur et Lady .
Douce Oya , puisses-tu être heureuse là ou tu es et veiller sur chacun de nous ... songe-t-elle .
jariane a écrit:
Jariane écouta religieusement les temoignages envers oya, se souvenant des années passées auprès de cette femme qui avait été une proche amie.
Celle qui avait su la guider dans les méandres de la politque, celle qui avait toujopurs été presente auprès d'eux.

Le témoignage de silec son époux laissa couler ses larmes revenu auprès d'elle, elle posa sa main sur son épaule respectant sa douleur.

Murmurant afin que personne ne l'entendent.


Adieu oya qu'aristote t'accueille en son sein.
Tixlu a écrit:
Dans l'ombre d'un pilier, à l'arrière de l'Eglise, un Terrible désarmé pour respecter la sainteté du lieu assistait à la cérémonie. Il était vêtu sans atours. Son front épousait la froideur des pierres, trait de glace pourfendant son esprit. Oya d'Azayes avait été et resterait l'une des personnes les plus importantes de sa vie. Il l'avait toujours connu depuis qu'il s'était exilé du Languedoc. Elle l'avait accueilli comme une amie des plus fidèle. Elle l'avait conseillé dans les arcanes du pouvoir, éminence grise, presque omnisciente, toujours judicieuse. Mais c'est son coeur qui saignait le plus. Celle dont il semblait qu'elle aurait toujours été là, indispensable, bienveillante, maternelle, volait vers d'autres cieux. Jamais il ne l'oublierait.

Dans le recueillement qui était le sien, le Duc de Lapalisse préférait rester en retrait. Sur la pierre du pilier, une goutte d'eau légèrement salée dévala, fruit de son sang, et vint se fondre dans l'eau du bénitier, telle l'âme d'Oya dans l'infini gloire de Dieu...
modsognir a écrit:
Modsognir quitta sa tente de son campement pour se rendre solennement à l'enterrement d'une grande dame et combien aimé Oya d'Azayes.

Il rejoigna l'église où une foule de personnes étaient deja présent pour son dernier chemin, sa dernière marche pour aller rejoindre le Très Haut. Il entra dans l'église restant au fond ne voulant nullement déranger les personnes qui l'apprécait tant. Il n'avait eu que trop peu l'occasion de discuter avec cette femme, cette combattante dont il entendait que du bien. Elle était toujours là pour aider, la vie de ses proches passant avant la sienne.

Il pria pour son bonheur là haut, plus que quiconque elle méritait cela.
Elagabal a écrit:
Elagabal en avait assez des enterrements.
Mais aujourd'hui, c'était encore plus difficile, si peu de temps après avoir été dans une autre église pour la même dame... mais pour son mariage.

Oya, même s'ils se connaissaient peu avaient eu une grande importance pour Ela. Elle était une des personnes qu'il respectait le plus dans le Royaume.
Dès qu'il avait appris sa chute au combat, il avait démissionné du tribunat de Montbrison et avait accouru à Fougères pour pouvoir crier son nom en combattant. Il avait eu la chance de pouvoir frapper l'ennemi en son honneur, sur les remparts de Fougères, et c'était pour lui l'hommage le plus important.

Il entra dans l'église, pris un petit cierge qu'il cacha entre ses mains, et s'installa aux cotés des autres 45.

Va en paix, grande dame. Tu manques déja.
morgane_pendragon a écrit:
Sur un chemin… non loin… recueillement… je sais qu’en ce moment mon cher frère vit un des moments les plus dur de sa vie… plus qu’une pensée qui s’envole vers l’église de Fougères… l’amour d’une sœur.
lady.blueeyes a écrit:
La petite église se remplissait peu à peu...le regard perdu dans le vague, fixant le cercueil...Une présence à ses côtés, des mots de réconfort chuchottés...une pression sur la main réconfortante de Silec en guise de remerciement.

Une main sur son épaule, regard levé, pâle sourire à Naud. Un léger mouvement de la tête...merci d'être là.

Le père Muad commença la cérémonie alors que les gens continuaient d'arriver...

Quelques personnes lui rendirent un hommâge, sa soeur était aimée, appréciée de tous. Lady ne se rappelait pas avoir un jour entendu une personne parler en mal d'elle.

Elle les regardait tour à tour défiler...se demandant si elle aurait la force de dire quelques mots. Les yeux rougis, elle prit la parole à son tour.


Je vous remercie tous d'être venus rendre un dernier hommage à cette grande dame. Oya la bonté même, une source de joie et une envie de vivre palpable aux yeux de tous. Toujours prête à aider que ce soit la famille, l'orphelin, ses amis, l'armée ou les membres des XLV. Elle était toujours là, dévouée, se donnant corps et âme à ce qu'elle faisait.

Animée d'une fougue immense...elle partait toujours vers l'aventure, difficile de la retenir à la maison qu'elle soit en santé, blessée ou portant enfant en son sein.

Aujourd'hui tous ici nous perdons, une femme, une soeur, une amie une connaissance mais avant tout nous perdons une femme remarquable qui aura su laisser sa trace partout où elle passa. Parfois en taverne je croisais des gens que je ne connaissais même pas...on se présentait et lorsque je disais que j'étais le docteur Lady d'Azayes, plusieurs de me répondre...parente avec Oya?

Ma belle...aujourd'hui je pleure ta mort, mort de ma soeur, de ma meilleure amie de ma confidente. Aujourd'hui tu retrouves ta fillou et je suis sûre que de là haut, vous êtes toutes deux assises sur un nuage à nous regarder ici en bas...

Garde-moi une place bien confortable sur ton nuage, un jour j'irais rejoindre ma complice de toujours et nous prendons alors à ce moment là notre petit cognac comme nous le faisions à la Douce au coin du feu.


Elle avait essayé de refouler ses larmes...à quoi bon. Elle les avait laisser couler...s'arrêtant quelques fois pour se contenir et continuer à parler...

Je ne peux te dire adieu...ce n'est qu'un aurevoir. Paix à ton âme ma belle...je t'aime.

Avant de retourner s'asseoir, Lady posa un ultime baiser sur le front de sa soeur et replaca une mèche rebelle...rebelle jusqu'à la fin...

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MessageSujet: Re: Oya - Fougères - Héritage   Dim 10 Aoû 2008 - 10:25

Roland.fr a écrit:
Le seigneur de Saint-Rémy avait du quitter pricipitament la fête organisée par sa belle soeur ayant apris la nouvelle de la mort d'Oya et de son enterrement. Roland était en colère, pourquoi ne l'avait on prévenu que ces derniers jours ! Pourquoi la mort de sa chère cousine ne lui avait été annoncée qu'en début de semaine. Il n'en revenait pas.
Roland avait envie d'aller parler au prêtre qui organisait la messe mais se retint, ce n'etait pas le moment se disait il.Pour Oya et pour faire ses adieux Roland se calma et se prépara à rentrer dans l'eglise.

Comme convenu celui-ci entra dans l'eglise, il reconnut plein de tête mais l'heure n'etait pas aux retrouvailles. Il s'avanca assez pres du cercueuil dans les bancs reservés à la famille et se mit à prier en compagnie des gens présent. C'est à se moment là que Roland ressentit une grande douleur l'envahir, cette femme qui fût pendant longtemps une de ses amies venait de mourir... Il n'avait même pas eut le temps de lui parler une derniere fois... La tête basse des larmes se mirent à couler sur ses joues... Roland essayait de se retenir mais n'y arrivait pas, la perte de son amie et cousine l'atristait plus que tout au monde en ce moment présent.

Roland repensa aux moments vécut avec sa cousine... Le chien qu'elle lui avait offert, les ballades aux différents chateaux, celui des Azayes, à Chateau-Gontier, à la Tour d'Auvergne... Ses souvenirs s'accumulaient aux bons moments passés avec elle à rire nottament lors d'une joutes de coincés, quand elle lui avait offert un chien ou encore lors de ses deux mariages... Roland avait connut et suivit Oya tout au long de sa vie et inverssement, elle représentait beaucoup pour lui surement plus que ce qu'elle ne pouvait imaginer...
Puis il se mit à penser aux derniers moments de la vie d'Oya narrés par de nombreuses personnes. Oya morte au combat en Bretagne... Fougère... Une profonde haine envahit son coeur non par pour les Bretons assassins de sa cousine mais pour les chefs de guerres Bretons et Royalistes. Comment ses gens pouvaient ils aller faire tuer leurs hommes ainsi sur les champs de batailles. Avaient ils conscience du mal qu'ils pouvaient commettre ?
Roland regarda sa cousine dans le cerceuil, toujours aussi belle et rayonnante mais blanche...trop blanche... Il rebaissa sa tête et laissa une nouvelle fois couler quelques larmes.

Apres quelques instants le seigneur de Saint-Rémy se calma, il sécha ses larmes pris un cierge s'agenouilla et le déposa à côté des nombreux autres.


- Adieux mon amie, ma cousine. Une grande dame quitte ce monde et celui-ci s'assombrit. Va en paix Oya !

Roland se releva la tête haute le regard froid, son coeur meurtrie il sortit de l'eglise...
titan34 a écrit:
ayant déposé les armes, titan et son épouse entrérent discrétement dans l'église, pour rendre un dernier hommage à leur suzeraine, à la plus grande dame du B-A qu'ils avaient pu servir.
et c'est pour elle et son lègitime heritier, qu'aujourd'hui et demain ils porteraient les armes pour defendre les couleurs de pierrefort.
Oya, plus que notre suzeraine, tu fut notre amie, notre conseillère, il regarda son épouse qui ne pouvait secher ses larmes, tu fut, tu est et tu resteras toujours la marraine de mon èpouse.
ton souvenir est à jamais gravé dans nos coeur et c'est cette image que nous garderons pour toujours, car pour nous tu est toujours là.
les larmes avaient envahi ses yeux et titan se cala dans un coin sombre du lieu saint, prés de sa tendre epouse, donnant libre court à son chagrin.
Elinor a écrit:
Elle attendait, adossée à un des piliers de l’église …

La mine sombre, elle observait les quelques 45 qui déjà s’amassaient dans la petite église de Fougères, n’écoutant que d’une oreille distraite les paroles du prêtre. Elle avait l’intime conviction qu’avec le départ d’Oya, c’était une page qui se tournait, une époque de sa vie, sans doute celle dont elle était le moins fière d’ailleurs … enfin jusqu’à ces derniers mois, mois où elle avait peu à peu appris à la connaître … si mal malheureusement, si superficiellement.
Elle regrettait aujourd’hui ce temps perdu en vaines rancœurs … tout ceci lui paraissait si ridicule alors qu’elle regardait Arthur perdre sa voix, brisé par la douleur.

Elle avait obtenu sans peine la permission de quitter le couvent pour rendre un dernier hommage à la grande Dame qu’avait été Oya.
La veille au soir, elle avait retrouvé certains compagnons en taverne et avait compris les dégâts que son départ avait déjà causés au sein de leur groupe, furtif coup de vent ou tempête dévastatrice ? Elle se sentait tellement loin de tout ceci aujourd’hui …

Pas de larmes pour cette sœur, pas de peine … elle rejoignait aujourd’hui sa fille tant aimée, ses amis perdus, tous ceux qui reposaient auprès de la grande mère bercés par son immense amour, libres enfin …

Elle les regarda s’avancer tour à tour devant le cercueil … ce n’était pas là qu’elle souhaitait lui rendre un dernier hommage, pas à ce corps froid et sans essence qui ne représentait plus rien. Plus tard viendrait le temps des derniers adieux …
eclipse72 a écrit:
C'est dans une église glacée qu'elle entre. Un frisson lui parcourt le dos. Quelle qu'en soit la cérémonie, elle a toujours la chair de poule quand elle pénètre en ces lieux.

Ses yeux font rapidement le tour de l'assemblée, elle reconnaît plein de 45 et autres BAtiens venus rendre un dernier hommage à cette grande dame que fut Oya.
Pas un sourire, pas un clin d'oeil, personne n'en a la force, mais des regards humides qui s'échangent, dans la tristesse du moment.

Aujourd'hui, elle regrette de n'avoir pas pris de temps de la mieux connaître.
Oya qui savait si bien glisser un mot gentil à chacun, qui savait être toujours positive, toujours chaleureuse !
Avec son départ vers d'autres cieux, c'est une aventure qui se termine, une page de l'histoire qui se tourne.
wonderanny a écrit:
[Sous les remparts d’Orléans – Infirmerie – les jours précédents]

Ignoble surprise. Abominable crime. Forces obscures. Le piège s’est refermé, engloutissant leurs vaillants compagnons. La surprise chasse l’impuissance qui fait place à l’indignation.
L’appui disparait. Les membres se relâchent. Palpitations. Rose des joues plus soutenu. Le lit semble s’enfuir sous la pression de ses mains. Lutte pour revenir, pour tenir tête. Sourcils qui se froncent délicatement. Inquiétude. Panique et cette horrible douleur qui s’immisce. Désespoir d’apprendre, là bas, loin, à Orléans que sa sœur n’est plus. Pourquoi elle ? Pourquoi !!! Tétanisée. Silence pesant. Cœur palpitant. Incapable de bouger. Les sourcils se froncent, le poing se serre, le visage se glace. Déchainements de rage en un cœur déjà bien trop meurtri. Le jeune Nolhan est confié aux Dames présentes. Une nouvelle vie face à cette mort subite. Une envie de hurler, l’incapacité de retenir ses larmes elle sort de l’infirmerie. Fuir ! Ne pas faillir devant les soldats. Partir seule sur les bords de la Loire, laissez parler son âme, laissez son cœur meurtri s’exprimer. Hurler toute sa douleur, laisser couler ses larmes durant de longues heures à l’abri des regards indiscrets, encore et encore.

Sortir de cette torpeur. Tant pis ! Dans quelques jours elle partira, coute que coute. Les ordres sont transmis discrètement, évitant de prévenir les médicastres qui veulent la clouer encore au lit pour quelques jours. Tant pis ! Fis de cela ! C’est de sa sœur qu’il s’agit. Rien ne l’empêchera. Rien ! Pour Oya, pour Lady, pour Ali, pour Pierre, pour Arthur, pour pour pour… sa famille, ses amis, elle se doit d’y être.


[Vers un dernier adieu]
Prévenue de la date de la funeste cérémonie par sa sœur Lady, c’est par une nuit sombre, accompagnée de quelques soldats que la Dame prit la route déjouant la vigilance des médicastres et des bretons. Lueurs déclinantes d’un astre qui se cherche. Moment du départ. Excitation mêlée d’une certaine angoisse. Elle avait confié son fils Nolhan à Monicaa, l’enfant étant encore trop jeune pour tant de route, et dans les bras de l’aumônière de la Coba elle le savait en sécurité. Un baisé sur le front du petit, quelques dernières recommandations, la route en silence avait été prise. Frisson du danger, douleur d’une séparation. Un adieu elle avait à donner et rien de pourrait l’en empêcher.

Arc saisit. Larmes qui roulent sous le regard impuissant de la lune. Le petit groupe avait fait sceller les chevaux, empaqueté de quoi se présenter à la cérémonie. Vent léger. Calme. La brume recouvre légèrement la lente avancée de la troupe. La Lune s'est enfin dévoilée, majestueuse. Etincelles dans une nuit sans étoile. Une auberge par-ci, un relais par là, une ferme accueillante, des nuits à délire. A nouveau ce cauchemar, ces souvenirs qui apparaissent, le visage de ses sœurs. Oya ! Douleur enivrante. Douleur incessante. Encore et encore. Larmes qui percent sous les paupières. Tellement mal. Esprit embrumé. Envie de la revoir. Envie de comprendre. A nouveau la douceur de la nuit l’envahie. Elle sombre dans la torpeur. Une larme de douleur roule sur sa joue.

