Duché du Bourbonnais-Auvergne

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 Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)

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Gypsie
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MessageSujet: Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)   Dim 10 Aoû 2008 - 11:10

ThemisLaDouce a écrit:
La duchesse, main tremblante, avait tenu à annoncer elle-même d'une courte missive la tragique mort de son époux à Rieux, dans une tente du campement de fortune des blessés de l'armée de l'Alliance du Centre. Blessés dont elle faisait également partie.

Le pigeon voyagea au travers des lignes ennemies puis alliées, traversa plusieurs comtés et duchés pour enfin parvenir au Bourbonnais Auvergne. Tous pouvaient ainsi lire un parchemin taché de larmes :






Citation :
Famille, Amis, connaissances, Peuple du Bourbonnais Auvergne, Fidèles de l'Alliance du Centre,

A tous ceux qui liront cette missive ou se la feront lire, salut !



Nous, Themis de Penthièvre de Balsac, Duchesse de Mauriac et de Combrailles, baronne de Balsac, Dame de Saint Hilaire de Loulay, avons la douloureuse responsabilité
de vous annoncer la mort de notre époux, Melkio de Balsac, XIIème Duc du Bourbonnais Auvergne, ce jour, à Rieux, suite de blessures au combat.

Que tous ceux qui l'ont connu aient une pensée émue pour l'homme de diplomatie et de bien qu'il fut, ce jour.


http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=332334&postdays=0&postorder=asc&start=45


Après avoir envoyé le pigeon voler jusqu'au BA, la duchesse entra dans une retraite spirituelle pour marquer sa terrible peine et son deuil.
Arthur_fils_d_Uther a écrit:
Un messager aux couleurs de l'Ost heurte l'huis d'un couvent retiré, puis remet à une religieuse un pli cacheté, à donner en mains propres à une Duchesse auvergnate plongée dans l'affliction.

La missive est la suivante.


Citation :
Duchesse.
En ces temps difficiles, où la mort nous ôte nos êtres chers, sachez que je m'associe à votre peine, et en ressent l'intensité.
Cette guerre bretonne nous est bien cruelle.

Sachez que vous pourrez compter sur mon amitié lors de votre retour dans la vie séculaire.
Bien à vous.

Arthur Pendragon, Maréchal de France.

jrag a écrit:
Citation :
Orléans, le 22 Juin 1456,

Votre Grâsce, Ma chère cousine,

Cette période est difficile, pour tout ceux d'entre nous qui partent protéger les intérêts du Roy, dans cette guerre aux maints fronts qui ne s'achève jamais. Mais cette pensée n'amoindrit pas la peine et la douleur qui me touche depuis la connaissance de cette nouvelle. Ce Duc, qui a toujours su guider avec passion l'Alliance du Centre, avec justesse la Diplomatie du Bourbonnais-Auvergne, et avec tact le Conseil laissera par sa disparition un grand vide dans nos vies.

Je m'associe à votre douleur et vous souhaite de trouver la paix dans la maison d'Aristote. J'attends avec envie le retour de jours plus calmes et sereins ou nous pourrons nous retrouver et discuter en sa mémoire.

Avec toutes mes amitiés,

Jrag de Marigny

Loin, au fond d'une infirmerie de fortune, dans une ville occupée par des bretons qui leur coupaient tout accès aux vivres, au droit le plus inaliénable même des prisonniers, Jrag leva sa plume, attacha la lettre à la pate d'un pigeon, et s'allongea à nouveau, observant l'oiseau partir vers l'Est.
Faust de Marigny a écrit:
Murat -

Faust, tenant en main la missive de condoléance de sa tante, fut particulièrement touché d'apprendre le décès de cet oncle qu'il n'avait pas eu le temps d'apprendre à connaître.

Citation :
Votre Grasce, Chère Tante,

Notre famille semble ces temps la proie de tous les malheurs, de toutes les souffrances. Votre soutien à l'occasion des funérailles de ma mère m'a été d'un grand secours.

Je suis profondément peiné d'apprendre ce jour le décès de votre époux, Sa Grasce Melkio. Je sais que ma mère le tenait en très haute estime. Permettez moi, ma tante, de vous adresser mes pensées les plus fortes et les plus tendres, dans l'espoir de pouvoir, au moins un peu, vous réconforter de cette terrible perte.

Mon amitié la plus sincère vous est acquise.

Faict à Murat,
le 22 juin de l'an 1456

Faust de Marigny
Ninjaturtel a écrit:
Ninja qui se baladait ici et la, comme a son habitude et cette fois ci surtout pour prendre du bon temps avant le résultats des élections, prit connaissance de la tragique nouvelle.

Il prit le soin d'écourter sa promenade afin de retourner a ses locaux et d'envoyer une missive a Themis


Citation :
Chère Themis,

Voila bien longtemps que je n'ai eu la chance de te voir ou d'avoir des nouvelles, de toi ou de Melkio, et c'est avec regret que je lis celle ci.

Ah qu'ils sont éloigné ces temps ou nous avons travaillé pour le duché, ou le temps coulaient doucement et ou on profitait de chaque instant.

La seule chose qui reste après ces années c'est notre volonté de servir le Roy, et cette volonté nous fait emprunter diverse voie.

Je te présente mes plus sincère condoléances pour ce décès si lourd, ce fut un homme bien et cette nouvelle ne peux que nous attristé.

Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas comme a mon habitude je reste present si je peux aider.
Tache de faire attention a toi, en esperant ne pas avoir une autre lettre de ce type te concernant, je te représente mes condoléances et tout mes vœux de soutient dans cette lourde épreuve.

Paix a son âme, que le Seigneur guide nos pas.


Ninjaturtel
Semias a écrit:
Nombre de courriers arrivaient à Rieux, il fallait porter réponse à chacune d'entre elle. La Duchesse s'étant retirée un temps au couvent, ce fut son fils qui se chargea de cette tâche.

Citation :
Messire Pendragon,

La famille de Balsac vous remercie amplement de l'attention que vous lui portez. C'est d'ailleurs cette même famille qui se joint à moi pour vous renouveler son soutien dans la dure épreuve que vous traversez actuellement.

Qu'Aristote veille sur vous et vos compagnons d'arme.


Semias de Balsac

Citation :
Messire Jrag,

Ma très chère mère, votre cousine a été littéralement boulversée par la mort de mon père, son époux. Aussi s'est-elle retirée loin du mode pour quelques temps. Gagez que vos mots lui ont été transmis, et qu'elle en fut très touchée.

En espérant que de votre côté, vous n'avez pas autant souffert des combats, je vous remercie au nom de la famille de Balsac pour votre soutien.


Semias de Balsac

Citation :
Cher cousin,

Vous savez d'expérience combien la perte d'un parent est tragique. Aussi, la famille de Balsac vous remercie pour votre missive, ma chère mère en fut très émue. Elle s'en est allée trouver le repos spirituel auprès des nones pour quelques temps.

En vous retournant cette même amitié.


Semias de Balsac

Citation :
Messire Ninjaturtel,

Ma mère fut très touchée par votre courrier, mais n'étant pas en état de répondre, je me charge de vous remercier en son nom.
Soyez assuré que je veillerai personnellement à la santé de ma chère mère. La famille de Balsac ne compte pas perdre un membre de plus avant quelques temps.

Qu'Aristote vous protège.


Semias de Balsac

Les missives furent donné aux coursiers qui partirent sur l'heure accomplir leur travail.
Fabien74 a écrit:
Apprenant la terrible nouvelle, Fabien eut une pensée pour Dame Themis et sa famille.
Il décida de prendre la plume et d'envoyer une missive aux Balsac.


Citation :
Montluçon, XXII juin 1456,

Dame Themis, Sieur Semias,

Je tenais à vous envoyer ce jour, mes plus sincères condoléances et vous témoigner ma plus profonde amitié. Je n'ai que trop peu côtoyé Melkio, vostre époux et père, mais son nom résonne encore à la Fondation et à l'AdC, et je sais quel grand homme il a été, et quel grand homme il restera pour tous les bourbonnais-auvergnats.
Je sais votre famille éclatée aux quatres coins du Royaume, voilà pourquoi je vous envoie, de nostre BA bien-aimé, tout le courage que ce pigeon sera capable de vous porter.

Que le Très-Haut vous accompagne,

Avec tout mon soutien,

Fabien
Tiresias a écrit:
Tiresias prit connaissance du décès. Encore un.
Trop fébrile pour écrire aussi tôt, il avait pris le temps.


Citation :
Chère Thémis,

Je n'en croyais mes yeux, en lisant la nouvelle. J'en suis profondément attristé, bien au-dela de ce que les mots peuvent exprimer.

Melkio était un Grand Homme. J'ai eu l'honneur et le plaisir de le connaître. Mais la mort est venue le chercher bien trop tôt.

J'ose imaginer à quel point cela doit être dur pour vous et vos enfants.
Si votre famille a besoin de quoique ce soit, je serai là.

Avec toute mon amitié à vous et votre famille en ce dur moment,

Tiresias,

Alayn a écrit:
J'appris la nouvelle du décès du Duc Melkio peu avant mon départ pour la Bretagne. Je pris le temps de prendre la plume pour écrire à sa femme, ma marraine.

Citation :
Vostre Grasce, marraine,

Nombreux sont les différents qui nous séparent, toutefois, sachez qu'à l'annonce de la triste nouvelle du décès de vostre époux, je ne pouvais rester muet. C'est pourquoi je vous écris ces quelques mots, pour vous faire part de mes plus sincères condoléances.

Le Bourbonnais-Auvergne est de nouveau en deuil, Melkio était un grand homme, je lui souhaite de trouver la paix auprès du Très Haut.

Mes pensées vous accompagnent.




Ysabeau a écrit:
Ayant appris la mort au combat de l'ancien duc Melkio, Ysabeau s'empressa d'envoyer un message de condoléances au nom du Berry, malgré son état de santé chancelant. Le pigeon partit à tire-d'ailes, elle espérait qu'il arriverait à temps dans la capitale.

Citation :
A la duchesse Thémis et à tout le peuple du Bourbonnais-Auvergne,

C'est avec grande tristesse que j'ai appris le deuil qui vous frappe. Melkio fut une grande âme. Au nom du Berry, je vous adresse toutes mes condoléances attristées, et vous assure de ma sympathie. Puisse Aristote l'accueillir en son Paradis solaire.
J'en profite également pour vous informer que le Berry est, semble-t-il, touché par un début d'épidémie de peste noire. Ayez l'obligeance de prévenir les éventuels voyageurs de prendre leurs précautions.
Ysabeau, ambassadrice du Berry en Bourbonnais-Auvergne.
Roderic_Varthak a écrit:
Rodéric apprit par l’un des anciens des sentinelles, la terrible nouvelle. Messire Melkio était mort au combat. Roderic se dit que pour un pro breton, comme certain le prétendait, il avait payé très chère son engagement dans ce conflit.
Rodéric rentra chez lui et se mit à écrire.


Citation :
Dame Themis, Messire Semias, votre fidèle vassal de même que l’ensemble des siens, vous présente en ce jour funeste leurs plus sincères condoléances.
Soyez assuré de tout notre soutient dans cette épreuves des plus difficiles. Si nous pouvons faire quelques choses, n’hésitez pas à le demander.

Anyenka, Roderic, Eliot, Amaëlle

Roderic ne prit pas la peine d’écrire plus, dans ce genre de moment les longues lettres n’était, à son humble avis, pas de mise.
Il renvoya par pigeon sa missive, espérant que ce dernier trouverait sa destinataire, puis s’empressa d’aller en informer sa mère.
Val1 a écrit:
Val1 entendit la nouvelle en retard. Il prit une plume et écrivit quelques mots.

Citation :
Votre Grâce, bonjour,

Cela fait une moment que je n'ai pas eu l'occasion de vous voir ou même d'avoir de vos nouvelles si ce n'est indirectement.

Et la seule nouvelle que j'ai entendu est la pire des nouvelles que l'on puisse entendre.

Je vous présente donc mes condoléances pour ce triste événement. Toutes mes pensées vont avec toute votre famille aisni que les familles qui ont des membres du BA en guerre.

Puisse le Très haut accueillir feu votre époux auprès de lui et lui laisser une place de choix, tranquille après tout ce qu'il a fait pour notre duché.

Bien à vous.

Val1

UN pigeon s'envola avec le message.
lucaa a écrit:
A Murat, Lucaa venait d'apprendre la funeste nouvelle, il n'avait jamais beaucoup connu sa Grasce Melkio, mais connaissait beaucoup son épouse Themis de Penthièvre de Balsac.
Il prit une plume, un parchemin et commença à écrire un message...


Citation :
Dame Thémis, Sieur Semias,

J'ai eu vent, à Murat, de la terrible nouvelle...
Je n'ai jamais bien connu votre époux, votre père mais je sais par de nombreux témoignages qu'il a été un grand homme avant son décès qui est malheureusement arrivé trop tôt.
Je vous apporte tout mon soutien pour ce tragique événement et toute mes pensées sont tournées vers votre famille.
Nous n'oublierons jamais Sa Grasce Melkio.

Revenez-nous vite et qu'Aristote veille sur vous,

Mes sincères amitiés,

Lucaa

Puis mis le parchemin autour d'une patte du pigeon qui s'envola la seconde suivante...
Tixlu a écrit:
Citation :
A la Famille de Balsac, Salut.

C'est avec une émotion vive que j'ai appris ce jour le décès du Duc Melkio. Le Bourbonnais Auvergne perd avec lui une personnalité d'envergure, ayant laissé son empreinte aussi bien dans le codex du duché qu'à la chancelerie ou encore à l'Alliance du Centre, dont il est probablement le premier artisan de l'implication du BA au sein de cette institution.

Ayant personnellement eu l'occasion de le cotoyer longtemps, parfois à ses côtés pour une coopération des plus fructueuses, parfois opposés sur le plan des idées, je garde de lui l'image d'un homme d'envergure qui aura su marquer son époque. Je vous transmets à vous sa famille mes plus sincères condoléances et vous assure de mon soutien dans ces moments difficiles.

Amitiés,

T.-X. de Ludgarès,
Duc de Lapalisse, Baron d'Arfeuilles, Seigneur de Commières, Pair de France
Fougères, le 24 juin 1456

*Noeline* a écrit:
Noeline eut vent de la nouvelle qui affectait la famille de Balsac.
Elle pensa sitôt à Semias son cher ami qu’elle n’avait vu depuis fort longtemps retenu par cette maudite guerre et prit le temps de rédiger quelques lignes.


Citation :
Très cher Semias,

Je suis consternée par cette triste nouvelle que j’ai apprise il y a quelques jours. Pardonnez mon retard à vous transmettre toute mon amitié, je suis inexcusable.
Je n’ai eut le plaisir de connaitre votre père mais sachez que j’ai le plus profond respect pour vous et votre famille.