Mon cœur s'essouffle si loin de toi de ne plus sentir l'aura qui est en toi !

Incessant mouvement. Nouvelle journée de trajet. Route… Défaite… Poussières. Larmes. Fatigue. Les rejoindre. Une idée en tête, rien que pour elle. Flots des yeux. Tant d’horreurs. Dernier galop avant de rejoindre famille et amis. Souvenirs. Souffle les naseaux, écume d’un Fouc le Camp. Épuisements. Soupirs et des paroles qui accompagnent inlassablement les pensées de la Dame.

Nous sommes nés de l'eau,
de l'eau purifiante, puissante,
Nous sommes nés de l'eau,
de l'eau douce, puissante,
l'eau qui guérit, l'eau qui change,
nous sommes l'eau.

Avec peine elle relève la tête, au loin elle aperçoit les fortifications. Instinctivement elle passe ses doigts sur l’arc puis flatte sa monture dont l'encolure frissonne nerveusement au contact de sa main gantée. Doucement, les soldats font avancer les destriers dans la cité. Courte halte dans une auberge, chevaux sont confiés aux bons soins des palefreniers tandis que la petite troupe se lave des poussières du chemin, revêtir pour certains l’uniforme aux couleurs du Bourbonnais Auvergnat et prendre la direction de la petite église. Les yeux rougis, la taille serrée dans une robe aux couleurs du deuil, ses longs cheveux bruns tressés et entrelacés de rubans noirs la Dame en franchit les portes. Une larme coula sur sa joue quand elle pénétra dans l’église, discrètement effacée d’un furtif geste de la main. En retard… La cérémonie a déjà débuté. Odeur d’encens, lumière douces des bougies, recueillement. Mélange étrange que celui de la tristesse, du respect et de l’incompréhension. Certains s’expriment, dans les voix, les regards, l’émotion est palpable. Tant de drames ces derniers temps, tant d’incertitude et d’espoir qui chaque jour s’amenuise, s’effiloche au fils des jours passant. Tant de souvenirs l’envahissent en apercevant les visages découverts. Signe de la tête en guise de salut, silence dans la douleur, dans le respect. Elle se signe, baisse la tête un instant tentant de reprendre quelques bribes de courage puis s’avance dans les rangs. Lady est au premier rang, ou sont Pierre et Arthur ? Dans la brume de larmes qui couvrent ses yeux, elle ne les distingue pas. Elle ne voit qu’elle. Oya allongée. Sa sœur si courageuse, si douce, si investie, si juste… et cette envie de hurler ! Incompréhension persistante ! Pourquoi ? Rien plus rien n’existe, le silence l’envahie, elle avance. A quelques pas devant le cercueil, elle s’arrête pour se recueillir un moment, yeux fermés, poings crispés. Douleur qui vous envahie vous tétanise. Douce caresse au visage de marbre, dernier délicat baisé déposé sur le front, dernier regard vers sa sœur adorée.

Les mots ne sont point de mise tant la douleur est grande. Silencieuse elle rejoint Lady, elle entoure sa sœur de ses bras, fortement. Un long moment, elle restera ainsi repensant aux moments partagés avec celle qui est partie, avec ses sœurs. Un baisé sur la joue de Lady puis elle serre la main de celle-ci avant de se tourner vers l’autel. Un ange s'est envolé...
Caporalescu Tepes a écrit:
[Dans le groupe de soldat accompagnant Wonderanny]
Capo avait été profondément peiné, par la nouvelle qui avait annoncé le décès de Oya. Ses pensées s'envolaient vers son mari, il se rappelait à quel point ils étaient heureux le jour de la mariage. Toute la route avait été faite dans le silence le plus profond, les visages des soldats qui l'entourait été fermés, la disparition d'Oya avait ému toute la COBA présente à Orléans, car tout le monde l'avait rencontré en Champagne. C'est le cœur noué que Capo aperçu les fortifications de fougère. Une vive émotion parcourue son corps, et ses yeux, fatigués commencèrent à laisser couler des larmes. Après s'être dépoussiéré, à fin d'être présentable pour la cérémonie, il suivit sa marraine Wonderanny à l'intérieur de l'église, prenant place à ses côtés il lui attrapa la main pour la soutenir dans ce moment difficile.

Il regarda l'autel en silence...
Lion_vert a écrit:
Lion était entrée en silence, quelques sobre saluts de ci de la à ses amis et compagnons présent.

S'installant aurpès de son fils, il entreprit de se receuillir à la mémoire d'Oya.

Il avait marché en son nom, combattus et prié...

un regard emu à son fils...


hum, elle nous à vraiment laissé la...
Alayn a écrit:
Assis sur un banc, j'assistais à la cérémonie. Une pensée pour cette grande femme qui a fait le Bourbonnais-Auvergne, qui a donné corps et âme pour ce duché, mais aussi pour ses proches, et qui aujourd'hui n'est plus là. Elle laissait derrière elle un vide, beaucoup comme moi étaient affectés par sa disparition.

Je me recueillai en silence, un dernier adieu, une pensée pour elle et pour Arthur...
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
S'étant retiré dans un angle sombre de l'église, Arthur regardait le cercle d'amis, de relations, qui peu à peu s'agrandissait.

Il avait lu les courriers de Pierre et de Bruce, enfouis désormais dans sa poche.

Il observait chacun à tour de rôle, saluant parfois d'un regard plus appuyé une amie, un proche, ceux dont l'amitié envers Oya ne souffrait doute.

Sans qu'il s'en aperçoive, sa main droite s'ouvrait et se fermait parfois en un poing vainement crispé contre cet ennemi invisible qui l'avait arraché de cette terre.
kalopsite a écrit:
Longue route pour arriver à la cérémonie d’adieu prévue pour ma marraine, je me suis retrouvée devant l’église sans que je ne m’en rende compte, accompagnée de mon époux j’ai gravi les marches et dans le lieu saint nous prime place.

Voyant ma suzeraine allongée je ne pu retenir mes larmes, les laissant coulées doucement, pleurant ses bons moments que nous avions passer ensemble. Puis me revient cette sensation que j’avais ressenti quand j’étais allée déposer cette fleur à Pierrefort il y a quelques jours, se souffle qui m’avait caresser, se murmure qu’il me semblait avoir entendu, cette force que j’en avait retirer.

En regardant ma marraine allongée je lui souris, je sais qu’elle me voit et qu’elle sera là à m’attendre quand mon tour viendra d’aller rejoindre nos amis disparu.


Marraine mon chemin tu as guidé, s’est à toi que je veux ressembler et dans mon cœur tu resteras

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MessageSujet: Re: Oya - Fougères - Héritage   Dim 10 Aoû 2008 - 10:26

jazon a écrit:
Un pigeon épuisé arriva du BA porteur d'un message.
Citation :
Messire Arthur,

Mes déplacements dans le BA à traquer du brigand ne m'ont pas encore permis de vous présenter mes condoléances et de vous exprimer la peine que j'ai que de perdre une aussi grande dame.
Je l'ai connu alors qu'elle accouchait de mon suzerain Pierre de Roanne et j'ai tout de suite mis mon bras et mon épée à son service lui assurant repos et protection ainsi qu'à son fils nouveau-né.

A l'occasion de cette cérémonie, je me joins à vous tous présents dans la prière et vous apporte tout mon soutien.

Je pense à vous tous dans ces moments si difficile que vous traversez depuis plusieurs semaines.

Que le Très Haut accueille dame Oya auprès de lui et vous ais tous en sa sainte garde !

Mes pensées vont vers vous,

Jazon Duchesne de Marigny

Alivianne a écrit:
quelques parts sur la route vers la bretagne

Alivianne avait reçu tardivement un courrier qui avait sûrement trainé en chemin. On l’avait prévenu qu'une cérémonie mortuaire allait être organisée à Fougère. Lorsqu'elle lu, la cérémonie avait déjà commencé.

Elle maudit d'être encore trop loin de Fougère!

Oya sa soeur...

Les souvenirs encore fraies dans sa mémoire, à Montpensier quand les 4 soeurs d'Azayes prennaient une xieme bière à la santé du 3 iemme pommiers qui longeait l'église...

leur fous rires...

leur coups de gueules...

leur loyauté...

Oya sa grande soeur, qu'elle aimait de tout son coeur était partie, morte...

Sachant que ces derniers temps, elles étaient en froid. Alivianne regrettait tellement qu'elle n'ait pas pu faire la paix avec elle.

Alivianne aurait tellement espéré que les liens du sang aurait été plus important que d'autres liens...

Depuis si longtemps qu'elles avaient vécu ensemble, la vie avait fait qu'elles avaient pris un carrefour différent et cela avait pris trop de place entre-elle...

Une avait perdu confiance en l'autre.... leur relation entres sœurs n'avait plus d'importance...

Alivianne le coeur gros alla dans une petite chapelle. Elle prit un lampion et l'alluma en mémoire d'une grande dame, de sa soeur qu'elle aimait toujours.

Le BA perdait encore une grande dame, Oya allait rejoindre jojolasage, Zeroukai.

Elle resta devant le lampion et dit tout haut


Adieu ma belle, va retrouver ceux qui sont déjà partie. Dis leur que je les aime autant que je t'aime...

une larme passa sur sa joue.

Alivianne l'écrasa de sa main droite. Elle tourna les talons et s'en retourna vers les chemins.
lady.blueeyes a écrit:
Une atmosphère lourde de tristesse flottait au-dessus des bancs qui chevauchaient les dalles de l'église. Plusieurs autres personnes avaient fait leur entrée pour venir rendre un dernier hommage à cette grande dame.

La porte s'ouvrit à nouveau...une jeune femme s'avança vers le cercueuil...baiser déposer sur le front...ultime aurevoir...

Lady n'eut aucun mal à reconnaître la silhouette de sa jeune soeur Nanny. Elle vint la rejoindre, les deux soeurs s'étreingnirent un long moment laissant les larmes baigner leurs joues librement...aucuns mots n'avaient besoin d'être échangés entre elle...les deux soeurs côtes à côtes unirent leurs mains pour se réconforter mutuellement.

Nanny là...elle ne serait pas seule...elle savait Ali sur les routes, elle espérait que tout se passait bien pour elle. Vivre le deuil loin de sa famille, elle aurait dû se trouver là avec elles...ces pensées étaient sûrement autour...

Pâle sourire à Nanny...son regard se tourna à nouveau vers le prêtre...
paillard1 a écrit:
Silencieux, il restait adossé à un pilier, debout, bras croisés.

Dans le silence glacé de la voûte de pierre, chacun, à sa manière, était venu rendre hommage au corps inerte qui fut Oya. Parfois se dessinait un léger sourire, lorsqu’il songeait à la légèreté de leurs vies de combattants. De l’épée à la crypte il n’y a souvent qu’un pas.
Ils le savaient tous, ils l’acceptaient pour eux, mais lorsque tombaient les amis, il en allait tout autrement.

Il la connaissait peu, à bien y regarder. Quelques batailles, quelques beuveries côte à côte, de longues lieues parcourues ensemble, pour atterrir si loin de l’Auvergne natale, si loin de ce qui fut leur ville. Mais comme tous il savait son importance, son énorme travail dans l’ombre, pour un peu de lumière parfois.

Pensif, il regardait autour de lui, observant plus particulièrement les 45. Belle troupe, un peu folle et râleuse, mosaïque de têtes dures de tous horizons. Ils avaient perdu un bout d’âme en perdant Oya, ça ne faisait aucun doute. Restait à voir comment ils allaient s’en relever…

D’autres qu’elle avaient disparus, certains, blessés gravement, ne pouvaient être présents. Il eut une pensée pour tous ceux là, et pour d’autres morts, ailleurs.

Il se replongea dans ses rêveries, tandis que se poursuivait la cérémonie qu’il ne suivait qu’à moitié.
naluria a écrit:
Auvergne avait vu se lever Silec qui partait pour faire une oraison à Oya. Se fut le tour de Sylvestre, et des membres de la famille.

Auvergne ressentait toute l'émotion qu'il y avait dans l'édifice religieux...

Nuls ne pouvait estre point atteint par cette cérémonie. Auvergne baissa les yeux en souvenir des bons moment passé avec la défunte, cette grande Oya, celle apprécié de tous, modèle dans tout le BA. C'était de loin une grande perte...
jariane a écrit:
Jariane, une pression sur l'épaule de son époux, se leva.

Devant le cercueil elle posa un dernier baiser sur le front froid d'oya, tant de souvenirs refaisaient surface à l'instant, Oya riant heureuse dans les jardins, oya, zerou, thib même ahauber lui revint à l'esprit.

Elle posa une rose entre les mains de la défunte.


Adieu mon amie.

Laissant place aux autres personnes désirant lui rendre un dernier hommage, elle resta silencieuse auprès de silec maudissant cette guerre encore une fois.
Val1 a écrit:
Val1 arriva depuis Paris. Les devoirs administratifs l'avaient tenus loin de tout, donc le retard se faisait sentir.

Il arriva donc après avoir rapidement laissé son chaeval sur le parvis de l'église. Il pénétra rapidement, il reconnut du monde et évidemment les amis proches aussi.

Il s'installa discrétement malgré sa cape bleue quei couvrait une partie de son corps.
eullallie a écrit:
un pigeon en provenance du BA

Lalie avait enfin un peu de temps pour rendre hommage à la dame qui avait donné naissance à son fils, Pierre, à Murat, alors qu'elle venait juste de s'y installer.
Depuis, elle avait vu tout ce que cette Grande Dame avait accompli...
Respects!


Citation :
Messire,
Je voulais témoigner de toute ma sympathie, en ce moment douloureux pour toute sa famille, sachez que mes prières vont vers elle.
Prenez soin du petit Pierre.
Que le Très Haut guide vos pas vers le pardon envers ceux qui ont fait cela.
Gardez la foi, et que celle-ci dirige votre épée vers les félons que Dame Oya voulait voir hors de France.
Soyez fort!
Respectueusement, Eullallie.
Ozanne a écrit:
Une femme, portant une cape noire qui lui cachait la moitié du visage mais qui laissait entrevoir les larmes, entra dans l'église et se dirigea vers le cercueil...

Elle s'arreta devant celui-ci et s'agenouilla pour déposer un immense bouquet de fleurs blanches.



Sur lequel il y avait une petite carte:

Citation :
A une femme d'exception,
Une grande Dame,
Une Amie.

Tu seras à jamais dans mon coeur.

Je ne t'oublierais jamais,
Tu m'as appris beaucoup de choses,
Je te dois beaucoup.

A toi.
Méli.

Elle se releva et marqua une pause devant le cercueil... Ses larmes ne pouvaient s'empêcher de glisser sur ses joues.

Oya...
Je n'oublierais jamais une amie comme toi...
Merci encore...
Tu me manques...


Elle posa un baiser mouillé de larmes sur la paume de sa main, qu'elle déposa sur le cercueil...

Puis, elle se retourna en murmurant un Repose en Paix mon Amie... Nous ne t'oublierons jamais... Nous t'aimons..., se dirigea vers la porte en cachant ses larmes sous sa cape et disparue...
feeleone a écrit:
Fée entra discrètement dans l'église .Elle resta au fond ,debout pendant la cérémonie pour son amie Oya .
Elle avait hésité un long moment à venir ,elle détestait les églises surtout quand il s'agissait d'un enterrement .
Et celui ci l'affectait au plus au point .
Son amie rencontrée bien des années auparavant par hasard à Murat .Une nuit magnifique .La venue au monde de Pierre son fils .
Elle l'avait accouché ,Oya était duchesse du duché à l'époque .
Que de souvenir joyeux et heureux de cette nuit là .

Les larmes silencieuses coulaient sur ses joues ,elle ne les cacha pas .
Fée pleurait cette grande amie qu'elle avait perdu lors d'un combat .Elle lui avait promit de la protéger ,elle avait faillit .Elle n'avait pas réussit à la sauver cette nuit là .Elle l'avait vue tomber et au moment de s'elancer vers elle ,Fée était tombé a son tour sous les coups traitre des chapeaux rond .
Elle eu une pensée pour cette grande femmes .

"Mon amie que ton âme repose en paix auprès des tiens que tu as retrouvé la haut ,tu seras à jamais à mes cotés "

Fée se mura dans le silence et attendit la suite de la cérémonie .
Gav1 a écrit:
Engoncée dans sa douleur, Gav suit la cérémonie, yeux rougis, gorge nouée. Les cernes bistres maquillent ses yeux de pluie, accentuant leur opalescence. Visage fermé, tripes en capilotade, elle écoute la souffrance s'érailler dans les voix. Réceptacle malgré elle, l'affliction de l'assistance s'insinue insidieusement, fouaillant, perfide épée, un peu plus son ventre. Formidable éponge à émotions, elle souffre, ses mains se crispent sporadiquement sur un petit objet brillant. Les visages qu'elle connaissait rieurs sont tendus, pâles pour la plupart. La détresse s'y lit plus sûrement que dans un livre.

Elle aimerait se lever, crier que c'est injuste, hurler sa colère. Oya... pourquoi elle ? Bonté, gentillesse, indulgence, générosité, patience entre autres qualités... Les adjectifs les plus flatteurs pouvaient être attribués à cette femme d'exception qui n'y prêtait guère attention. Sa modestie était également proverbiale. Regard vers Arthur. Grimace. Seul le temps panserait cette plaie béante. Le courage ne lui manque pas, et une foule d'amis sincères est là, présente. Il sait, espère-t-elle, qu'il peut compter sur eux. Fidèles entre les fidèles.

Mâchoires serrées Gav se lève, s'avance vers le cercueil. Les pensées se bousculent, qu'elle désire ardemment voir s'élever jusqu'à Oy. Où qu'elle soit. Haut-le-corps devant la gisante. Se reprend. Un peu. Incapable de partager sa peine. Geste lent et dérisoire, elle dépose un médaillon à l'effigie angélique, reflet de sa perception d'Oya. Avant. Après. Cadeau futile, tout aussi inutile que ce décès.

Cette vacuité de sens la ramène à une autre mort, rivalisant d'iniquité avec celle-ci. Bebone, à l'enterrement duquel elle n'a pu assister. Nouveau tressaillement. Pleine de rage, faisant fi des coutumes, usages et autres conventions, elle sort à grands pas, poings crispés sur son impuissance...
kory a écrit:
Elle avait suivi la cérémonie dans le plus grand silence, elle avait écouté les différents témoignages, d'amour et d'amitié. Voyant plusieurs personnes se lever pour lui rendre un dernier hommage.

Elle se leva dans le plus grand silence, avança doucement dans la longue allée entre les sièges, une immortelle à la main. Elle avait fait une promesse, elle comptait bien l'honorer.

Elle s'approcha du cercueil, laissant ses larmes continuer leurs chemins le long de ses joues. Elle regarda Oya un long moment avant de poser l'immortelle à côté de la rose.




Puis tout bas en regardant Oya, elle savait que de là-haut, elle l'entendrait.

De la part d'Aiguemarine et Nictail, ils auraient souhaité être là pour te rendre un dernier hommage, mais les évènements de Guyenne, les ont retenu là-bas. Nictail voyait en toi une grande amie, très grande amie... Aigue et Nic voyaient en toi une marraine pour leur fille Athalia. Oya repose en paix là-haut. Garde nous un peu de place sur ton nuage. Nous t'aimions énormément... Tous...

Elle se recula doucement, regardant le cercueil, se retournant quelques pas plus loin et retournant s'asseoir aux côtés de son époux.
Adele a écrit:
SIlençieusement, Adele entra dans l'église, prit un siège allumé et se rendit sur le toit. Là, tout au long de la nuit elle pria pour ses amis et sa soeur.
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Arthur se détacha du mur contre lequel il était adossé jusqu'à présent.
Dans sa poche, différents courriers auquels il allait répondre.
Celui de Jazon, toujours élégant et posé.


Il s'approcha de l'homme d'église qui officiait.

"Mon père, je pense que tous les amis qui pouvaient se libérer pour cette funeste cérémonie sont ici désormais.
Je crois qu'il est possible de passer à l'étape suivante, ce me semble."


Il attendit la réaction de son interlocuteur.
naluria a écrit:
Bien avant...

L'enterrement d'Oya touchait à sa fin et Auvergne vit le prêtre Muad Dib clore la cérémonie par une ultime prière, la signature de l'acte de décès qu'il lui remit.


muad_dib a écrit:
Nous, Monseigneur Marc Ulrich Adrien de Latseyrie, dict Muad_dib

Attestons que la Baronne Oya d'Azayes baronne de pierrefort et dame de Moutade est decedée et que la ceremonie de funeraillea fut realisée dans le respect des rites aristotéliciens en l' Eglise Saint Sulpice de Fougères.


Puisse le Seigneur prendre soin de son ame.


Monseigneur Muad_dib, archeveque de Rouen et aumonier de l'ost royal et de l'ordre royal du saint esprit,
Secretaire apostolique de France,
Chancelier de l'ordre Thomiste,
Recipiendaire de l'etoile d'argent de l'ordre d'Aristote.



Avergne remarqua qu'il avait signifié que la cérémonie se déroulait selon les rites aristotéliciens... Oya devait donc estre enterrée. Le prêtre ayant vu son interrogation sur son visage, inclina légèrement la tête en fermant les yeux comme si une dérogation avait été permise pour faire mourir la défunte dans les eaux.

Auvergne regarda le cercueil, les yeux luisants...


Adieu Oya...

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MessageSujet: Re: Oya - Fougères - Héritage   Dim 10 Aoû 2008 - 10:29

lady.blueeyes a écrit:
Beaucoup d'émotions dans cette petite église...la cérémonie était maintenant terminée...cette cérémonie. Un autre rite devait avoir lieu...leur rituel de famille qui consiste à brûler le défunt sur les eaux...

Tenant toujours la main de sa soeur, Lady regarda celle-ci...aucunes paroles échangées...pas besoin, elles se comprenaient...

Elle laissa sa main et se leva...une main sur l'épaule d'Arthur, une bise sur sa joue...lui aussi comprenait où elle allait et pourquoi Nanny la suivrait aussi. Le radeau était près de la rive...elle se devait de le mettre à l'eau pour la fin de leur cérémonie familiale.

Elle marcha le long de la grande allée les yeux rougis...bientôt le cortège suivrait, des amis porterait Oya vers son dernier lieu de repos, le lac de Fougères...

Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Arthur remercia Lady d'un triste sourire, puis se tourna vers l'assemblée.

"Amis, suivons Lady et Nanny, afin d'accompagner une dernière fois Oya, je vous prie."

Il remarqua de nombreux visages étrangers à la cérémonie, ds habitants de Fougères probablement, ainsi qu'Armoria en train de prier dans l'église,sans nul doute en mémoire d'Oya, qui avait sacrifié sa vie pour servir et protéger.
wonderanny a écrit:
Cérémonie terminée, visage fermé, à son tour elle se leva, la tête lui tournait tant l'émotion était pesante en cette petite église. Regard triste mais entendu entre les deux sœurs, il restait une chose à faire qu'Oya souhaitait comme le voulait la coutume. Elle ferma les yeux le temps d'une ultime prière silencieuse.

Suivant Lady, elle s'approcha à son tour d'Arthur sera ses mains dans les siennes avant de l'embrasser. Tristesse immense que celle que l'on pouvait lire dans ses yeux, elle lui sourit faiblement avant de se diriger vers la sortie d'un pas peu assuré.
silec a écrit:
La céremonie etait finie, heureusement qu'elle c'etait déroulée pour une grande partie assise, car Silec n'aurait pas suporté la station debout si longtemps.
Ils suivirent donc les amis et proches vers la sortie.
Amarilys1 a écrit:
La cérémonie était terminée...
Dans son recueillement Ama n'avait pas remarqué l'arrivée d'autres personnes aussi fut-elle surprise de voir des fougerais à l'église.
Ama suivit le cortège, allant elle aussi dire un dernier adieu à une grande dame.
sunburn71 a écrit:
Sun et Ptit se levèrent à leur tour .
Ils savaient tous deux ou se déroulerait la suite de la cérémonie , Lady leur avait dit bien avant le début de celle de l'église .
Glissa son bras sous celui de Ptit puis ils quittèrent les lieux , Aeryn sommeillant dans les bras de son père .

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MessageSujet: Lac de Fougères   Dim 10 Aoû 2008 - 10:30

lady.blueeyes a écrit:
La cérémonie était terminée, Lady était sortie accompagnée de sa soeur et s'étaient rendues près du lac de Fougères. Elles avaient poussé le radeau pour que celui-ci touche maintenant l'eau.



Elle laissa Nanny quelques minutes seule et se dirigea vers sa tente sur le campement non loin de là. Leva le pan qui fermait celle-ci et prit son arc qui était soigneusement rangée dans un coin, saisie son carquois qu'elle mit sur son dos. Elle caressa la courbe de l'arc et passa ses doigts sur les crins...un frisson la traversa...la dernière fois, c'était pour Barbu. Elle s'assura qu'elle avait bien son gant. Les yeux toujours un peu rougis, rejoignit sa soeur sur la rive.
wonderanny a écrit:
Cérémonie terminée, cortège qui lentement s'approche des eaux calmes du lac. Doucement le corps de leur sœur est étendu, dernier baiser, derniers mots tendres soufflés contre son visage paisible, dernière caresse aux soyeuses boucles brunes. Un pas en arrière à présent pour laisser chacun déposer branchages et feuillages divers qui recouvrent le corps de la disparue.

Bruissement des roseaux, souffle faible du vent qui joue avec les boucles des deux sœurs qui, silencieuses, attendent côte à côte que les amis se massent sur le bord du lac pour lui rendre l'ultime hommage. A nouveau les paroles jadis entendues résonnent dans ses tempes.

Nous sommes nés de l'eau,
de l'eau purifiante, puissante,
Nous sommes nés de l'eau,
de l'eau douce, puissante,
l'eau qui guérit, l'eau qui change,
nous sommes l'eau.

Chacune à son arc, la torche vibre dans les reflets de l'eau, enivrante de ses larmes flamboyantes. Les souvenirs se mêlent, déroulement d'une vie au service des autres, avec l'humilité, l'humour et la douceur qui la caractérisent. Une vie trop tôt arrachée à cette terre. Pourquoi ? Vague de rage et d'impuissance qui a nouveau la submerge tandis qu'elle serre la main de sa sœur fixant le radeau.

Il est temps. A présent, tout est prêt, la douce Oya allongée pour son dernier voyage est à présent invisible aux yeux de ceux qui attroupés attendent. Soupirs. Dernier regard cherchant Arthur.

Il est temps. Ne pas lâcher, pas maintenant, serrer les dents, ne pas laisser sa vision se troubler à nouveau. Sure que de là où elle est, elle veille, comme toujours, sur ses sœurs.
Guide nos bras Oya. Donne nous cette force qui est la tienne, juste un instant.

Ultime prière, dernier regard impuissant vers les cieux. La première flèche est saisie...
silec a écrit:
Voila la cérémonie d'église etait finie, celle tant attendue venait. le temps du recueillement etait plus que jamais venu.

Jariane avait deposée Un rameau d'olivier sur le radeau, ou l'avait elle trouvé, je ne savais.
J'avais moi, une petite branche de chêne avec une branche de gui, que je posa sur le radeau à mon tour.

Nous regardons jariane et moi le radeau s'éloigner. Deja les archers ont en mains les fleches de feu.
Je ne pû m'empecher de murmurer


Personne ne te remplacera Oya
Dans notre coeur toujours tu seras amie…
Personne ne pourra nous apporter
Ce que tu as su nous donner…
Plus que tu ne crois,
Notre amour sera toujours près de toi.


Les larmes etaient là, elles ne s'en iraient que bien plus tard, le moment n'etait pas venu.
lady.blueeyes a écrit:
Le corps d'Oya avait été délicatement posé sur le radeau. Ses cheveux épars autour de son jolie visage...l'impression qu'elle était toujours en vie et qu'elle allait se réveiller d'une minute à l'autre après une sieste bien méritée.

Lady déposa près d'elle une fleur magnifique appelée fleur du paradis. Fleur qui la caractérisait à tout point de vue, d'une beauté remarquable aux couleurs si vivantes...

Elle déposa sur son front un ultime baiser...une larme roula sur sa joue et vint se déposer sur le coin de sa paupière...donnant l'impression qu'Oya aussi pleurait.

Elle rejoignit Nanny...

Les deux soeurs se tenant la main regardaient ceux qui les avaient suivi faire leur dernier adieu...

Silec et Arthur poussèrent ensemble le radeau...Oya s'éloigna ainsi sur les eaux.

Un feu crépitait près de la rive...quelques torches étaient plantées non loin. Un regard vers Nanny...yeux larmoyants...hochement de tête. Elles saisirent leur arc et s'approchèrent du feu. Une torche à la main...elles mirent celles-ci dans les flammes...un crépitement et le tissu s'enflamma aussitôt.
Amarilys1 a écrit:
Ama avait suivi le cortège jusqu'au lac.
En silence, elle vint déposer sur Oya une rose blanche, comme celles que Connor avait cultivé au campement. Puis elle lui murmura:
adieu Oya, mon amie. Bon voyage.

Elle se recula ensuite, observant Silec et Arthur pousser le radeau, puis Nanny et Lady allumer les torches.
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Le bas du corps dans l'eau, Arthur avait poussé l'esquif avec Silec.
Il comprenait et respectait le dernier choix d'Oya.

Il se tourna vers le cercle de fidèles présents à cet instant.


"Ainsi, c'est la fin...

Nous n'aurons pas de lieu où nous recueillir pour entrer en communion avec elle; mais son esprit est désormais partout, dans chaque arbre, dans chaque nuage, dans chaque sourire.

Quand nous aurons tous disparus, et que la mémoire des hommes nous sera infidèle, que restera-t-il de chacun d'entre nous?


Un nom au détour d'une page dans un livre? Une croix sur une butte de terre, dont le temps aura effacé le nom?
Le nom d'Oya n'évoquera peut être rien pour les générations futures, mais chaque étincelle de bonheur, chaque flamme d'intelligence ravivera le feu qui était en elle, cette soif que nous connaissions tous, cette envie de vivre."


Il regarda le radeau qui glissait sur l'eau, les premières flèches qui l'atteignaient.

"Adieu, Oya, adieu. Chaque moment qui passe désormais est un moment joyeux, car il me rapproche de l'instant où je vais aller te retrouver."

Il sortit d'un linge un petit morceau d'écorce d'arbre, sur lequel une main maladroite avait il y a longtemps tracé un signe; O/A.

Il fit quelques pas dans l'eau, déposa l'écorce sur le radeau, et se retourna brusquement,les yeux un peu trop rouges.
lady.blueeyes a écrit:
Arthur s'était adressé à sa belle...aux personnes présentent pour le dernier aurevoir...Il déposa sur le radeau un bout d'écorce et les yeux dans le vague poussa le radeau avec Silec...

Main sur la torche qui crépitait dans le feu, la soulève et bande son arc. Dans sa tête ses paroles qu'elle n'avait pas prononcées depuis un moment.


Nous sommes nés de l'eau,
de l'eau purifiante, puissante,
Nous sommes nés de l'eau,
de l'eau douce, puissante,
l'eau qui guérit, l'eau qui change,
nous sommes l'eau.