Semias, je vous laisse transmettre toutes mes condoléances à votre mère et aux vôtres. Rien n’est plus insupportable que la perte d’un être cher.
Toutes mes pensées vous accompagnent en ces temps tragiques, vous savez que je suis là.

Bien affectueusement,
Noeline

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MessageSujet: Re: Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)   Dim 10 Aoû 2008 - 11:11

Sophonxe a écrit:
Presbytère de Murat:

L'abbesse Sophonxe revenait tout juste de l'église Notre Dame des Oliviers, où elle avait avec difficultés dit les funérailles de CeNedra de Marigny, lorsqu'elle appris la nouvelle du décès du Duc Melkio. Très affligée apr cette succession de décès, elle s'assit à sa table de travail et entreprit de rédiger une courte missive à l'attention de Thémis.
Citation :
Ma fille,

c'est avec une très grande douleur que j'apprends le décès de votre époux Melkio. Je ne manquerai pas de prier pour qu'il rejoigne Aristote et Christos dans la chaleur du soleil et pour que vous même et vos enfants trouviez la force de surmonter cette nouvelle épreuve.

Mère Sophonxe
Phaleg a écrit:
Coin d'un nuage

Se tournant vers les autres derrière lui

Hé les copains, il y en a un qui arrive!!!! Vindiou!!!! c'est un duc!!

Il se racle la gorge et règle la réverb

Eeeentre Iciiiii, noooooble duc, avec ton cortè....... hé...... mais......... c'est Melkio!!!!

Et les mecs!! c'est Mel qui arrive!!!

Ehoooo, Mel!!!!! Bouge-toi, il nous en manque un pour la belote!!



Puis il souffla en pensée à Thémis

Navré Them....
Taniet a écrit:
Un pigeon s'envola d'Aurillac pour rejoindre Thémis...

Citation :
Ma chère Thémis,

Cela fait longtemps que nous ne nous sommes vues. J'ai été quelque peu absente. Je m'en excuse.

Voilà que je reviens pour apprendre que tu es frappée d'un nouveau malheur. Sois sûre qu'en ces instants difficiles, toutes mes pensées t'accompagnent. Je prierai pour le repos de l'âme de ton époux. Reçois toutes mes condoléances.

Je t'embrasse bien fort.

Tani.
silec a écrit:
Un pigeon m’averti du tragique destin du Duc Melkio de Balsac, Duc de Combrailles et de Mauriac, Baron de Balsac, Seigneur de Saint-Hilaire de Loulay

Je renvoi le pigeon avec une missive.


Citation :
A la famille de Balsac,

Je viens d’apprendre le décès du Duc Melkio de Balsac, dans des circonstances tragiques, loin de chez lui, seul.

Nous perdons un grand homme, qui a fait beaucoup pour le duché.

Puisse Aristote l’accueillir dans sa demeure.

Je m’associe à la douleur de ses proches.

Silec de Joncheray, duc de Saint Nectaire, baron de Mercœur D’Auvergne.

faict à Fougeres camp de l'ordre royal de la licorne et des XLV le 23 juin 1456
le fantome de Barbu a écrit:
Phaleg a écrit:
Coin d'un nuage

Se tournant vers les autres derrière lui

Hé les copains, il y en a un qui arrive!!!! Vindiou!!!! c'est un duc!!

Il se racle la gorge et règle la réverb

Eeeentre Iciiiii, noooooble duc, avec ton cortè....... hé...... mais......... c'est Melkio!!!!

Et les mecs!! c'est Mel qui arrive!!!

Ehoooo, Mel!!!!! Bouge-toi, il nous en manque un pour la belote!!


Barbu regarde, perché sur sa branche préférée ( bin oui, il y a pas que des nuages la haut, faut bien un peu d'arbres pour faire de l'ombre et surtout, avoir des fruits bien murs à manger)

Ha bin oui, c'est lui.............mais alors, ça veux dire que .......enfin, elle est libre, zut, hééééééééééééé, Aristote, s'il te plait, je peux redescendre en bas quelques temps????
Alivianne a écrit:
Un courrier partit de polignac

Citation :
A la famille des Balsac,

Ma famille et moi compatissons dans votre douleur et peine. La perte d'un être cher n'est jamais quelque chose de bien.

Le coeur en souffre beaucoup, mais heureusement, les souvenirs restent longtemps gravés. C'est vers eux qu'on doit réfugier notre peine. Celle-ci se trouvera moin forte et l'esprit du duc Melkio a jamais vivant dans vos coeurs.

Acceptez nos sincères condoléances

Famille d'azayes

Semias a écrit:
De nombreux courriers étaient encore arrivés à Rieux. Entre deux visites au couvent, le jeune homme prit le temps de gratter quelques mots à l'aide d'un plume avant de les envoyer à travers le Royaume.

Citation :
Sieur Fabien,

Je vous remercie de votre soutien dans cette épreuve difficile, et vous assure de celui de la famille de Balsac quant aux charges qui vous ont été confiées récemment en Bourbonnais-Auvergne.

Cordialement.


Semias de Balsac

Citation :
Sieur Tiresias,

Je sais combien ma Mère vous estime, et je tiens à vous informer qu'en son et celui de toute notre famille, nous vous remercions pour vos quelques mots.

Amicalement.


Semias de Balsac

Citation :
Monseigneur de Viverols,

Il est un temps où il faut, en effet, savoir faire fi des différends personnels, et nous vous remercions vivement pour vos condoléances.

Mes respects.


Semias de Balsac

Citation :
Votre Excellence,

Nous vous remercions pour les quelques mots de soutien qui nous ont été transmis jusqu'en terre Bretonne. Puisse Aristote, à défaut d'avoir veillé sur mon père quelques instants, faire preuve de plus de compassion envers le peuple Berrichon.

Transmettez mes amitiés et mon soutien les plus entiers à Sa Grâce la Duchesse du Berry.

En vous saluant.


Semias de Balsac

Citation :
Messire Varthak,

Ma mère estimait beaucoup feu votre père. Il en va de même pour toute la famille de Balsac envers vous à présent, et c'est ave grand plaisir que nous lisons ces quelques lignes.

Amicalement.


Semias de Balsac

La suite attendrait encore un peu. De toute manière, les stocks de parchemin avaient été écoulés à une vitesse folle, il fallait attendre le ravitaillement.

( Mr. Green )
ThemisLaDouce a écrit:
La suite vint de la main de la duchesse enfin sortie du couvent.
Toutes ces lettres de témoignages d'amitié, Themis était très émue.
Il lui tenait à coeur de répondre à toutes les missives dont Sémias n'avait pu faire de lettre.

La première pour le Chambellan Val1.



Citation :
Cher Chambellan,

Je vous remercie pour vos mots réconfortants.
La diplomatie perd un homme de bonté et de pondérance. J'espère que bientôt des négociations auront lieu, scellant l'avenir de le Bretagne et de la Couronne de France. Ainsi, mon époux ne nous aura pas quittés pour rien...
Nous pourrons bientôt travailler ensemble au sein du Haut Conseil de L'Alliance du Centre, et je m'en réjouis.
Qu'Aristote guide vos pas,

Bien à vous,




Citation :
Mon cher Lucaa,

Tes mots sont réconfortants, je t'en remercie vivement. Oui, jamais nous n'oublierons Melkio, comment le pourrions nous tant il a marqué de son sérieux, sa passion, son travail acharné le Bourbonnais Auvergne et nombre de ses institutions.
Je t'embrasse fort,

Themis


Citation :
Cher Tixlu, cher Duc,

Recevez mes sincères remerciements quant à vos mots emprunts de gentillesse et de tristesse.
Bien à vous,




La prochaine à Mère Sophonxe.