Aurevoir ma toute douce, ma belle...à très bientôt...aide-nous à accomplir ce que nous devons accomplir...


Elle banda son arc un peu plus...sa main trembla légèrement, ses yeux vinrent troublés par les larmes. Elle décocha sa flèche enflammée...un sifflement dans les airs...celle-ci manqua sa cible et attérie dans l'eau non loin du radeau.

À nouveau ses paroles dans sa tête...se redonner contenance.


Nous sommes nés de l'eau,
de l'eau purifiante, puissante,
Nous sommes nés de l'eau,
de l'eau douce, puissante,
l'eau qui guérit, l'eau qui change,
nous sommes l'eau.


Une nouvelle torche enflammée dans sa main...elle banda à nouveau son arc...décocha sa flèche atteignant son but. Le radeau doucement s'enflamma.

Les deux soeurs côte à côte décochèrent quelques flèches jusqu'à ce que le radeau soit entièrement enflammé et vogue à travers les eaux laissant derrière lui un nuage les rappelant à la triste réalité qu'était la mort de cette grande dame.

Les joues inondées...sa main le long de son corps...son arc se rabaissa et vint pointer vers le sol...
jariane a écrit:
Sa main posé sur l'épaule de son époux, elle laissa couler ses larmes se rememorant tous les bons moments passés avec oya.

Elle pria silencieusement pour cette amie qui était partie vers un monde meilleur.
Damisella a écrit:
Immobile, Dami avait regardé le lancement du radeau, qui portait Oya, une femme qu'elle avait eu peu le temps de connaitre, mais dont elle avait reconnu la belle lumière intérieure.

Lorsque le radeau s'éloigna, que les flèches l'eurent enflammé, elle se mit à prier pour le repos de cette belle âme. Des larmes roulèrent, qu'elle n'essuya pas, larmes de compassion pour la douleur de sa famille et de son époux, larmes dont une partie était versée à la mémoire de Falballeus, enterré non loin de cette rive.
Pierre_de_Roanne a écrit:
De par les courriers échangés avec son beau père Arthur, Pierre savait que le moment était arrivé. Tel que l'avait souhaité sa Maman, elle allait rejoindre le lac et un endroit cher à son coeur.

Pierre prit deux parchemins

Sur le premier il inscrivit.

Citation :
Cher Arthur,

Notre douleur commune ne pourra disparaître, elle restera à jamais dans notre coeur.

Ma, belle maman, ma belle rose, l'être le plus merveilleux au monde me manque terriblement. Jamais je n'aurais cru ressentir une telle douleur. Elle est dans chacun de mes rêves, elle vient apaiser ma peine avec son visage, sa main qui vient caresser ma joue, la nuit, quand je me sens trop seul.

J'aimerai que tu déposes auprès d'elle le parchemin qui se trouve avec celui ci.

Ainsi, je serai auprès d'elle

Je te remercie par avance

Pierre


Sur le deuxième il inscrivit

Citation :
Maman,

Il y a plus de fleurs
Pour ma mère, en mon coeur,
Que dans tous les vergers ;

Plus de merles rieurs
Pour ma mère, en mon coeur,
Que dans le monde entier ;

Et bien plus de baisers
Pour ma mère, en mon coeur,
Qu’on en pourrait donner.

Maman, tu es toujours dans mon cœur
Ici, là-bas ou ailleurs
Tu es mon rayon de bonheur

Mon arc-en ciel de toutes les couleurs
Maman, tu es toujours dans mon cœur
Ici, là-bas ou ailleurs

Tu es mon refuge quand je pleure
Mon île aux mille senteurs
Maman, tu es toujours dans mon cœur

Ici, là-bas ou ailleurs
Tu es la plus jolie des fleurs
qui pousse dans mon cœur.

Ton petit Pierre

Il enroula une rose blanche dans le deuxième parchemin



L'épervier s'envola, un parchemin à chaque patte, il saurait trouver.

Pierre regroupa ses bras autour de sa tête, il ne pu retenir ses larmes....
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Un parchemin, une nouvelle missive de Pierre.
Des consignes, demandant à Arthur de déposer une dernière lettre auprès d'Oya, une dernière lettre de son fils.

Sans un mot, Arthur s'empara du premier arc venu, d'une flèche.

Il enroula autour de celle-ci le parchemin, puis décocha la flèche.

Un trait dans le ciel, puis la pointe vient se ficher dans le radeau, et lentement, le dernier message du fils se consume auprès de la mère...
feeleone a écrit:
Après la cérémonie à l'église ,elle suivit le cortège jusqu'au lac .
Suite des funérailles de son amie ,un amie qui vous connait et qui savait de quoi on est fait .Elle était notre cœur .
Une amie qui la connaissait qui l'avait aidée dans les moments difficiles,qui prenait ses mains dans les siennes ainsi que ses chagrins .Elle prenait soin de tous tous les jours sans rien demander en retour .
Une amie pour laquelle toutes folies était envisageable ,elle est là toujours près de nous même de loin .

Une larme perla au coin des ses cils .Fée pensait et repensait encore à cette nuit là .
Sa peine était infinie pour son amie tombée non loin d'elle ,trop près d'elle sans qu'elle puisse l'aider .Elle nous abandonnait.En nous laissant son deuil
Alors qu'elle avait la vie devant elle .Et une tonne d'énergie
Elle quitte ses amis, sa famille, son mari ,son fils et emporte celui qui était à venir pour une autre vie.

"J'espère que de là-haut,tu nous vois,et que ton tombeau n''est pas glacé et froid.
Tu seras toujours dans nos cœurs et ton image restera gravé en nous à jamais.Ça n'aurait pas dû être ton jour.En haut, ils ont fait une erreur
En enlevant ton sourire si avenant et ta gentillesse.
Tu me manques mon amie ."


Quelques paroles à peine audible tandis que le radeau s'enflammait .Les larmes roulaient sur ses joues sans aucunes retenue .


paillard1 a écrit:
Discrètement, il avait assisté, d'assez loin, à la cérémonie, après l'église.

Oya partie, la fin d'une époque, la fin d'un cycle. Elle retournait libre à la nature, selon ses souhaits. Non qu'il la connaisse très bien, mais ils avaient fait du bon boulot ensemble, et n'en déplaise, ils s'entendaient bien. Il avait pu apprécier la femme qu'elle était, discrète mais valeureuse.

Le radeau à l'eau, les fleches tirées, tout ce ceremonial ne lui parlait guère, et au fond n'avait aucune importance. Les morts ne restent nulle part ailleurs que dans les mémoires, les cérémonies ne servent qu'aux vivants.

Peut-être, il aurait fallu aller serrer quelques épaules, prononcer quelques mots convenus. Mais bien des choses avaient changé, et il doutait fort d'être bien acceuilli. Dommage...

Il se contenta, en repartant, d'ébouriffer amicalement les cheveux de Fée. Sa peine était lourde et réelle, elle lui serra le coeur, il savait ce qu'elle se reprochait.
feeleone a écrit:
Fée était rester là prostrée dans son coin ,évitant de déranger la famille de son amie dans leur dernier recueillements.
Elle ne le vit pas arriver ,c'est quand elle sentit sa main ébouriffer ses cheveux chose qu'elle détestait ,qu'elle leva les yeux pour rencontrer le regard triste de Paillard .
Aucun mots ,nul besoin il savait .

Pourtant elle aurait aimer râler car ses cheveux étaient en bataille maintenant ,en sourire ou même en rire mais le coeur n'y était pas mais elle savait que venant de lui c'était amicale .

Elle le regarda s'éloigner et se dit qu'il était temps d'en faire de même et préparer ses affaires pour son prochain départ .
Petite nostalgie !
Les bons moments passer en taverne autour d'une choppe avec ses amis allait lui manquer .Les blagues bien a part de Pail aussi mais ainsi était la vie ,chacun reprenait la route mais tous les chemins se croisaient à un moment ou un autre .
Armoria a écrit:
A l'écart. Elle se tenait à l'écart, se sentant aussi responsable que si elle avait plongé sa lame dans ce corps qui dérivait. Esprit vide, yeux secs. L'impression d'avoir versé tant de larmes depuis si longtemps que la source en était tarie.

Elle dit adieu à Oya, recommandant son âme à Sainct Bynarr.

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MessageSujet: Re: Oya - Fougères - Héritage   Dim 10 Aoû 2008 - 10:31

wonderanny a écrit:
Une flamme puis une seconde. Un trait vif dans un ciel qui s'assombrit. Sifflement funeste pour un accompagnement des plus terribles.

Une larme qui accompagne une autre. Un grognement de rage quand l'arc à nouveau se tend. Cri strident de la flamme qui se lâche. Horreur et tristesse qui se fâchent.

Toujours cette envie de hurler, toujours cette incompréhension et cette douleur déchirante. Oya, ce nom, ce visage souriant qui sans cesse résonne. Ce pourquoi, cette douleur qui inévitablement reviennent encore et encore frapper le cœur et les tempes. Ces comptines d'enfants, ces dires politiques, ces douceurs, cette attention, qu'elle seule savait donner et encore, ces mots qui résonnent...

Nous sommes nés de l'eau,
de l'eau purifiante, puissante,
Nous sommes nés de l'eau,
de l'eau douce, puissante,
l'eau qui guérit, l'eau qui change,
nous sommes l'eau.

Oya...Comme ta sagesse, ta douceur va me manquer !

Dernière flamme qui résonne. Fracassante pour une femme éternelle. Un radeau enflammé qui doucement vogue, une vie, des souvenirs, des projets, des amis, des sourires... une sœur ! Oya, à jamais dans nos cœurs tu resteras.

Le radeau est parti... doucement dans l'obscurité des flots il disparait.

Vogue ma sœur ! ici bas, nous veillerons.
Bientôt nous nous retrouverons.
vinvin a écrit:
Vinvin regardais se qui se passais de loin et du haut d'un arbre et puis quand lady et wonderanny lancère les flèche de feu les loups de Vinvin commenca à huler comme si l'un des leur étais mort. Puis après sa fut le tour de ses faucons et ses aigles et volèrent au-dessus du radeau et laissant derrière eux des pétale de roses

Ma grande amie tu me manque énormément et on va se revoir je te le promet
Elinor a écrit:

Accordez nous Grande Mère, votre protection
Et avec votre protection,
la force
Et avec la force,
la compréhension
Et avec la compréhension,
le savoir
Et avec le savoir,
le sens de la justice
Et avec le sens de la justice,
l’Amour
Et avec l’Amour,
celui de toutes les formes de vie
Et dans l’amour de toutes forme de vie
L’Amour de vous !


S'en était fini de la grande dame qu'avait été Oya, elle retournait dans le giron de la grande mère, auprès de ceux qui l'avaient précédée, son âme s'élevant avec la fumée et ses cendres retournant à la terre, alimentant le grand cycle de la vie.

Les yeux perdus dans les flammes vives, elle pensa à ce qu'avait été sa vie jusqu'ici. Oya avait eut une vie certes courte mais qui avait brillé avec force et vigueur, pouvait-elle en dire autant?

Elle regarda Arthur et les sœurs d'Azayes ainsi que Silec et sa femme, les amis de toujours, tant de peine dans leurs yeux. Elle se retourna pour partir, l'Auvergne l'attendait, elle devait trouver un remède, c'était sa dernière chance. Elle sourit à Fée, sa fiancée d'un jour puis à Paillard qui regardait la cérémonie de loin. Elle le vit partir, ébouriffant les cheveux de leur amie et le suivit sans bruit.

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MessageSujet: Hommages   Dim 10 Aoû 2008 - 10:32

cloclo a écrit:
Alors qu'elle se préparait pour l'office dominical, un message parvint à Clothilde...
un message venant de bien loin, un message qu'elle aurait aimé ne jamais avoir à lire un jour.

Incompréhension, Douleur, peine immense...

* Non pas Oya !! pas elle, Très-Haut !! *

Clo s'effondra en larmes, pleurant cette Grande Dame qui resterait à jamais dans les souvenirs de tous ceux qui ont eu l'honneur de la rencontrer.

Le sourire d'Oya, sa bonté, sa force, et ses si beaux projets... tout cela venait de disparaître, d'un coup d'épée...

Clothilde en ce jour pleurait une Amie.

Alayn a écrit:
Je lu la missive comme tous, proches ou non du Maréchal de France. Pour moi c'était plus qu'un ami, je le considérais comme mon frère. La perte d'Oya devait l'avoir anéanti, je ne connaissais que trop bien ce sentiment, je venais à peine de mettre un terme à mon propre deuil. A ce moment j'ai dû palir, de nombreux souvenirs remontèrent à la surface, il ne fallait pas que je les laisse me submerger à nouveau.

Oya... une femme formidable, plus encore... le Bourbonnais-Auvergne perdait un noble, je perdais une amie, des larmes montèrent sans que je ne puisse les empêcher. Aux dernières nouvelles d'Arthur, sa femme était enceinte... quelle funeste fin.

Je pris la plume pour envoyer à Arthur mon soutien... seule chose que je puisse malheureusement faire à cet instant précis.



Citation :
    Cher Arthur, mon ami,

    La triste nouvelle m'est parvenue, et bien que je désirerai plus que tout au monde estre à tes côtes en ce moment difficile je ne le puis, et je m'en excuse.

    Je te présente mes plus sincères condoléances, c'est ce qu'on dit dans ces moments... de biens faibles mots face à la tristesse que nous éprouvons tous. Saches que je serai là pour toi comme tu l'as été pour moi.

    Bientôt je te rejoindrai, il est grand temps.




LaFeeViviane a écrit:
C'est en allant au château de Clermont, dans la partie réservée au comité des festes, que Viviane apprit la nouvelle.

Un immense chagrin la submergea. Elle se souvenait de ce jour où, à la taverne des elfes, elle avait aidé avec d'autres murataises à mettre au monde son fils. Et puis elle se souvenait des quelques moments passés auprès d'elle lors de la préparation de différentes animations ducales.

Viviane aurait aimé mieux connaître Oya, et même si maintenant il était trop tard, elle adressa une ultime prière en silence pour cette femme à qui le duché devait tant.
pascale33 a écrit:
La nouvelle est arrivée jusqu a elle.
Pascale ne peux y croire..Oya...disparue, partie rejoindre Aristote..
Sa peine est immense.Cette grande dame au noble coeur , toujours a l écoute, qui lui avait apporté beaucoup ,si proche de chacun..
Le souvenir de discussions a la douane, de leur rencontre a Clermont...
Sa gorge se serre...Elle pense a Arthur....
Elle n arrive pas a admettre que Oya n est plus..
Une immense tristesse l envahit...maudite guerre...
ANDROLYNE a écrit:
Androlyne avait appris de bien tristes nouvelles ces derniers jours dans les couloirs du château de Clermont, certaines qui la touchaient bien plus que d'autres, mais la disparition d'Oya lui fit une peine terrible.

Décidément quand on disait que les meilleurs partaient les premiers, elle en était maintenant convaincue.

Elle prit un parchemin pour adresser ses condoléances à son mari


Citation :
Messire Arthur,

Recevez toutes mes condoléances pour la terrible perte de votre épouse.

Dame Oya restera dans mon cœur, c'était une grande Dame et une amie fidèle.

Qu'Aristote vous garde et qu'il la reçoive dans sa lumière.

Bien à Vous

Androlyne de Castellane



Gypsie a écrit:
On rapporta la nouvelle à Gypsie qui prit l'homme en face d'elle pour un fou, car c'était tout simplement impossible.

A son arrivée au Ba, Oya était là, à son arrivée à Montbrison, Oya était là. Oya était toujours là. Présente pour tous, pour le duché, pour toutes les bonnes et nobles causes. Oya était là. Elle était là pour partager les joies, les peines de tous. Oya était comme une mère pour tous, répondant oui, oui toujours oui. Discrète, effacée, ne renonçant devant rien ni personne. Et certainement pas devant un breton. Elle avait consacré sa vie à ce duché et en cette funeste nuit, la lui avait donné.