Citation :
Ma mère,

Veuillez accépter mes remerciements sincères pour les prières que vous accordez à feu mon époux. Je reviens à peine d'une retraite spirituelle pour trouver la force de continuer à vivre sans lui. C'est à présent pour mes enfants que je vis et pour eux je me dois d'être forte.
J'espère que vous pourrez officier avec Mère Ivrel pour l'enterrement de mon époux, je sais qu'il l'aurait désiré ainsi.

Bien à vous,





Citation :
Ma chère Taniet,

Merci infiniment pour ta gentille lettre. Je me réjouis de te savoir de retour et une fois en Bourbonnais Auvergne, je viendrai te rendre visite, discuter avec toi de nos vieux souvenirs.
Melkio va me manquer, une page se tourne...

Je t'embrasse bien fort,

Them



Citation :
Cher Duc Silec,

Recevez par la présente mes sincères remerciements. Melkio était un homme bon et droit qui je suis certaine repose à présent en Paix dans la chaleur du Soleil.
Bien à vous cher Duc,




Et la dernière pour Alivianne. Cette missive toucha particulièrement la Duchesse tant ces deux dames s'étaient souvent chamaillées.


Citation :
Ma Dame,

Recevez les remerciements de la famille Balsac et les miens propres en particulier. Les querrelles d'hier trouveront je l'espère une issue favorable aujourd'hui.
Puisse Aristote garder vos pas et ceux de votre famille.


Semias a écrit:
Le dernier message fut envoyé à cette demoiselle Aurillacoise avec laquelle il avait pu visiter une part du Bourbonnais-Auvergne avant son départ vers la Bretagne.

Citation :
Chère Noeline,

Vos mots me touchent profondément. La tristesse de ce père perdu si tôt est une épreuve que je m'attache à relever à chaque instant. La famille de Balsac dans son entier tient à vous remercier pour votre lettre, et moi plutôt deux fois qu'une.

J'ose espérer que tout se passe au mieux pour vous en Bourbonnais-Auvergne. Je vous souhaite de passer encore nombre de jours heureux à Aurillac.

En espérant avoir la joie de vous revoir dans un futur proche.


Semias
StCross a écrit:
St Cross prit sa plume, une fois n’est pas coutume ayant apprit une bien triste nouvelle …

Citation :
Chère amie,

Je vous présente mes sincères condoléances à vous et votre famille et vous accompagne de tout cœur dans ce triste moment, L’auvergne voit encore disparaître un grand et moi un homme que j’estimai beaucoup.

Qu’Aristote vous garde Douce Duchesse vous qui avez tant supporté mes frasques.


St Cross de Stahel Bourbonnais avant tout.
ThemisLaDouce a écrit:
Themis allait répondre à la courtoise lettre du Duc du Bourbonnais Auvergne quand un nouveau pigeon se posa sur le petit bureau de fortune de la duchesse. Tapotant du bec à droite et à gauche pour chercher des graines, l'oiseau battit des ailes pour se manifester un peu plus. Themis qui retira le parchemin coincé près de sa patte.
Elle n'en crut pas ses yeux. St Cross !
La duchesse laissa en plan le début du commencement de l'embryon de lettre pour Marty et s'empressa de répondre à StCross, cet ami bourbonnais taquin qui, se rendait elle compte, était resté muet depuis trop longtemps .


Citation :
Cher St Cross,

Je suis très touchée par votre lettre. Vous avez su trouver des mots qui sans enlever la peine l'apaise un peu. Oui, Melkio était un grand homme...
Qui me manque chaque jour qui passe un peu plus.

J'espère que vous vous portez au mieux et que vous passez des jours paisibles à Bourbon. Vos frasques me manquent et manque sans doute au duché dans son entier, promettez moi de revenir au devant de la scène bien souvent. Vous êtes un peu l'âme de notre Bourbonnais Auvergne...
En espérant vous revoir bien vite, je prie Aristote pour qu'il guide vos pas.

Sincèrement,


Edorazio a écrit:
Une lettre cachettée arriva, qui avait du parcourir un long chemin, retardé par les crûes du Rhônes.

Citation :
Pèr aquestoù lètro de man,

Nau, Edorazio Pablo Michaëlangelo di L'Escala, ambassaidor dau Marquesat dau Alps Occidentalouns í de Prouvènço Liure, pèr Seu Maiestat lou Marquese í lou Illustre Coum de Prouvènço ;



En ces jours pluvieux, exprimons les sincères condoléances de la Provence, à l'annonce de la mort de sa Grandeur Melkio de la famille de Balsac et compatissons à la triste douleur de ses proches. Exprimons toute notre sympathie au peuple arverne et aux proches d'un guerrier tombé loin des siens.


Fa en Avignoùn, lou vuitè de julol MCDLVI,
pèr nau, ambassaidor Di L'Escala
lapinus27 a écrit:
Lapinus regrettait de n'avoir pu envoyer ce pli plus tôt, mais il avait beaucoup voyagé ces derniers temps et, arrivé à destinatiin, n'avait pas eu le temps de se tenir informé des affaires du Royaume ; et avait appris la funeste nouvelle de le bouche d'un marchand ambulant auvergnat par hasard croisé en taverne.

Citation :
Duchesse,

Vous ne me connaissez pas, je ne vous connais que de nom ; et je le regrette.
Sachez toutefois que j'ai bien connu votre défunt mari lorsqu'il était chancelier de votre duché et moi son homologue en Alençon.
D'une simple relation purement professionnelle, nous nous sommes très rapidement liés d'amitié.

Cette amitié ne fut jamais brisée, même lorsque feu votre époux fut devenu Duc du Bourbonnais et Auvergne ; car, même aux plus hautes charges politiques qu'il existe, il avait su ne jamais oublier d'où il venait ni ses amis.

Il était et sera toujours un grand homme, et l'Alliance du Centre ne s'y est pas trompé en confiant diverses charges à ce sage et avisé homme d'état.
Homme d'état mais également homme de coeur, d'une honnêteté et d'une humanité rare en toutes circonstances.

Duchesse, en tant qu'homme d'Eglise et malgré que je ne vous connaisse personnellement, je vous conjure de ne jamais oublier que si Dieu nous envoie toutes ces épreuves, c'est pour éprouver notre foi. Ces épreuves et ces malheurs ne doivent pas nous faire perdre la foi en Dieu, car elles nous sont envoyées uniquement pour Lui prouver que nous ne nous détournerons pas du chemin de la Vertu car nous gardons foi en lui.
C'est pour cela que j'aime répéter que "tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort". A chaque épreuve surmontée grâce à notre foi, celle-ci grandit, et nous avançons un peu plus sur le chemin du Pardis... Jusqu'à notre trépas.

Je prie avec ferveur notre Créateur pour qu'il accueille feu votre époux au Paradis Solaire.
Qu'Aristote vous garde.


Rédigé, signé & scellé en l'enceinte de Loches, Touraine, ce mercredi seizième du moy de Juillet de l'an de grasce MCDLVI

Lapinus de Cardaillac, curé de Loches


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MessageSujet: Re: Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)   Dim 10 Aoû 2008 - 11:12

Gweltas a écrit:
Une missive chiffonnée arrive avec plusieurs jours de retards. Manifestement, la personne qui l'a écrite n'a pas choisi de l'envoyer par courrier spécial.

Citation :
Themis,

J'ai jamais été le plus fort dans cet exercice, tu le sais bien. Y'a pas à tortiller, Melkio il aurait jamais dû partir au front loin de chez lui. Ça lui a pas servi à grand chose même si nous savons tous deux qu'il n'aurait pas pu faire autrement. C'était dans sa nature, c'était plus fort que lui ! Il est hélas tombé, faute à pas d'chance. Je m'demande maintenant avec qui j'vais pouvoir taper la causette les soirs où il gèle en hiver ? Il va m'manquer !

Si tu le veux, j'ai une place dans la chapelle de Zerou pour qu'il y repose en paix. Mais je crois que son domaine de Balsac lui tend déjà les bras. Si tu le souhaites également, n'hésite pas à venir me voir dans mon domaine d'Aigueperse. Cela te changera certainement les idées...

Puisse-t-il vivre encore longtemps dans ton cœur et ceux de ses amis et proches. En ce qui me concerne, il restera dans mon esprit aussi longtemps qu'Aristote me prêtera vie !

Gweltas, un jour incertain et toujours retiré en son domaine
ThemisLaDouce a écrit:
Clermont - Palais Episcopal

Assise devant le petit bureau de l'appartement que Monseigneur Ivrel avait fait préparé pour elle et sa famille, Themis s'apprêtait à répondre au courrier Provençal quand deux autres missives arrivèrent. C'est le coeur serré que la duchesse répondit aux trois, à la suite.

Citation :
Sieur Ambassadeur Edorazio Pablo Michaëlangelo di L'Escala,
Merci de transmettre la missive jointe à votre Marquis.
Sincèrement,

Themis de Penthièvre Balsac

Citation :
A sa Majesté Kalanquin di Cianfarano, Marquis des Alpes Occidentales,

Veuillez recevoir, votre Altesse, mes sincères remerciements pour votre missive adressée par votre ambassadeur Edorazio Pablo Michaëlangelo di L'Escala pour le deuil qui touche ma famille et le Duché du Bourbonnais Auvergne. Je suis très touchée par vos mots de reconfort et votre sympathie provençale que je n'oublierai jamais.

Bien à vous,

Themis de Penthièvre Balsac




Citation :
Père Lapinus de Cardaillac,

Je ne connais de vous que ce que feu mon époux m'a raconté. Je sais qu'il vous portait grande estime et sincère amitié. Dans son testament qu'il m'a fait lire quelques semaines avant son trépas il vous citait encore.
Les mots que vous employez pour parler de feu Melkio le décrivent parfaitement. Homme d'Etat et homme de coeur...J'espère pouvoir un jour converser avec vous et rencontrer un ami cher de mon époux.

Vos prièrent me vont droit au coeur et rassurez vous, je garde foi en l'Eglise, restant persuadée que le Trés Haut accueillera mon amour dans sa lumière pour son repos éternel.

Bien à vous,

Themis de Penthièvre Balsac




Citation :
Très cher Gweltas,

C'est dans ces moments-là que toi et ton boulier, tes bottes offertes par Barbu et ta bougonnerie légendaires me manquent encore davantage.
Tu as raison, Melkio n'aurait jamais du partir à la guerre, nous n'aurions pas du répondre au ban, mais pouvions-nous faire autrement? Il est des devoirs contre lesquels nous ne pouvons lutter et partis fièrement aider notre roy, beaucoup d'entre nous sont revenus les traits tirés et les larmes aux yeux. Deux diplomates au combat ne pouvaient revenir sains et sauf, le Très Haut en a décidé ainsi.

Je te remercie pour la chapelle de Zerou, mais comme tu le dis, c'est à Balsac que Melkio voulait reposer pour l'éternité. Je viendrai à Aigueperse te présenter les enfants, des jumeaux, portraits de leur père, mais, je crains, caractère de leur mère. Je viendrai très prochainement et ensemble nous reparlerons de Melkio et de nos combats communs, de nos echecs, de nos victoires, de nos rêves...On en a fait du chemin ensemble, Gweltas !

Avec toute mon amitié,

Themis
icie a écrit:
Il était de ces mauvaises nouvelles qui laissent des traces indelibiles. Le deces du duc Melkio était de celle là.
Icie laissa son esprit vagabondé quelques années en arriere. Les bureaux de l'Alliance du Centre avaient raisonné de leurs discussions et de cette etroite collaboration d'où était né, le traité qui la regissait encore.
Elle avait apprecié la droiture et le grand diplomate qu'était Melkio.

Elle soupira
Il était tombé en servant son Roy, en accomplissant son devoir, sur le champ d'honneur.



Citation :


Chère Thémis

Qu'en ces jours tragiques mes pensées vous accompagne avec vos enfants.
Melkio fut de ces hommes que l'ont croise et qui reste à jamais gravé dans les esprits tant sa personnalité, faite de droiture et de générosité, marque ceux qui l'ont cotoyé.

L'Alliance du Centre lui doit sa naissance et un soutien sans faille.

Mes prières se meleront aux votres.

Qu'Aristote vous protege avec vos enfants.





Fitzounette a écrit:
Une buse, messager privilégié de la branche Angevine des Penthièvre, vient se poser à la fenêtre du bureau.

Citation :
Aux familles de Balsac, Penthièvre de Balsac et Marigny

nous adressons nos plus sincères condoléances. Votre peine est nôtre.
Une autre Penthièvre est partie, Tifenn, fille de Gomoz et Juallia. Le Très-haut nous impose bien des épreuves ces temps-ci. Croyez en notre indéfectible soutien.

Fitzounette de Dénéré Penthièvre, Damoiselle de la Croixille.

gatimasse a écrit:
Un messager arriva tout spécialement de Touraine:

Citation :
A sa Grâce Themis de Penthièvre Balsac ,

Nous venons d'apprendre la mauvaise nouvelle....
Je n'ai que peu connu votre époux, mais j'ai pu voir, pendant les quelques jours passés a ses coté au lieu de rencontre de l'AdC, qu'il était droit et sincère.
Veuillez recevoir les sincères condoléances du peuple tourangeau.

Amicalement,
Gatimasse, duchesse de Touraine.

princedusud a écrit:
Je me joins à la Duchesse de Touraine pour vous présenter mes sincères condoléances.


Princedusud de la cour d'Espagne,
Ambassadeur de Touraine,

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MessageSujet: Enterrement   Dim 10 Aoû 2008 - 11:17

ThemisLaDouce a écrit:
RP ouvert à tous. Merci au Chef censeur de supprimer les messages HRP de ce RP.


Le Cortège quitta Rieux à la nuit tombée. Sans un bruit, se frayant un chemin sur les routes bretonnes non sûres. Le "passeur" et Hector, le valet nigaud de Themis ouvraient la route en guidant l'attelage où reposait le cercueil du Duc Melkio et la duchesse et ses enfants fermaient le cortège sur leurs montures.

Arrivés en rase campagne, après plus de 4 heures de route ils firent enfin une pause. Descendant de cheval, Themis demanda qu'on lui apporte son encrier et un parchemin pour écrire à Son Excellence Ivrel.