Pas de grande histoire entre Oya et Gypsie, mais un très grand respect. Respect envers cette dame qui savait mener fermement les hommes, d'une poigne militaire et si féminine à la fois, essayant toujours de transmettre ces valeurs que sont le respect et la tolérance. " Vivre et laisser vivre " avait elle dit récemment au chateau.

Oya qui s'occupait de récolter les courriers pour les militaires, Oya qui veillait sur tout, Oya qui s'occupait du ravitaillement, peut être son seul pêché mignon, la gourmandise... Oya qui avait toujours faim. Gypsie pensait souvent aux soldats, et se disait " ils ne manqueront de rien, ni de nourriture ni de soins, ils sont avec Oya ". Oya toujours là.

Un pan du duché s'était écroulé avec la disparition de Barbu, un autre s'était effondré aujourd'hui. Difficiles seraient les reconstructions et elles n'auraient pas les mêmes assises. Le Bourbonnais Auvergne perdait en ce sinistre jour, une de ses plus grandes figures, un de ses plus jolis visages, une des plus nobles parmi les nobles, une des rares à posséder la plus belle noblesse qui soit, celle du coeur.

Si triste qu'elle préféra attendre le lendemain pour écrire à Arthur, lui présenter ses condoléances et lui dire, lui dire... que dire à un homme qui venait de perdre l'être cher, si ce n'est, banalement, " Si tu as besoin, je suis là pour toi... "
Chrys80 a écrit:
D’un coup de pied, envoie au loin le caillou qui jonchait le sol sur son passage. Son air des mauvais jours, Chrys venait au lieu que lui avait indiqué Ina, celui la même où elle avait sûrement apprise la triste nouvelle. Il y dépose la lettre et s’en va, mains dans les poches de son long manteau, maugréant, pestant contre la Bretagne ! Grumph !

Citation :
La douleur qui nous étreint, n’a d’égale que notre dégoût pour cette guerre, souffrez de n’avoir pu une dernière fois revoir la dame. Mourir sur ses terres, près de ses proches, n’est plus un choix pour elle maintenant, cette décision lui a été ôtée de la plus vile manière qu’il soit, par sa mort. La Bretagne triomphante se repaît du sang de nos braves.

Bourbonnais-Auvergne, tes enfants se meurent et meure avec eux le souvenir d’un duché serin et prospère. Soit reconnaissant du sacrifice consenti, n’oublie pas ceux qui luttent en ton nom, celle qui est morte pour ses convictions.

Inamphus et moi-même nous associons à ce douloureux sentiment d’impuissance, qu’Aristote prenne soin d’elle.
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Un messager de Bretagne apporte en terre d’Auvergne diverses missives.

Citation :
Alayn, mon ami..

Savoir que tu seras bientôt à mes côtés est une source de réconfort certaine.
Il me souvient encore les temps heureux, où nous galopions sans soucis, avec nos amis, avec nos compagnes, et pensions que la vie serait sans cesse cette fête.

Mais il n’en a pas été ainsi.

Je t’attend.

Ton ami




Citation :
Dame Androlyne.

Je sais que vous avez toujours les mots justes pour soulager la peine de vos amis,de vos proches.
Une nouvelle fois, j’apprécie cette pensée, savoir que de loin, vous avez la juste parole.
Grand merci à vous, et à vous revoir prochainement.

Arthur, Maréchal de France.



Citation :
Messire Chrys,

Je vous remercie pour votre courrier.
Eneffet, le Bourbonnais-Auvergne a de tous temps payé un lourd tribut aux conflits qui agitent le Royaume de France.
C’est aussi en celà que réside sa grandeur, son honneur.
Recevez mes salutations en retour,
Amicalement,

Arthur, Maréchal de France.


Val1 a écrit:
Le message vint à l'oreille de val1 qui prit une plume.

Citation :
Arthur, mon ami,

je viens d'apprendre la nouvelle, nouvelle qui m'attriste énormément. Je regrette que le Très Haut ait repris une personne qui m'était chère, mais pas autant qu'à toi.

Préviens moi pour les obséques et je passerai.

J'ai une pensée profonde pour son fils et toute sa famille.

Bien à toi.

Val1
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Un oiseau épuisé apporte une missive en BA, à l'attention de Val1.

Citation :
Mon ami.
Ces temps sont décidément bien cruels, qui voit disparaître nos raisons de vivre.
Je te remercie de ton soutien.
Je ne manquerai pas de t'informer des conditions du dernier voyage de mon aimée.
Bien amicalement,

Arthur Pendragon, Maréchal de France.

cloclo a écrit:
Clothilde, qui avait été profondément peinée par la disparition d'Oya, se résolut enfin à envoyer missive à son époux.

Citation :

Messire Arthur,

Ces quelques lignes vous porteront mes plus sincères condoléances.
Je sais par expérience que les mots sont bien peu de chose à côté de la douleur de la perte d'un être très cher.
Mais sachez que mes prières s'adressent au Très-Haut pour le repos de l'âme de vostre épouse, et également afin qu'il vous apporte, ainsi qu'à Pierre, quelque réconfort en cette tragique épreuve.

Oya aura été une très grande Dame de nostre Duché, son dévouement n'aura eu d'égal que sa gentillesse et sa simplicité.
Je ne saurai tarir d'éloges à son égard.
J'ai eu l'honneur de la compter parmi mes relations amicales, et jamais son souvenir ne s'effacera.

Je vous serai donc reconnaissante de me tenir au courant de la date des derniers aurevoirs, lorsque vous la connaîtrez...

Par ailleurs, au nom du Comité des Festes du BA, je souhaite que celui-ci rende un hommage en l'honneur de celle qui, avant son engagement à la COBA, s'était engagée au sein du Comité des Festes aux côtés de Dame Jojolasage, s'y donnant sans compter. Ce sont elles deux qui ont guidé mes pas dans l'animation de notre Duché.
Les membres du Comité et moi-même travaillons sur ce projet, et je me permettrai de vous recontacter à ce sujet.

Bien sincèrement,

Clothilde de St-Nicolas,
Présidente du Comité des Festes du BA.


ladyhawke a écrit:
Ladye appris la nouvelle comme on prend un coup de massue, elle avait une affection sincère envers Oya, même si ses dernières ne faisait que ce croiser.

Elle l'avait connu quant elle était encore jeune amazone, elle était à cet époque avec Barbu, puis il y avait eu l'enlèvement d'Aliviane là aussi elle c'étaient à nouveau croisé. Ladyhawke admirait Oya, pour tout ce qu'elle était, courageuse, fier, noble de coeur et d'esprit, une femme comme il en existe peux. Aussi le choc fut rude à l'annonce de son décès.
Aussi ce munit elle d'une plume et écrivit une brève missive à Arthur
Citation :

Messire,

Mon nom ne vous dit peut être rien, nous nous sommes croisé sur une île bien connues.
De part la présente je vous fait part de mes sincères pensées envers vous. Je partage votre tristesse et c'est une grande perte que celui d'Oya.
Son esprit je suis sûr cependant restera, ici dans les royaumes, et à Avalon la déesse veillera sur son sommeil.

Mes sincères pensées

Ladyhawke

jrag a écrit:
Un pigeon déposa une nouvelle missive

Citation :
Orléans, le 21 Juin 1456

Baron de Pierrefort,

J'ai eu récemment vent du tragique évènement qui a vu la disparition de votre épouse. J'ai eu l'occasion de la croiser, à la COBA ou au Conseil, et je n'en garde qu'un bon souvenir, d'une femme de caractère et d'une grande volonté.

Hélas ou non, la guerre ne nous laisse pas choisir qui elle prend, nous ne pouvons donc que prier pour ceux qui rejoingnent Aristote.

Recevez toutes mes meilleures pensées,

Jrag de Marigny
nictail a écrit:
[Dispensaire d'Agen, Guyenne.]

Les nouvelles étaient parvenues jusqu'à la Guyenne ...
A la douleur des combats du Sud qui avaient sévi sur Agen, voilà que les combats du Nord apportait leur lot de grande tristesse. Oya, amie de toujours, toujours présente pour lui.
Oya qui devait être la marraine de sa petite fille ...
Pourquoi la guerre faisait-elle tant de victimes innocentes ?!

Oya manquerait beaucoup à Nic, comme à tout le monde ...
Mais, il fallait d'abord soutenir Arthur au mieux ...


Citation :
Cher Arthur,

Nous avons eu vent des mauvaises nouvelles jusqu'Agen ...
La tristesse qui est nôtre n'est rien comparé à la tienne, mais nous voulions t'assurer toute notre amitité et notre soutien en ce moment tragique et difficile.

Qu'Oya soit partie m'est insuppportable ... Toujours les meilleures qui partent en premier !
Quoiqu'il en soit, nous garderons de merveilleux souvenirs d'elle.
Je crois que c'est ce qu'il faut avoir en tête pour surmonter au mieux cette épreuve.

La connaissant, je sais qu'elle ne voudrait pas qu'on s'arrête pour elle.
Elle était une battante et voudrait qu'on continue de se battre !

Prions pour elle. Elle est heureuse là-haut, sans combat.
Elle t'attendra le temps qu'il faudra, et elle veille sur toi !

Toutes mes condoléances mon ami.
Veille sur toi et sur ceux qui combattent encore ...

Avec toute notre amitié.

Nictail, et Aiguemarine.

Pourvu que le pigeon parvienne à trouver Arthur en Bretagne !

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MessageSujet: Re: Oya - Fougères - Héritage   Dim 10 Aoû 2008 - 10:33

Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Divers coursiers aux armes de l’Ost Royal portent en Auvergne et autres provinces des missives en provenance de Bretagne.


Citation :
Chère Clothilde,
C’est avec émotion que j’ai pris connaissance de votre courrier.
Sachez qu’elle a toujours eu une grande estime et une grande affection pour vous.

Bien évidemment, je vous tiendrai au courant des lieux et dates de ce dernier au revoir.
Je vous remercie encore, et demeure votre dévoué,

Arthur Pendragon, Maréchal de France




Citation :
Dame Ladyhawke,
Merci pour votre missive.
Je me souviens parfaitement de vous, et suis touché de cette marque de sympathie.

A mon tour, je vous présente mes sincères salutations.
Bien amicalement,

Arthur Pendragon, Maréchal de France




Citation :
Messire Jrag,
Oya aurait apprécié de savoir que vous avez pensé à ces années en BA, là où elle s’est tant dévouée pour son Duché.

Je vous remercie de votre attention, et vous prie d’accepter mes salutations.

Arthur Pendragon, Maréchal de France




Citation :
Aiguemarine, Nictail,

Merci infiniment pour votre témoignage d’amitiés.

Je sais combien vous l’avez apprécié, et je sais aussi combien votre compagnie lui était agréable.

C’est hélas l’aveuglement de notre destin que de nous faire nous croiser, nous apprécier, pour ensuite nous ôter les êtres qui nous sont les plus chers.

Lorsque tout ceci sera terminé, ce conflit sanglant, je voyagerai sans doute, du moins je l’espère, afin d’oublier tous les lieux qui me sont si familiers.

Je tenterai alors de passer vous rendre visite.

Toute mon amitié,

Arthur Pendragon, Maréchal de France


Chantalounedesneiges a écrit:
Le coeur lourd mais les yeux secs.... plus de larmes.... c'était trop.... Chantaloune Desneiges fit parvenir un message à Arthur, qu'elle conaissait peu mais qui avait su rendre Oya heureuse. Elle ne savait comment le nommer, maréchal, Arthur, elle hésitait...

Citation :
Cher Athur, aimé de mon amie Oya,

J'ai été dévastée par la terrible nouvelle de la perte de votre épouse. Nous étions amies depuis l'adolescence et j'en ai été profondément chagrinée. Sachez que mes pensées se tourne vers son repos et je suis de tout coeur avec vous et le petit Pierre.
Certains disent que la vengeance ne la ramènera pas. Soit...mais de mon côté si vous avez besoin de soulager votre colère, je n'en serais pas offusquée. Ma peine est très grande et si je peux vous aider d'une quelconque façon...

Chantaloune Desneiges
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Un messager ailé se pose près d'une dame au nom évocateur.

Citation :
Dame Chantaloune.

Je viens de prendre connaissance de votre courrier
Je vous remercie sincèrement de ce témoignage d'affection à l'égard d'Oya.

Elle m'avait longuement parlé de vous, et vous tenait en profonde estime.
Je serai enchanté de vous revoir.

Je vous réitère mes remerciements,

Arthur Pendragon, Maréchal de France.


sandinoh a écrit:
" Gloire à Dame Oya !! la mort n'est pas la fin mais le début de l'éternité de son âme, Gloire à La Louve !! que son existence soit plus qu'un souvenir !!
Gloire à Dame Oya !! pour toujours présente dans les coeurs amis..."

A toi Arthur je souhaite force et courage...
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
A Sandinoh.

Citation :
Merci ami.

L'époque des brillantes joutes oratoires sombre peu à peu dans l'oubli.
L'époque de nos amours, de nos passions, suivra-t-elle le même chemin?

Je l'ignore à ce jour, tant la peine m'aveugle.

Transmet mes sincères amitiés à Zézé et à ses deux frères.
Bien à toi,
Arthur

Eléonore a écrit:
Citation :
Arthur mon chère ami
Triste pour cette mort
Je suis un peu dans le même cas que toi entre maman et Lulla c'est pourquoi je te soutiens très fort!
Garde courage et reste la tête haute,pour ton amour envolée,pour ton bébé ange et pour tous tes amis qui seraient tristes de te savoir si triste...

Je suis de tout coeur avec toi moi qui t'aime fort et souhaite te revoir bientot
Si tu en as l'occase je suis chez Clothilde ma marraine 24h/24 elle m'autorisera à te voire j'en suis sure!

toutes mes condoléances encore et à bientot j'espère
pleins de bisous mais pas bisounours

La petite Eléonore qui t'aime fort!
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Un pigeon se pose doucement près d'une petite fille, et d'un battement d'ailes attire son attention.

Citation :
Petite Eléonore.

Merci pour ton mot si gentil.
Oya est maintenant dans un endroit magnifique, là-haut, dans le ciel, et elle a rejoint ta mère.

Toutes deux veillent sur nous, sans cesse.

Dès que je reviendrai du long voyage que je fais en Bretagne, je passerai te voir chez Clothilde.
Je t'embrasse bien fort.
Ton Arthur à la grosse voix.


Eléonore a écrit:
La petite réceptionna bien la lettre,sourit en pensant aux bons moments qu'elle avait passé à Riom ou autre avec Arthur et continua sa journée heureuse de pouvoir revoir prochainement son Arthur à la grosse voix!
Ozanne a écrit:
Citation :
Messire Arthur,

Je viens d'apprendre la terrible nouvelle...
J'en suis encore toute retournée...

Vous ne me connaissez pas, je suis Mélisandre (depuis peu appelée Ozanne)... Et votre femme et moi, nous étions amie depuis mon arrivée à Montpensier il y a trois ans de ça...

Je l'estimais beaucoup... Elle m'a guidée et m'a apprit beaucoup de choses...

Votre femme avait un très grand coeur et beaucoup de courage...Une amie inoubliable... Une femme d'Exception ...

Je vous souhaite mes plus sincères condoléances
Je partage votre peine...

Son esprit restera toujours parmis nous...
Veillez sur vous et sur le Petit Pierre...

Cordialement

Mélisandre
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Citation :
Dame Melisandre.

En effet, nous ne nous connaissons pas, mais qu'importe, votre témoignage d'affection me prouve que vous teniez à Oya, et celà seul m'importe.

Grand merci pour celà.

J'espère avoir quelque jour le plaisir de vous rencontrer.

Arthur Pendragon

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MessageSujet: Un héritage   Dim 10 Aoû 2008 - 10:34

Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Quelque part dans le Royaume, entre ombre et tristesse.

Un valet, prêté par Silec, avait rapidement dressé table, chaises et verres.

Dehors, deux soldats montaient la garde, le nom des personnes autorisées à pénétrer céans leur ayant été indiqué.

Le temps était incertain, tantôt d'une chaleur de plomb, parfois au bord de l'orage; celà lui convenait, reflet de son humeur.

Il avait en poche les derniers courriers de Pierre, se proposant de lui écrire dès que tout ceci serait réglé.

Ensuite, reprendre la route, occire tout ce qui aurait l'inconscience de se mettre en travers de son chemin, même si celui-ci ne menait nulle part.

Il regarda sans les voir verres et flacons, et s'empara d'une chaise, s'y laissant choir, pour attendre...
lady.blueeyes a écrit:
Au campement de Fougères

Une missive arriva pour la doctoresse d'Azayes, elle lui fut portée à sa tente où elle se reposait. Elle prit la missive des mains du soldat et retourna le pli essayant de reconnaître le sceau mais celui-ci avait été abîmé durant le voyage...

Elle brisa celui-ci et déroula le parchemin, le testament d'Oya allait être ouvert dans les prochains jours...elle était convoqué. Visage triste...petit Pierre qui avait tellement grandi et était devenu un jeune homme. Arthur heureux d'avoir marié sa toute belle et qui portait son premier enfant. Tout ce bonheur balayé d'un revers de la main lors d'une des nuit sanglantes sur le front...elle en garderait des mauvais souvenirs pour le reste de ses jours...seules bonnes choses? La rencontre de personnes extraordinaires et sa rencontre avec lui...

Pli à la main, elle se dirigea vers la tente de son supérieur immédiat lui montrant la missive et demanda permission de quitter sa section pour quelques jours. Il accepta sans rechigner surtout que les combats avaient été suspendus...

Elle fit sceller sa jument...prépara une besace avec quelques vivres pour le voyage et s'en fut avec le pli et surtout le chemin pour se rendre à la destination.


Quelque part...lieu inconnu une ombre de tristesse plânait.

Lady avait galopé sans cesse faisant quelques haltes pour que sa monture puisse se reposer et boire à sa guise. Elle avait à peine touché à ce qu'il y avait dans sa besace...n'avait pris que quelques gorgées de sa petite flasque renfermant un peu de cognac.

Regardant le plan...elle devait tourner à gauche au prochain carrefour et ensuite le prochain à droite...le lieu de rendez-vous serait à peine à quelques mètres par la suite derrière une colline. Une caresse à Nahara et elles repartirent encore une fois au galop.

Enfin la colline au loin...elles finirent par la dépasser et arriva au point de rencontre. Deux gardes étaient à la porte, signe qu'elle était au bon endroit. Elle se laissa glisser en bas de sa monture, lissa sa robe et abaissa la capuche de sa cape.


Bonjour messires!

Je suis le docteur Lady d'Azayes, je suis attendue. Pouvez-vous m'annoncer je vous prie.


Elle tendit sa missive de convocation, les hommes savaient qui avaient été mandés...ils étaient peu nombreux. Ouvrant le grillage....

Allez-y docteur, vous êtes la deuxième. Y a que le baron de Pierrefort qui est arrivé. Longez la grande allée, quelqu'un s'occupera de votre monture.

Je suis navrée pour la mort de la baronne, votre soeur.


Triste sourire, hochement de tête...elle s'en fut vers la maison non sans avoir au préalable remerciée les deux gardes.

Elle saisit Nahara par la bride et décida de s'y rendre en marchant. Elle regardait tout autour le paysage sans vraiment le voir. Au bout de l'allée, un palefrenier prit la bride de sa jument et lui indiqua la porte.


Merci...

Elle entra, défi sa cape qu'elle posa sur la paterre de l'entrée. Quelques pas et elle arriva dans le salon, quelques bougies étaient allumées faisant danser des ombres sur les murs. Arthur était assis fixant les bouteilles à demi pleines, sûrement perdu dans ses doux souvenirs qui devaient lui déchirer l'âme et le coeur.

Elle s'approcha et mit une main sur son épaule pour ne pas l'apeurer...il ne semblait pas l'avoir entendu arriver.


Bonjour...

Elle n'osait parler plus ne voulant rompre le silence dans lequel il semblait s'être emmuré.
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Il se retourna vers elle, un maigre sourire aux lèvres.

"Bonjour, Lady, je constate que tu as reçu le message.
Prend place, je t'en prie, et attendons.

Oya souhaiterait sans doute que nous mangions et nous buvions à son souvenir, mais je t'avoue que pour l'instant, je n'ai pas le coeur à celà.

Plus tard, peut être, quand tous seront arivés."


Il se leva, offrit un siège à Lady après l'avoir embrassé, puis prit place de nouveau à la table.
lady.blueeyes a écrit:
Hochement de tête...le message lui était bien parvenu. Lui aussi cette guerre l'avait amaigri mais un peu plus depuis la mort d'Oya constata-t-elle...

Une bise sur sa joue, elle prit place sur le fauteuil qu'il lui avançait. Sourire triste...


Je n'ai guère l'envie de manger non plus et encore moins de boire. Ce n'est pas une bonne idée dans mon cas...je ne voudrais pas retomber dans ce piège et ma soeur ne l'aurait pas voulu non plus. De plus, elle serait bien capable de venir hanter mes nuit si jamais je retombais dans ce vice...

Léger rictus en imaginant la scène...

Dis-moi...Pierre sera ici bientôt?
Pierre_de_Roanne a écrit:
Pierre venait de quitter Pierrefort, il chevaucha un moment pour se rendre au point de rendez vous.

Il arriva peu avant la nuit, il posa pied au sol devant les gardes, en place pour l'occasion.

Bonjour messires, je suis Pierre de Roanne, j'aimerai être annoncé je vous prie

Pierre attendit un instant qu'on vérifie sur un bout de parchemin qu'il figurait bien sur les personnes convoqués pour cette triste occasion.

Vous pouvez y aller messire de Roanne, Le baron de Pierrefort et le Docteur Lady d'Azayes sont déjà arrivés.


Ils s'écartèrent et une fois la grille ouverte, Pierre avança les brides de Fouc le camp dans la main.

Un sourire sur ses lèvres, Messire, cela lui faisait drôle, sa taille déjà impressionnante pour son âge le vieillissait et c'était très bien ainsi.

Arrivé non loin de son beau père et de sa tata, pierre flatta l'encolure de son équidé qui lui rappelait tant de souvenirs.

puis s'approchant discrètement, il resta un peu en retrait.

Tata était près d'Arthur, celui ci était sombre de visage, fatigué, non, épuisé semblait être le vrai mot.
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Arthur sourit à l'arrivée de Pierre, qui avait encore grandi depuis leur dernière rencontre.

Il se leva pour l'accueillir.


"Bonjour Pierre,si un jour comme celui-ci peut être bon.
Tu as fait bon voyage,j'espère."


Un petit bruit, discret.Arthur baisse les yeux, et voit une goutte de sang qui vient de tomber au sol.

Par réflexe, il porte sa main droite sur son flanc gauche, sous le mantel.


"Pas maintenant...songe-t-il"
Pierre_de_Roanne a écrit:
Pierre s'approcha d'Arthur, il était aussi grand que lui maintenant, il le prit dans ses bras dans une accolade chaleureuse.

J'ai fait bon voyage je te remercie, Ellina qui m'a accompagné est restée sur Pierrefort.

Il semble inquiet, son regard se porte au sol où Pierre voit une goutte de sang, son regard remonte vers le ventre d'Arthur.

Dans un reflex il lui attrape le bras

Arthur, qui a t'il ?

Un regard inquiet jeté sur lady, puis ses yeux bruns plongent dans ceux d'Arthur
lady.blueeyes a écrit:
Assise près d'Arthur...rien ne venait troubler le silence sauf peut-être le bruit de leur respiration...Nul mots n'avaient besoin d'être échangés...ils vivaient tous deux leur tristesse, se jetant de temps à autres un regard d'où ne luisait aucune joie...

La porte s'ouvrit et vint briser le silence qui s'était installé. Elle tourna la tête, ses yeux s'allumèrent le temps d'un instant...son neveu venait d'entrer. Comme il avait grandit...il devait la dépasser d'une bonne tête. Un sourire apparut, elle se leva longue étreinte avec celui-ci, bises sur les joues.

Se joignant à Arthur, elle lui demanda s'il avait fait bon voyage. Sourire en entandant Pierre mentionner le nom d'une jeune demoiselle. Il faisait déjà craquer des coeurs le petit.

Elle allait lui demander qui était Ellina lorsqu'un léger bruit se fit entendre. Un regard vers le dit bruit...Pierre paniqua en soutenant Arthur...du sang au sol, un regard effrayé vers sa tatie.

Arthur avait porté sa main droite sur son flanc gauche. Elle leva les yeux vers lui lui disant pourquoi tu ne m'as rien dit.

Elle ouvrit sa mantel...sa chemise était tachée de sang rouge vif. Des yeux effrayés en voyant l'intensité de celle-ci qui s'agrandissait sur la chemise.


Pierre aide-le à s'asseoir. Je vais essayer de trouver quelque chose ici pour nettoyer. Mais avant tout...

Regardant son beau-frère...

Tu vas m'expliquer ce qui s'est passé??

Elle commenca à déboutonner son chemisier...se demandant si la blessure était récente, si elle ne faisait que suinter ou s'il n'avait même pas été soigné. Le connaissant...il y avait de fortes chances qu'il se soit fait lui même un bandage ne voulant alarmer personne.
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
"Ce n'est rien, une égratignure, tout va bien se passer, ne vous inquiétez pas.
Je vais remettre un linge propre, et nous attendrons Sibella et les autres, d'accord?"


Arthur grimace un peu, puis sourit à Lady et Pierre.
Pierre_de_Roanne a écrit:
La réponse d'Arthur semblait sonner faussement. Il regarda un temps lady, il était sur que cela était plus grave que ce que disait son beau père.

Arthur, une égratignures ne saigne pas autant, depuis combien de temps as tu cette blessure ? Qui te l'a fait ? ou cela s'est passé ?

Pierre questionner en cascade, il venait de perdre sa maman, il ne voulait pas perdre son beau père

Tata, fais quelque chose s'il te plait
lady.blueeyes a écrit:
La légère grimace de douleur ne lui avait pas échappée...elle ne croyait pas un traitre mot de ce qu'il disait. Il ne voulait sûrement pas inquiéter Pierre.

C'est moi le médecin de famille...à moi de juger. On a le temps le baron d'Usson et sa femme ne sont pas encore arrivés.

Pierre essaie de trouver la cuisine et rapporte-moi un plat avec de l'eau bouillit s.t.p. . Essaie de trouver des linges propres aussi pour que je puisse nettoyer l'égratignure de ton beau-père.


Pierre inquiet parti sans rechigner chercher ce que sa tata demandait. Elle leva les yeux vers Arthur...fini de déboutonner sa chemise et l'ouvrit. Elle n'aimait pas ce qu'elle voyait...

À moi tu ne peux pas me mentir. Tu t'es fait attaquer?

Une énorme plaie suintante faisait rage sur le flan gauche. Celle-ci était boursoufflée par l'infection...

Arthur....ce n'est pas raisonnable. En plus je n'ai même pas ma trousse.

Palpe autour de la plaie...Arthur grimaça.

Pierre va revenir...je ne veux pas qu'il voit ça. Je devrai t'examiner plus tard...tu as été atteint sévèrement par cette lame. À se demander en plus si elle n'était pas souillée au vue de l'état de ta plaie.

Entendant des pas qui revenaient...elle referma la chemise pour que Pierre ne puisse rien voir...du moins pas tout de suite.
Pierre_de_Roanne a écrit:
Lady s'approcha et regarda la blessure d'Arthur, Pierre essaya de se pencher pour voir, mais sa Tata était positionné de façon à ce qu'il ne puisse rien voir.

Puis elle lui dit

Pierre essaie de trouver la cuisine et rapporte-moi un plat avec de l'eau bouillit s.t.p. . Essaie de trouver des linges propres aussi pour que je puisse nettoyer l'égratignure de ton beau-père.

Pierre grommela quelque peu, mais il s'exécuta rapidement, l'expression du visage de lady, même si elle ne voulait le montrer, trahissait une certaine inquiétude.

Il fallait qu'il obéisse à sa tante, elle était très proche de lui, et il la respectait énormément, il était soulagé de la savoir à ses côtés.

Il se dirigea dans la bâtisse pour trouver la cuisine, le feu allumé avec une marmite d'eau était en train de chauffer pour le repas, sans demander l'autorisation Pierre se saisit de l'anse et la porta au sol, elle était lourde, mais il aurait pas trop de soucis pour la porter jusque sa tata.

Il pensa également aux linges, sur une étagère, il trouva des linges de lin propre, il les enfila dans sa ceinture et reprit l'eau emprisonnée dans la marmite de cuivre.

puis il repartit comme il était venu en se hâtant pour retrouver sa tata.

Il arriva et laissa la marmite proche du médecin de famille, puis prenant les linges, il les tendit à Lady.

Voilà, j'espère que ça ira avec ça.

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MessageSujet: Re: Oya - Fougères - Héritage   Dim 24 Aoû 2008 - 15:36

lady.blueeyes a écrit:
Les bruits de pas approchaient...refermant prestement le chemiser...Pierre arriva légèrement penché vers la droit, anse de chaudron à la main. Il le posa près d'elle et lui tendit des bouts de tissus en lin pour nettoyer la plaie.

Elle se devait de trouver un moyen de le faire repartir pour au moins penser la blessure sans qu'il voit l'état de celle-ci. Essaie de penser très vite...

Mettant la main sur son front pour signaler un oubli...


Pardonne-moi Pierre, j'ai complètement oublié...je vais avoir besoin de ciseau aussi.

Regardant les linges en lin...

...et d'une bande plus grande que ça pour faire le tour de la taille.

Voit son neveu qui chercher à faire le grognon...

Tututut....ne bougonnes pas! Si j'avais su...j'aurais pris ma trousse avec moi. Donc on doit faire avec ce qu'il y a ici. Alors des ciseaux...une longue bande de tissu et tu peux essayer de trouver des sachets et me faire une tisane s.t.p.?

Se lève, fait une bise sur la joue de son neveu.

Merci! t'es un ange tu sais!

Tata...n'en fais pas trop se dit-elle...Pierre ne doit rien soupsconner de la gravité de cette blessure tant qu'elle n'en saurait pas plus...Azdrine et Sibella qui allait sûrement arriver d'une minute à l'autre en plus.

Pierre finit par repartir. Chemise ouverte à nouveau, linge trempé dans l'eau bouillie, elle entreprit de nettoyer la plaie boursoufflée et maculée de sang frais, de sang séché et d'un écoulement verdâtre...ça n'augurait rien de bon tout ça.

Linge trempé à nouveau dans le chaudron, l'eau passa d'une couleur claire et crystaline à une eau rosée et peu encline maintenant à être consommée. Nettoya la plaie... rinça le linge...le changeant même, elle dû nettoyer à plusieurs reprises.

Vite se dépêcher avant que Pierre ne revienne, Lady prit une bouteille de whiskey, fit sauter le bouchon...regarda Arthur...grimaça.


Désolée....

Un simple regard de sa belle-soeur...il avait comprit que la bouteille n'était malheureusement pas pour boire. Il essaya de ne pas crier lorsqu'elle versa l'alcool juste au-dessus de la plaie laissant celui-ci pénétrer les chairs meurtries pour ensuite terminer son voyage dans un linge apposé juste sous le flan.