Citation :
Chère mère,

Comme vous le savez sans doute, Melkio n'est plus. Notre tendre époux est tombé sur le champ d'honneur.
Enfin nous avons pris la route pour le Bourbonnais Auvergne ce soir. Nous espérons arriver sans encombre dans quelques jours. Je sais que Melkio aurait voulu que vous officiez pour son enterrement. Il l'avait notifié dans son testament. Cela vous serait-il possible chère mère?
Je vous tiendrai au courant de nos déplacements et des éventuels problèmes que nous pourrions rencontrer sur le chemin, tant les routes au nord sont dangereuses ces temps ci, les combats font rage encore...Priez pour nous mère Ivrel.

Bien à vous,

Themis


Vole jusqu'à la cathédrale de Clermont Furax, murmura t'elle à son pigeon après lui avoir attaché le message à la patte.

Elle rejoignit ensuite le reste de la triste troupe qui mangeait. Repas frugal et froid, impossible d'allumer un feu, il ne fallait pas se faire repérer. Elegie semblait fatiguée et n'avait pas le coeur à taquiner son frère qui grignotait un bout de pain en silence. La duchesse s'approcha des enfants et caressa les cheveux de sa fille. Sa blondeur, tout comme celle de Sémias, était celle de Melkio, Selaven lui possédait les mêmes cheveux noir de jais de sa mère. Laissant ses enfants à nouveau, Themis se remit à écrire, courriers envoyés en BA, au Poitou, pour ses amis, prévenir de son retour, que tout soit prêt.


Citation :
Mon cher Tirésias, cher escuyer,

Nous revenons en Bourbonnais Auvergne bientôt. Nous devrions être à Clermont dans peu de jours. Messe sera dite à la Cathédrale puis nous partirons pour Balsac, ramener mon époux sur ses terres où il reposera à jamais. Peux tu t'assurer que tout sera en place avec mère Ivrel si elle peut officier? Peux-tu prévenir Althiof, Jrag et toute la famille?

Affectueusement,

Themis


Citation :
Cher Seigneur d'Auzances,

J'espère que cette courte missive vous trouvera en bonne santé, Aristote veillant toujours sur vous et votre famille. Je prie pour ma part pour voir cette guerre se terminer rapidement pour que ce bain de sang cesse.
Votre suzerain sera enterré prochainement en Bourbonnais Auvergne, j'espère pouvoir vous recevoir à Combrailles bien vite.
Bien à vous,

Themis de Penthièvre Balsac



Citation :
Cher Elra, Cher Cousin,

Je quitte Rieux ce soir pour Clermont. Je ne peux te dire quel sera notre itinéraire ni même si nous passerons par le Poitou tant tout cela est gardé secret par le breton que j'ai payé rubis sur l'ongle pour nous faire quitter le pays. La récompense qui l'attend à Balsac si nous arrivons sains et saufs me rassure sur notre sureté.
Cette lettre pour t'apprendre donc que l'enterrement de Melkio se déroulera bientôt en la Cathédrale de Clermont.
Bien à vous mon cousin, qu'Aristote guide vos pas...

Themis


Citation :
Cher StCross,


Nous avons pris la route pour le Bourbonnais Auvergne afin de pouvoir enfin enterrer Melkio en ses terres de Balsac. Une messe sera dite en son honneur à Clermont.
Si tu le peux, quitte Bourbon et viens nous rejoindre en la Capitale, j'ai besoin d'un visage ami qui en ces circonstances bien tristes me manque.
Bien à toi,

Themis


Citation :
Cher Duc de Montfort,

Une courte missive cette fois-ci pour vous faire part de notre arrivée prochaine en Bourbonnais Auvergne. Nous ramenons le corps de feu notre époux qui recevra les sains sacrements en la Cathédrale de Clermont dès que nous serons en notre duché.
J'espère que votre tendre épouse se remet de son état de santé et que votre enfant à naître le pourra dans un monde de paix et de félicité.
A bientôt cher suzerain,

Themis de Penthièvre Balsac


Toutes les missives partirent et Themis put enfin retourner vers ses enfants qui s'étaient endormis lui semblait-elle. Le breton machouillait une brindille, chapeau baissé sur ses yeux et Hector veillait, la main sur la garde de sa dague. Themis en sourit malgré elle : le valet se blessait sans cesse avec cette lame, cette vigileance était donc vaine. La duchesse s'assoupit un instant, avant que le cortège ne reprenne sa route silencieuse vers les volcans endormis du Bourbonnais Auvergne.
Hector, valet nigaud a écrit:
Ils étaient partis en pleine nuit pour ramener à la maison le corps du Duc. En pleine nuit! Devait-elle être bouleversée, la belle Duchesse, pour avoir de telles idées, franchement... Se passer ainsi d'une bonne nuit de sommeil... D'un autre côté, ce devait être important, pour partir ainsi au crépuscule. Forcément. D'autant plus qu'on l'avait mis en charge de l'ouverture de la marche, lui, Hector! Ah, c'était sûr, elle pourrait suivre les yeux fermés, la belle Duchesse... Aucun risque qu'ils ne se perdent, ou fassent de mauvaises rencontres... Et quand bien même, n'avait-il pas sa belle dague toute brillante? Alors il ferait beau voir que des marauds s'approchent... Non, décidément, elle était en sûreté, sa maîtresse. Et il s'échinait à écarquiller les yeux sur la route sombre s'étalant devant eux pour s'en assurer... Sûr que la Duchesse remarquerait combien il s'échinait pour elle!

Plusieurs heures plus tard, une pause fut demandée, à laquelle Hactor répondit dans la seconde en arrêtant l'attelage, manquant au passage faire perdre quatre dents au placide cheval de trait qui tirait le cercueil du Duc. La Duchesse demandait son encrier et un parchemin? Hector était là, quelle ne s'inquiète pas! Et lui apporta sans tarder les objets demandés, manquant de justesse perdre l'encrier dans le noir en trébuchant sur une racine. Avant de retourner farfouiller dans les malles en se morigénant à mi-voix, quand on lui fit observer qu'il n'avait pas amené l'écritoire ni la lanterne.


Ah, vraiment, Hector... C'trop injuste, ça, d'te reprocher de n'pas avoir amené des objets qu'on n'ta pas demandés... Faut-y donc qu'elle soit boul'versée, la Duchesse...

Puis, alors qu'elle écrivait, il décida soudain que le "campement", comme il se le baptisait intérieurement non sans pompe, nécessitait d'être surveillé par une patrouille. Et qui donc mieux qu'Hector pour s'en charger, hein? N'était-ce donc pas lui qui avait une belle dague brillante?
La grosse Mathilde a écrit:
Oh mais qui est-ce qui rôde autour là ?
Hmmm cette silouhette quasi élancée, presque athlétique mais sans doute trop bedonnante...
Et cet air niais !


Bon sang mais c'est bien sûr !

Grand signe de la main. Heureusement que le voisin a tourné la tête au même moment sinon il se faisait embarquer les narines.
Ah le bel Hector n'a pas vu. Dommage.

La grosse Mathilde réajuste son bustier. Les hommes aiment les poitrines généreuses paraît-il. On peut dire qu'elle la pas été épargnée d'ailleurs, il y en a bien pour deux là dedans !

Puis, de la démarche chaloupée du bûcheron, elle s'en va en direction de son valet préféré. Un peu jeune, mais si charmant. Elle lui apprendra les joies de la vie à ce garçon !

Arrivée presque discrète à côté du valet.