Rien pour recoudre...pour essayer de minimiser les dégâts...un linge propre appuyé fortement sur la plaie. Sa main sur celle d'Arthur qu'elle posa ensuite sur le linge...elle se leva, prit le chaudron et jeta l'eau souillée de celui-ci dehors. Elle mit les linges maculés de sang dans le fond et recouvrit des quelques linges propres qui restaiten. Elle espérait ainsi déjouer les doutes qui pouvaient germés dans la tête du jeune homme.

Elle servit deux verres de whiskey qu'elle posa devant eux. Prit le relais et vint faire une pression sur le flan blessé attendant le retour de Pierre avec la longue bande.

Glissa à l'oreille d'Arthur...


Tu sais si y a des herbes et autre chose que du whiskey pour te soigner ici?
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Après les soins prodigués par Lady, il lui répondit en chuchotant également.

"Je ne sais ce qu'il y a ici, et tu sais, Lady, en fait, peu m'importe..."

Ses yeux regardèrent de nouveau le vide, il fixait un point imaginaire au plafond.
Pierre_de_Roanne a écrit:
A peine arrivé, qu'il lui fallait repartir, Pierre fronça les sourcils, comme à son habitude quand il était contrarié.

Lady lui demandait d'aller chercher une paire de ciseau, où allait il trouver ça ici ? Puis des morceaux de lin plus grand pour faire le tour du ventre d'Arthur. Il marmonna encore mais s'exécuta sans rien dire.

Il avait quatorze ans maintenant, il n'était plus un enfant, il sentait bien que la blessure d'Arthur était plus grave qu'une simple égratignure. tata voulait le protéger comme un enfant, elle avait du mal à le voir grandir.

Pierre soupira, il fallait écouter sa tante et faire mine de rien, elle était docteur, elle saurait le soigner.

Il tourna les talons et chercha de nouveau dans la cuisine un linge plus grand qu'il n'eut aucune difficulté à trouver. Pour la paire de ciseau, ce fut moins facile, arpentant les différentes pièces de la maison, il chercha un moment.

Entrant dans une chambre, il tira les tiroirs d'une commode en chêne, il y avait là un nécessaire de couture, de la laine, des peaux et des ustencils dont Pierre ne connaissait l'utilité.Peu importe, soigneusement pliés dans une étoffe, il trouva une paire de ciseau argentée.

Bon maintenant retour dans la cuisine pour faire le thé. L'armoire trônant sur le mur en face du feu regorgeait de trésors, du thé, nombre de bouteilles remplies de liquide qu'il aurait bien goûté. Il prit un bol en bois, une boule à thé qu'il remplit d'herbes séchées, puis de l'eau chaude qui se trouvait près du foyer.

Plongeant la boule d'eau l'eau à peine frémissante, il regarda encore dans l'armoire. Quelques miches de pain de la veille se trouvaient sur l'étagère. Il en prit trois qu'il fourra dans le linge de Lin. Une quartième trouva sa place entière dans sa mâchoire.

grumpffff ça faisait du bien, il n'avait rien mangé depuis son arrivée.

Le tout était prêt, il retourna auprés de sa tante et de son beau père.

En arrivant, Arthur faisait la grimace, les yeux dans le vide.

Voilà Tata, le linge, une paire de ciseau, ton thé, et j'ai trouvé également des miches de pain.
Il en tendit une à Arthur.

Mange, cela te fera du bien.
lady.blueeyes a écrit:
Lady regarda Arthur inquiète...il lui répondit le regard dans le vide...elle ne comprenait plus ou peut-être que si...Pierre revenait...ils règleraient ça plus tard.

Pierre lui tendit les ciseaux et la grande étoffe de lin. Elle lui prit des mains et le remercia. Elle commença à enrouler celle-ci autour du linge qui comprimait la plaie. Serra un peu plus fortement que d'habitude et vint faire le noeud de l'étoffe juste au dessus de la blessure, espérant que le saignement diminuerait légèrement. Elle s'en voulait encore une fois de ne pas avoir apporté sa trousse avec elle...preuve qu'on ne sait jamais quand on peut en avoir besoin.


Finalement, je n'aurai pas eu besoin des ciseaux pour couper l'étoffe. J'espère que tu te souviens où tu les as trouvés pour que nous puissions les remettre à leur place tout à l'heure.

Elle prit la tisane que son neveu lui avait fait et la porta à ses lèvres.

Hummm...merci ça fait du bien.

Un regard vers Arthur et Pierre qui tendait une miche à son beau-père...

Le baron et la baronne d'Usson devraient arriver sous peu, non?
SIBELLA a écrit:
Un coche arriva au lieu de rendez-vous fixé par le Seigneur de la Moutade afin de procéder à l'ouverture du testament de la Baronne de Pierrefort.

Sibella de Chenevières-Vissac, plus connu sous le nom héraldique de Phylogène, accompagné de son merveilleux époux Azdrine de Vissac également généalogiste sous le nom de Sylvestre descendirent du coche. Le secrétaire héraldique de Sibella, descendit également derrière le couple, une pile de dossiers sous le bras

Sibella arriva dans la pièce, salua les personnes présentes et chercha du regard un bureau ou une table qui devait lui être destiné. Elle vit la table et posa ses documents. Elle fit signe à son secrétaire de s'installer près d'elle, avec les dossiers, plumes et encriers et à ses côtés son époux pris place.


Elle se leva et s'adressa aux personnes présentes

Mes Dames, Messires,

Je suis Sibella de Chenevières-Vissac, Baronne d'Usson et de Riom, Dame de Beaumont de Comborn et d'Herzeele, sous le nom héraldique de Phylogène, Héraut ès Généalogie, accompagné par mon délicieux époux Azdrine de Vissac, Baron d'Usson et de Riom, Seigneur d'Herzeele et de Riom, Chevalier de Pardaillec, sous le nom Héraldique de Sylvestre, Héraut ès Généalogie.

Nous sommes ici ce soir pour procéder à l'ouverture du testament de la Baronne de Pierrefort, Dame Oya d"Azayes, qui nous a quitté récemment.


Elle ouvrit sa sacoche de cuir, sortit le testament scellé de cire verte . Elle brisa le scel, déroula le parchemin et à haute et intelligible voix en fit la lecture

oya a écrit:
Citation :
Ce deuxième jour du mois de janvier de l'an de grâce 1456, moi, Oya d'Azayes, Baronne de Pierrefort, saine de corps et d'esprit désire soumettre ici mes dernières volontés qui prendront effet au jour de ma mort.

Tous mes biens, mes titres quels qu'ils soient doivent revenir a mon fils né de mon mariage avec le Duc Barbu de Roanne, Pierre_de_Roanne.

Advenant que mon fils ne soit pas majeur au moment de ma mort, je nomme son père, Barbu, comme son tuteur et régent de ses biens. Si celui-ci meurt avant moi, j'aimerais que ma soeur Lady.Bleueyes soit nommée tutrice et régente a sa place.

et je signe ici, en mon manoir de Pierrefort et pour rendre le tout conforme j'appose mon sceau



Oya d'Azayes, Baronne de Pierrefort



Nous, Sibella de Chenevières, dict "Phylogène", Héraut ès Généalogie, enregistrons les présentes volontés et y apposons nostre scel afin qu'elles acquièrent pleine recognoissance.
A Sainct-Anthoine-le-petit, ce neuvième jour du mois de Janvier 1456.





Une fois le testament lu, elle le montra à Sylvestre, afin qu'il en atteste la véracité par le scel apposé.
azdrine a écrit:
Azdrine arriva en compagnie de son épouse et dès son arrivée parmi les membres de la famille, il vit que quelquechose clochait mais il ne sut quoi. Cependant, cela le mettait encore plus mal à l'aise, d'autant plus que le testament qu'il allait ouvrir était celui de son amie, de sa témoin de mariage.

Une fois tout le monde installé, Phylogène débuta la lecture du testament. Elle le donna au baron Azdrine afin de faire confirmer celui ci. Tout était fait comme il le fallait et bien que le testament n'était pas tout récent, Oya avait pris de précieuses dispositions.


Et bien ce testament est dûment reconnu par l'Hérauderie de France et attesté par un officier Royal. Il ne reste plus qu'a savoir si Pierre a atteint la majorité donc.

Je me permet d'ajouter à ce testament deux missives personnelles qu'Oya m'a donné en Champagne il y a quelques mois. Une pour chacun d'entre vous.


Il présenta les deux missives à Arthur et Pierre. Personne ne savait ce qu'elles contenait et il avait juré à Oya de ne pas les ouvrir.
lady.blueeyes a écrit:
Peu de temps après...la porte s'ouvrit laissant entrer le baron et la baronne d'Usson qui venaient cette fois-ci en tant que hérauts pour l'ouverture et la lecture du testament d'Oya. Un homme inconnu les accompagnait...sûrement un scribe se dit-elle.

Elle les salua tous trois, Phylogène prit place au bureau, Sylvestre se mit à ses côtés...ouvrant sa sacoche, elle en sortie un parchemin, brisa le sceau et déroula celui-ci.

Pierre était assis près d'elle, Lady lui prit la main et la serra. Elle savait que ce moment allait être très difficile pour son neveu.

Phylogène commença la lecture du testament, elle le tendit par la suite à Sylvestre qui certifia l'authenticité de celui-ci.


Et bien ce testament est dûment reconnu par l'Hérauderie de France et attesté par un officier Royal. Il ne reste plus qu'a savoir si Pierre a atteint la majorité donc.

Je me permet d'ajouter à ce testament deux missives personnelles qu'Oya m'a donné en Champagne il y a quelques mois. Une pour chacun d'entre vous.

Missives fût données à Pierre et Arthur...Lady regarda les deux hérauts.


Pierre est agé de 14 ans, il a donc atteint sa majorité. Il pourra donc jouir de l'héritage de sa mère sans ma régence.

Regarde son neveu...pâle sourire.

Je vais te laisser lire la lettre de ta mère...quand tu auras terminé, je vais te remettre ce qu'elle m'a remis juste avant de partir pour le front.

Elle lui déposa un baiser sur le front...le laissant avec les derniers mots de sa mère. Un regard inquiet vers Arthur...il essayait tant bien que mal de cacher la douleur qui le transperçait. Lui aussi tenait dernière missive de sa douce et tendre aimée.

Elle se retira quelques minutes, prit sa besace et sortie le paquet que Margueryte lui avait fait parvenir. Il était soigneusement gardé par sa gouvernante à la Douce.
Pierre_de_Roanne a écrit:
Pierre vit arriver le baron et la baronne d'Usson, le moment était arrivé d'ouvrir les dernières volontés de sa mère.

IL se plaça aux côtés de sa tante, assis près d'elle, elle lui prit la main, réflexe maternelle, mais ô combien apprécié en ce moment où la douleur de la perte de l'être le plus cher au monde pour lui se déroulait.

Il écouta la lecture du testament, puis la certification du baron vînt clore la lecture du testament.

Le baron Azdrine lui donna un courrier de sa maman. Pierre tenait, nerveux, le pli dans ses mains, n'osant l'ouvrir de suite.

Sa tante se leva et s'éloigna.

Pierre se leva et alla saluer le baron et la baronne comme il se devait.

Il se mit à l'écart et décacheta le parchemin

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MessageSujet: Re: Oya - Fougères - Héritage   Dim 24 Aoû 2008 - 15:39

oya a écrit:
Pour Pierre

Citation :


Ton père un jour m'avait dit: '' Notre vie n'est pas faite pour élever des enfants à courir les routes comme nous le faisons, l'épée à la main et le bouclier au poing'' De ces mots, je lui en ai voulu, tellement et tellement; ils revenaient comme un refrain à chacun de mes départs, à chaque fois que je devais te quitter, à chaque fois que j'entrais dans ta chambre embrasser tes boucles brunes avant de me sauver furtivement en pleine nuit. Pourtant si tu lis ces mots c'est que peut-être avait-il raison malgré tout, que quelque part, sur une route, j'aurai perdu ma dernière bataille, te laissant seul, orphelin, avec des responsabilités énormes pour de si jeunes épaules. Me pardonneras-tu? Pardonneras-tu à ta mère de ne pas avoir été celle que tu aurais mérité? Maternelle, présente.. j'en suis si désolée, désolée de ne pas être là pour te guider, t'aider dans ta nouvelle vie, désolée de ne pas pouvoir te conseiller.

Orphelin maintenant, mais pas seul, n'hésite jamais à te tourner vers ceux qui ont toujours été la pour moi, mes fidèles, mes plus chers amis, prêts a rire avec moi comme prêts a pleurer, ceux qui, depuis aussi longtemps que je puisse me souvenir, m'ont toujours soutenu, quels que soient les actions ou les décisions que j'ai pu prendre. Ai-je réellement besoin de te les nommer, tu les connais depuis que tes yeux se sont ouverts, et je sais que de toi-même c'est vers eux que tu te tourneras...Tata Lady, Papy, seront toujours à tes côtés, tant qu'ils auront un souffle de vie. Écoutes leurs conseils, suis leurs remarques, ils seront toujours justes et sensés.

Ton beau-père aussi saura t'aider, lui qui sait tous des projets que j'avais pour toi, pour mes terres aussi. Demande lui aide et soutient, jamais il ne te les refusera. Mais s'il te reste un peu de courage, malgré ta peine.. offre lui ton soutient à ton tour.. je n'ose même pas penser à la tristesse qui sera la sienne, si tu lis un jour cette lettre.

Tu te retrouves, a mon grand désarroi, avec des responsabilités énormes, des terres immenses et des titres à remplir un grimoire, je sais que jamais tu n’abuseras de tout ceci, je te fais confiance.. je sais que tu m’écoutais lorsque je te disais que la noblesse d’un homme ou d’une femme ne se voyait pas par son sceau mais par les actions qu’ils ont accomplis et qu’ils accomplissent encore à chaque jour.. que vivre noblement ne se résumait pas a participer aux joutes ou a ne pas épouser une roturière ou un roturier mais qu’on le retrouvait dans le respect démontré envers les hommes ou les femmes quels qu’ils soient, du vagabond au roy, et aussi par le travail pour son pays, son duché, sa ville ou son village, pour ses concitoyens. Ne juge pas un homme a ses mots, ni même par les actions dont il se vante, mais bien par ceux qu’il tait. Mais je ne m’inquiète point trop, dans ton sang coule un sang noble, de ceux qui font des grands hommes, des hommes d’actions et non pas de paroles. Saches t’entourer d’amis fidèles, choisis les pour leurs actions, n’hésites pas s’il le faut de te défaire de gens qui ne suivent pas ces valeurs, éloigne-les de toi et ne garde que ceux en qui tu fais confiance.

Je n’ai pas envie de terminer cette lettre, sachant qu’elle sera la dernière, écoutes bien ton précepteur, tu en as encore beaucoup à apprendre de lui, suis les conseils de ceux que je t’ai nommé… mais surtout, sois toi-même, agis avec toute cette brillante intelligence qui est tienne..

Je t’aime.. je t’embrasse autant de fois qu’il y a d’étoiles dans le ciel, et d’où je suis, avec ta sœur, nous veillons sur toi.

Ta Maman




Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Un nouveau coup de poignard, en plein coeur celui-ci.

Lire ce que Oya avait rédigé, c'était comme la voir, la regarder sourire, sentir l'odeur de ses cheveux encore une fois...

Il ouvrit prudemment la douce missive, et en prit connaissance.

Oubliée, la douleur au flanc, cette latente agonie qui le ronge.