Et bien mon nigaud, qu'est-ce que c'est donc que tu viens faire par là ?

Un sourire le plus charmeur possible pour attirer l'attention du mâle pendant qu'un main se glisse par derrière et lui pince le fessier. Ca faisait longtemps qu'elle en avait envie.

Huhuhu...
Hector, valet nigaud a écrit:
Et bien mon nigaud, qu'est-ce que c'est donc que tu viens faire par là ?

La voix de la grosse Mathilde résonne aux oreilles d'Hector qui sursaute alors que la grande paluche de la servante se referme sur le pauvre derrière déjà bien meurtri par cette nuit passée assis sur une charrette inconfortable, à parcourir des routes pleines de trous... Non mais, comment l'appelle-t-elle donc, la Mathilde? Ouvrant de grands yeux, il lui répond, outragé, l'emportement lui faisant même oublier l'attrait certain de l'opulente poitrine, usuellement si tentante...

Nigaud? Moi? Allons donc, vous oubliez que j'suis l'valet personnel d'la Duchesse, et qu'elle m'a donné une belle dague ben brillante! Est-ce qu'on donn'rait une belle dague ben brillante à un nigaud, hein, m'dame la Mathilde? Alors c'que j'fais là, c'est que j'veille sur vous tous, j'surveille le camp, pendant qu'la Duchesse s'repose, m'dame la Mathilde! Ha! C'est-y donc êet' nigaud, ça?

Concluant son propos sur cette exclamation triomphante, et toujours vexé par l'appellation "nigaud", Hector reprend son tour des quelques chevaux d'une démarche forcée, selon lui assez imposante pour effrayer quiconque approcherait du campement de fortune. Avec un peu de chance, il impressionnerait même la Mathilde et sa poitrine... Mais quand même... Lui, nigaud? Pah! Sans lui, ce camp ne serait même pas convenablement surveillé, avec ce vieux garde trop flemmard pour s'occuper convenablement de sa charge... Et on l'appelait nigaud! Ah, vraiment...
Colomba a écrit:
Campement de fortune de la petite troupe - routes bretonnes pas sûres


Allongée de tout son long sur l'herbe mouillée, Colomba, servante plus que fidèle de Themis était également du voyage. Comme sa maîtresse semblait s'être assoupie, Colomba pouvait tranquillement discuté de choses et d'autres avec Berthold. Le garde...qui... Enfin, sa compagnie était quand même agréable puisqu'il l'écoutait bavasser.

Mais tu comprends l'Berthold, j'l'avions dit à sa grâce de pas aller se battre chez les chouchens ! Alors v'là t'y pas qu'elle y laisse son mari ! Ben ouais, c'est dangereux la guerre ! Pis les autres ils boivent du chouchen avec leurs chapeaux ronds toute la journée, c'normal qu'ils tuent à tout va ! T'as bu ça l'chouchen Berthold? c'est bon ! Mais c'est traitre, Comme l'chapeau rond.
Tu vois ce que c'est le chapeau rond??


Pis, un regard vers l'oeil, enfin l'oeil...ce qu'il en restait, du vieux garde qui malgré tout avait de beaux restes, Colomba rougit.

J'veux dire que...Heu...T'sais qu'c'est? On en voit souvent là bas ! Mais sont rustres ceux là mieux vaut garder l'oeil ouvert quand même....

Elle se mordit les joues. Punaise ! J'suis gourde ! l'y voit rien l'autre...
Pour faire passer sa gêne, une bonne tape dans le dos du garde

Mais on repart dans l'BA ! On va r'voir notre domaine de Mauriac, nos petits valets de chambre aux derrières rebondis, nos petits valets de ferme aux fessiers musclés, tous les palfreniers aux fesses durs comme celles du Jean ! L'est pas beau mon Jean? Un homme de bien t'sais, l'est musclé et tout ! Comme le Sémias, le fils de la duchesse. Plus bas, confidence : D'ailleurs, si c'était pas le fils de la duduche, ben y'aurait longtemps que...'fin t'as compris hein !

Elle éclate d'un rire tonitruant, dénotant une certaine classe domestique.
La grosse Mathilde a écrit:
La Mathilde fut un instant éberluée par les paroles du valet.
C'est qu'il avait pris de l'aisance le jouvenceau !
Jamais elle ne l'avait vu aussi emporté.
Mais c'était bien, il était grand temps qu'il s'affirme un peu.


Allons, allons, l'prend pas mal, le valet !
On dirait bien qu't'as les faveur d'la Duchesse, pour sûr !


Nouveau sourire, toujours si... heu... gracieux ?

Huhuhu...
Nigaud, c't'un p'tit surnom.


La grosse Mathilde se mit à glousser plus encore en suivant Hector qui continuait sa "surveillance de camp".
Regard à gauche, regard à droite. Non personne aux alentours.
Il va falloir se montrer un peu plus entreprenante.
Grande tape sur l'épaule du valet.


Alors dis-moi, t'auras un peu d'temps libre à m'consacrer dans ta surveillance ? Parc'qu'la Duchesse elle t'as ptet donné une belle dague, mais j'pense pas qu'elle t'donnera beaucoup plus !

Clin d'oeil à Hector et nouvelle tape sur l'épaule. C'est qu'il est plus attirant dans la pénombre le valet, on dirait !

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MessageSujet: Re: Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)   Dim 10 Aoû 2008 - 11:19

Berthold le borgne a écrit:
Ca f'sait ben de longues heures que l'cortège avançait sur les routes bretonne. El'Berthold était garde de la Duchesse Themis, et vla t'y ben qu'il d'vait l'escorter jusqu'à Maumau. Berthold n'avait p'us qu'oeil, souv'nir d'une teeeeerrible bataille dans sa loiiiintaine j'nesse. Il était ben brave le Berthold, il parlait pas beaucoup l'Berthold. C'était un taciturne.
Hector, qui p'rnait son rôle très à coeur, trop même, décida de planter les tentes. Comme d'hab il était de corvée...


Rumphh...C'est pas par'ce qu'j'suis borgne que c'est-y toujours moi qui doit s'y coller.. La Duduche elle peut bien tremper ses mains dans l'brin, elle l'a b'en fait dans le sang...Rumphh

Après l'souper, la Colomba, la servante d'la Mauriac vint l'y parler.
Rognant sa cuisse de poularde, l'Berthold r'gardait la lune.


Citation :
Mais tu comprends l'Berthold, j'l'avions dit à sa grâce de pas aller se battre chez les chouchens ! Alors v'là t'y pas qu'elle y laisse son mari ! Ben ouais, c'est dangereux la guerre ! Pis les autres ils boivent du chouchen avec leurs chapeaux ronds toute la journée, c'normal qu'ils tuent à tout va ! T'as bu ça l'chouchen Berthold? c'est bon ! Mais c'est traitre, Comme l'chapeau rond.
Tu vois ce que c'est le chapeau rond??

Beh vi la Colomba, t'es t'jours d'bon conseil, c'est-y pas b'en connu... L'chapeau rond? Beh voui qu'j'vois c'que c'est colomba, c'est l'couvre chef des bretons...

Citation :
J'veux dire que...Heu...T'sais qu'c'est? On en voit souvent là bas ! Mais sont rustres ceux là mieux vaut garder l'oeil ouvert quand même....

Humph encore une vieille plaisanterie. Faut dire qu'elle était pas b'en discrète ni très finaude la Colomba...
Une tape dans le dos lui fit cracher le morceau de poularde qui avait mis si longtemps à trouver entre les os.