Il lit, et c'est un peu d'elle qui lui parvient depuis les cieux.
oya a écrit:
A toi

Citation :
Tu sais, je te connais.. je sais comment tu te caches, comment tu ne montres rien, rien de ce que tu ressens, je sais reconnaître ce masque qui apparaît sur ton visage quand tu es blessé, je sais comment tu tais tes souffrances et tes peines. Mais si, je sais, je te connais, tu es moi, je suis toi, comment ne pourrais-je me connaître?

Si tu reçois cette lettre, c'est que mon corps ne sera plus, il sera parti avant le tien, te laissant porter ce masque presqu'en permanence maintenant. Si tu reçois cette lettre, tu souffres donc je souffre aussi.

Tu sais, je te connais.. si tu reçois cette lettre devant d'autres personnes, ne la lit pas, attend d'être seul, elle contient si peu, mais en même temps elle contient tout. Tous ces mots d'amour que je t'ai dit, chuchoté, chanté, hurlé même.. ces mots trop faibles qui ne suffisent pas, mais mes mots.. les miens, pour toi.

Cesse de lire.. attend.. cette lettre, tu la liras assis devant un feu, ou la mer, lis-la devant un lac ou un arbre, mais seul.. peut-être alors les entendras-tu aussi ces mots, mes mots.. car tout près je serai, toujours, ce n'est sûrement pas la mort qui m'éloignera de toi, ni toi de moi, alors que rien n'a pu le faire, ni l'opprobre des gens, ni les mensonges et les sournoiseries, ni la jalousie. Mon corps n'est plus mais un corps ne sert qu’à étreindre, c'est l'âme qui aime et mon âme est auprès de la tienne quoiqu'il advienne.

Si tu n'es pas seul, plie ce parchemin, met la dans ta poche et attend.. attend d’être seul...
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Il plie le parchemin, le range, sachant qu'il le lira encore et encore.

Il se retourne vers les personnes présentes dans la salle, puis se dirige vers Pierre, et lui passe le bras autour des épaules.


"Sois fort, pour elle."

Il retourne s'asseoir, et ses mains s'agitent sur la table, cherchant un invisible ennemi, puis il les dissimule aux yeux de tous.
Pierre_de_Roanne a écrit:
Pierre était toujours à l'écart, bien qu'il soit un adulte avec un poids de responsabilités énorme maintenant sur les épaules, il ne sut être fort, il ne put retenir lss larmes, elle jaillirent de ses yeux embués par la lecture de la lettre de sa maman.

Il se laissa tomber sur une chaise et laissa aller sa peine, peu importe les personnes présentes, son coeur saignait comme jamais, maman, ô ma douce maman, tu seras à jamais dans mon coeur.

Ses paroles furent chuchotées, il aurait aimé les hurler, mais il l'avait déjà fait sur la plage de Mimizan. Sa peine était grande, comment allait il surmonter tout cela ? Allait il avoir le courage ?

Il ne savait pas, il ne savait plus.

Il posa sa tête entre ses mains, se laissant aller, ne retenant pas ses larmes.

Arthur s'approcha et lui passa le bras autour du cou, lui aussi devait avoir une peine immense, pourquoi donc le coeur doit il souffrir ainsi.

"Sois fort, pour elle."


Il écouta mais ne pu répondre, il s'éloigna de nouveau.

Pierre resta sur sa chaise, les yeux dans le vide.
lady.blueeyes a écrit:
Le petit paquet toujours à la main, elle défit l'emballage que Margueryte avait fait...un léger tintement se fit entendre. Elle les garda précieusement dans sa main...si petites et si importantes pourtant pour son neveu.

Son regard alla vers celui-ci...là assis Arthur le bras autour de son cou pour essayer de lui donner une certaine force. À son tour, il alla s'asseoir, ses mains tripotant la table pour terminer sous celle-ci cachées aux yeux de tous.

À son tour, elle s'approcha de son neveu, une caresse dans sa tignasse, un baiser déposer sur le dessus de sa tête. Elle resta ainsi quelques moments avant de venir s'accroupir devant lui.


Pierre...tu as atteint ta majorité, aux yeux de l'hérauderie tu n'es plus seulement Pierre de Roane d'Azayes, fils de Barbu et Oya mais tu es Pierre de Roane d'Azayes, baron de Pierrefort et duc de Roane!

Prit la main de son neveu et ouvrit la sienne...au milieu de celle-ci, un trousseau de clés.



Voici les clés de Pierrefort et de Roanne, ainsi que les clés de leur cave à vin respective, trésor immense aux yeux de tes parents. Le double des clés que j'avais de Pierrefort et de ses dépendances y sont insérées.

Tu es jeune pour avoir à porter tout ça sur tes épaules. Je serai toujours là pour t'épauler si tu as besoin de moi. Tu pourras compter aussi sur l'aide de ton beau-père.

Tes parents possédaient beaucoup de terres, certaines et même plusieurs ont été confiées de leur vivant à ce qu'on appelle des seigneurs et des dames. Tu es donc devenu leur suzerain de par l'héritage que tu viens de recevoir.


Un regard vers les deux hérauts...

Arrêtez-moi si jamais je me fourvoie dans mes dires s'il-vous-plait...

Ces seigneurs et ces dames avaient porté allégeance à ton père ou à ta mère, ils doivent venir le faire à nouveau devant toi mais avant tout, à toi de décicer si tu leurs confie tes terres à nouveau car elles sont maintenant tiennes. Prends le temps de réfléchir à savoir si tu leurs confies à nouveau ou bien si tu décides de les confier à des personnes en qui toi tu as confiance quand tu trouveras que le moment sera venu. Tu en a le droit et le pouvoir.


Elle déposa les clés dans la paume de la main de son neveu et ferma celle-ci. Un baiser poser sur son front, elle se releva et s'assied près de lui.

Oya et Barbu avait chacun une armoirie et des sceaux reliés à leur domaine. Tu as le droit de les porter tous les deux ou même....

Dame Phylogène, si Pierre le souhaite, est-il possible qu'un nouveau blason soit fait pour réunir ceux de Pierrefort et Roane? et la même chose est-il possible pour les sceaux?


À nouveau regarde son neveu...

Je sais que ça te fais beaucoup à assimiler d'un seul coup...je t'en parlerai un peu plus longuement plus tard. Je suis certaines que dame Auvergne répondra à toutes les questions qui pourraient te venir en tête.

J'imagine qu'elle te présentera à la chambre des nobles maintenant en tant que baron de Pierrefort et duc de Roanne.


Elle prit sa main dans la sienne essayant de lui transmettre un peu de force et de chaleur qui lui faisait tout de même légèrement défaut depuis la mort d'Oya...
Pierre_de_Roanne a écrit:
Les yeux toujours embués il regarda sa tante qui s'était rapprochée, des mots de réconfort, des gestes chaleureux, sa présence, une présence tellement importante pour Pierre.

Il était baron de Pierrefort et Duc de Roanne, tout ces titres il les aurait échangés contre le retour de sa maman, mais il savait que cela était impossible.

Il prit les clés données pas Lady

Le parchemin serré entre ses doigts, il répondit à sa tante.

Pour ce qui est de mes vassaux, chacun d'entre eux recevra un pigeon de ma part, je vais avoir besoin d'eux.

Pour mes armoiries, je souhaiterai porter les deux, je souhaiterai les fusionner, les lier à jamais.

Tu sais que je vais avoir grandement besoin de toi, j'aimerai aussi que nanny soit à mes côtés, j'espère qu'elle pourra être là bientôt.


Les yeux dans le vague, plongé dans ses pensées

*Je vais avoir tant de choses à faire *

Il embrassa sa tante avant de se lever, puis se dirigea vers Arthur

Arthur, pourrais tu me dire ce que tu as vraiment, je vois bien que tu souffres et que tu veux m'épargner, mais tu sais, maintenant, je n'ai plus qu'une seul chose à faire, être digne du nom que je porte, et j'en fais serment devant toi, je me battrai pour que le nom des Roanne d'Azayes soit respecté et reconnu dans tout le royaume.

En l'honneur de maman, en l'honneur de celle que tu as aimé tellement, et que je sais, tu aimeras à jamais.


Pierre prit le bras d'Arthur avec tendresse.
lady.blueeyes a écrit:
Un tendre sourire vers son neveu...

Tu pourras toujours compter sur ma présence que se soit pour t'écouter, t'épauler ou te conseiller. Je sais que tu seras être digne de porter ses deux noms. La famille est sacrée...tes tantes seront toujours disponible...

Pierre se leva et rejoignit son beau-père, Lady en fit de même mais se dirigea vers la table où siégeait les deux hérauts.

Serait-il possible que vous vous chargiez de faire fusionner les deux blasons familiale ainsi que les sceaux ou devons-nous faire la demande à Auvergne?

Les yeux toujours posés sur Phylogène et Sylvestre, elle ne pu s'empêcher de jeter des regards furtifs vers Pierre et Arthur, inquiète...
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Arthur sourit, l'air pensif.

"Pierre, te voici investi de lourdes responsabilités, du fait de tes titres.
Souviens-toi toujours de ces quelques mots...

Respecte ton Roy et Aristote.
Ne laisse jamais personne tenter de te conduire sur un chemin où tu ne désires pas aller.
Méfie-toi, non pas de tes ennemis, que tu connais, mais de tes amis, du moins de ceux qui prétendent l'être.
Marie-toi, fais belle descendance, les noms que tu portent désormais sont trop prestigieux pour sombrer dans l'oubli."


Il se leva.

"Je dois accomplir quelque chose, je reviendrai te voir."

En faisant figure de glace, il se dirige vers la porte, en saluant les honorables membres présents.
Un mot à sa belle-soeur...


"Je ne sais pas où mes pas vont me guider..Je te le confie, prend soin de lui, c'est un brave et courageux jeune homme."

Il ouvre la porte, et part dans la nuit.
SIBELLA a écrit:
Sibella constatait l'émotion sur chacune des personne présentes. Pierre était triste, il comprenait bien sûr, mais sa maman était partie trop vite, trop tôt.

Lady posa une question au Héraut

Citation :
Dame Phylogène, si Pierre le souhaite, est-il possible qu'un nouveau blason soit fait pour réunir ceux de Pierrefort et Roane? et la même chose est-il possible pour les sceaux?

Oui tout à fait, il suffit qu'il se rende à la chapelle Saincte Antoine ou qu'il voit cela avec votre Héraut de Province Auvergne, et des armes pourront lui être confectionnées avec les fiefs. Ce sera très joli, vous verrez et Pierre sera fier de les porter.

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MessageSujet: Re: Oya - Fougères - Héritage   Dim 24 Aoû 2008 - 15:40

lady.blueeyes a écrit:
Lady toujours devant la table de travail discutait avec les deux hérauts. Phylogène venait de lui répondre...

Parfait je vous remercie! Nous prendrons contact avec Auvergne pour qu'elle puisse faire la demande au nom de Pierre.

Une parole d'Arthur..un regard vers lui, elle n'eut pas le temps de lui répondre qu'il était déjà parti.

Arthur!!! non...attend...

Trop tard...il savait qu'elle voulait examiner plus en profondeur sa blessure. Arthur mais pourquoi es-tu partie. Elle pesta intérieurement...tête de cochon se dit-elle!!

Elle essaya du mieux qu'elle pouvait de ne point montrer son inquiétude. Pâle sourire vers les deux hérauts.


La journée a été éprouvante pour tous. Y a-t-il autre chose que nous devons savoir ? des papiers à signer peut-être? Si le tout est conforme, je raccompagnerais mon neveu à Pierrefort.

Un regard vers son neveu, visage triste. Essayant encore d'assimiler tout ce qui venait de se dire et serrant tout contre lui la dernière missive de sa mère et les clés de ses terres.
SIBELLA a écrit:
Sibella sentait que Pierre de Roanne ainsi que Lady.blueeyes étaient très fatigués et épuisés par la tristesse de tout ceci. Elle voulait donc terminer au plus tôt afin de les laisser se reposer.

Avant que nous en ayons terminé, je vais vous remettre Messire, le Certificat de Succession Nobiliaire qui atteste que vous êtes l'héritier légitime de la Baronnie de Pierrefort.
Compte tenu que vous êtes majeure, il n'y aura donc pas besoin de tutelle.


Elle ouvrit la sacoche et sortit un parchemin portant son scel, qu'elle donna au jeune Baron.

Citation :
CERTIFICAT DE SUCCESSION NOBILIAIRE


Suite au décès de la Dame Oya d'Azayes, Baronne de Pierrefort et selon les dernières volontés de la défunte, mentionnées dans son testament en date du 2 janvier 1456, ouvert par le Héraut ès Généalogie "Phylogène" en présence de la famille et des amis de la défunte,


NOUS, Sibella de Chenevières-Vissac, dicte "Phylogène", Héraut Royal ès Généalogie, décidons, actons et certifions que le Sieur Pierre de Roanne, né du mariage de la défunte Dame Oya d'Azayes avec feu le Duc Barbu de Roanne, décédé également, est l'héritier légitime de la Baronnie de Pierrefort et dès ce jour est autorisé à porter armes et titres ainsi que de jouir du fief, biens et droits relatifs, selon les volontés de la défunte



Les présentes dispositions pré-citées, sont celles du testament rédigé par Dame Oya d'Azayes, Baronne de Pierrefort, en date du 2 Janvier 1456 et validé par le Héraut d'Armes "Phylogène"



Copie sera faite par le Héraut à son collègue dans le cadre de la mise à jour du Nobiliaire provincial.



Fait à Sainct-Anthoine-le-petit, ce vingt septième jour du mois de Juillet 1456



Voilà, à présent nous en avons terminé pour les formalités et nous allons nous retirer.


Phylogène ramassa tous ses documents, les rangea dans la sacoche et se rapprocha de Sylvestre afin de prendre congé de Lady.blueeyes et Pierre.
azdrine a écrit:
Arthur s'en alla très rapidement devant les yeux de tous et ce de façon assez incompréhensible. Sibella acta la succession et commença à regrouper ses affaires

Lady, je sais qu'une peine est longue à décroitre et qu'elle ne part jamais, si un jour le moral est bas, n'hésite pas surtout.

Puis se tournant vers Pierre.

Votre grace, recevez tous mes humbles souhaits de courage pour cette épreuve. Que Dieu vous guide dans cette épreuve douloureuse.

Il le salua d'un signe de tête et le couple de Vissac prit la direction de la sortie.
lady.blueeyes a écrit:
Phylogène tendit le parchemin de la succession nobiliaire à Pierre. Il le prit en remerciant la jeune femme. Il restait là immobile.

Sourire triste aux hérauts.


Je vous remercie et prendrai rendez-vous avec Auvergne pour la fusion des blasons et des nouveaux sceaux.

Lady, je sais qu'une peine est longue à décroitre et qu'elle ne part jamais, si un jour le moral est bas, n'hésite pas surtout.

Une main posée sur la sienne en signe de reconnaissance.

Merci Azdrine! Tu es bien placée pour savoir ce que nous vivons. Ma belle Tchii qui s'est éteinte il y a quelques mois...

Merci encore...soyez prudent sur le chemin du retour.


Les deux hérauts prirent congé les laissant seuls. Lady s'approcha de son neveu, passa un bras protecteur autour de lui.

Tu veux rester encore quelques instants ou nous rentrons?

Des yeux rougis, un regard à nouveau rempli de larmes.

Je veux rentrer à la maison tata. Me retrouver chez moi dans le lieu de mon enfance.

Lady avait saisi son allusion...ramassant toutes leurs choses. Elle tendit le mantel à Pierre, mit sa cape, ouvrit la porte et laissa passer son neveu avant de refermer celle-ci.

Viens...je vais te conduire à Pierrefort.

Il ne restait qu'eux, les gardes avaient soigné leurs montures et celles-ci arrivèrent des écuries reposées. Pied à l'étrier, ils chevauchèrent sur la route menant vers Pierrefort.

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