Citation :
Mais on repart dans l'BA ! On va r'voir notre domaine de Mauriac, nos petits valets de chambre aux derrières rebondis, nos petits valets de ferme aux fessiers musclés, tous les palfreniers aux fesses durs comme celles du Jean ! L'est pas beau mon Jean? Un homme de bien t'sais, l'est musclé et tout ! Comme le Sémias, le fils de la duchesse.

Quelques *Minutes? Heures?* de jacass'rie plus tard...

Citation :
D'ailleurs, si c'était pas le fils de la duduche, ben y'aurait longtemps que...'fin t'as compris hein !

Hum oui, c'est sûr qu'y craque pour toi l'petiot...

Vraiment pas finaude, l'y pense...

Ah oui, Mauriac et ses servantes à la poitrine rebondie...

Coup d'oeil à Colomba

Tu prends pas ça pour toi hein
Colomba a écrit:
Colomba regardait le borgne en souriant bêtement, non, béatement, voilà.
Elle clignait d'un oeil, puis de l'autre et recommençait dans l'autre sens.


Mon gars, tu dois avoir des soucis pour marcher droit hein ! Comment c'est qu'tu fais?

Elle recommence son manège, se lève et tente de marcher le long d'un fil et finit par vaciller puis tomber. Elle part alors d'un rire tonitruant à faire palir la grosse Mathilde qui est revenue.

Whaou! C'est trop drôle ton truc ! Dis faudra qu'tu m'prête ton machin noir que tu mets sur l'oeil absent hein. C'est vraiment embêtant...Mais dis voir..Voir ! Mouhahaha! Elle se tenait son ventre rebondit à bout de bras, les yeux emplis de larmes. Dis ! Tu peux pas cligner de l'oeil toi ! Sinon tu vois rien ! C'est complètement fou ton truc ! Une fois j'ai vu un aveugle, 'fin il a rien vu lui, mais il avait les deux yeux ouverts hein, il pouvait cligner de l'oeil. Elle accompagne ses dires de mimiques plus ridicules les unes que les autres.

Elle se reprend d'un coup, apercevant la duchesse qui ouvrait un oeil, sans doute réveillée par le boucan de sa servante, qui rougit instantanément.

Berthold ! Taisez vous un peu ! Vous allez réveiller tout le monde ! C'est t'y pas possible d'être à ce point bruyant...
ouais, ben pour le Sémias...
Elle baisse la voix Je le trouve ouais, très beau, pis pourquoi qu'tu dis qu'je lui plais pas?! Suis sûre qu'une bonne femme comme moi, bien en chair et en os ben ça plait ! C'est pas l'jean qui va t'dire le contraire ! Demande lui s'il aime pas ça ! Tiens !

Elle continue de parler comme ça pendant une heure au moins, sentant plus ou moins son auditoire qui somnolait...
Elle ne dit plus rien et s'avance près du garde et lentement soulève le cache oeil, curieuse. Ce qu'elle voit la fait reculer d'un bond un arrière.


Comme le garde avait ouvert le seul oeil restant, Colomba toussote, gênée et feinte un sourire forcé.

Faut y'aller Berthold, on lève l'camp. Marcher de nuit c'est mieux...

Elle espére ne pas garder en mémoire le trou béant qu'elle avait entraperçu...Elle fait une moue porcine.
Berthold le borgne a écrit:
T'jours au camp'ment d'la Mauriac, Berthold n'en finissait p'us d'écouter les minauderies d'la Colomba, cette grande bécasse.

Citation :
Mon gars, tu dois avoir des soucis pour marcher droit hein ! Comment c'est qu'tu fais?

La Colomba tente de marcher comme sur un fil. Ptêt'ben qu'elle s'rend pas compte qu'elle a autant d'équilibre qu'une enclume sur un nuage...
Ce qui devait arriver arriva: la Colomba s'étale de toute sa masse dans l'herbe. De là elle part d'un rire à faire trembler la terre.
Berthold lui chuchote:


Chuuut Coco tais-toi! Tu vas nous faire repérer grande bécasse!

Colomba n'écoutait pas les mises en gardes du vieux soldat et continua d'une voix douce et mélodieuse:

Citation :
Whaou! C'est trop drôle ton truc ! Dis faudra qu'tu m'prête ton machin noir que tu mets sur l'oeil absent hein. C'est vraiment embêtant...Mais dis voir..Voir ! Mouhahaha!Dis ! Tu peux pas cligner de l'oeil toi ! Sinon tu vois rien ! C'est complètement fou ton truc ! Une fois j'ai vu un aveugle, 'fin il a rien vu lui, mais il avait les deux yeux ouverts hein, il pouvait cligner de l'oeil.

L'Berthold allait répondre quant Colomba prit des airs de biche aux abois, craignant que la Duduche ne les entende. *Là, il s'imagina dans les forêt d'Auvergne, Colomba en ligne de mire, il vise, il rit, et il tire! Colomba se baisse pour gratter son gracieux postérieur. Non décidément, cette Colomba est telle un mauvais rêve dont on ne peut se détacher...*

La voilà qui s'alerte:

Citation :
Berthold ! Taisez vous un peu ! Vous allez réveiller tout le monde ! C'est t'y pas possible d'être à ce point bruyant...
ouais, ben pour le Sémias...Je le trouve ouais, très beau, pis pourquoi qu'tu dis qu'je lui plais pas?! Suis sûre qu'une bonne femme comme moi, bien en chair et en os ben ça plait ! C'est pas l'jean qui va t'dire le contraire ! Demande lui s'il aime pas ça ! Tiens !

Bah oui Coco, t'es si, hum, charmante oui c'est ça. J'me d'mande même pourquoi, avec tout l'raffin'ment qu'tu dégages, pourquoi qu't'es pas Duchesse à la place de la Duchesse tiens...

*Petit soupir du garde...*

Etant légerement endormi, il fit un mauvais rêve. Une masse informe aux dents proéminentes, aux yeux globuleux et à l'odeur prononcée se pencha sur lui et se recula d'une traite dans un grognement presque étouffé.
Il se réveille.


Citation :
Faut y'aller Berthold, on lève l'camp. Marcher de nuit c'est mieux...


Elle avait pas tort la Colomba, fallait y aller. La Duchesse était déjà loin à cheval.

Dépêche toi la Colomba!

La voilà qui retrousse maladroitement ses jupes et qui court après le cortège:

M'dame la Dudu...Duchesse!
Attendez moi dont!


Berthold laisse échapper un petit rire, première fois depuis bien longtemps...
Colomba a écrit:
Le cortège funéraire avait repris la route. Aujourd'hui il fallait avancer plus vite, atteindre le Bourbonnais Auvergne bientôt pour enterrer le Duc.
Ayant lancé un regard noir au borgne, Colomba n'avait pas vu l'attelage quitter le campement et elle dut courrir bien maladroitement, les pans de sa robe en main, pour rattraper sa duchesse.



M'dame la Dudu...Duchesse!
Attendez moi donc!


Après une course digne des meilleurs...non, des pires athlètes bougnats, elle rattrapa enfin le cheval ducal et trottant à ses côtés, soufflant comme un ane dans une côte drue, elle sourit à Themis, tentant de faire bonne figure.

Dîtes, m'dame ma duchesse, pfffffouuuu...on arrive bientôt ? Arfff Arfff Faudra dire au Jean de ferrer v'tre cheval à nouveau hein. Vous v'lez qu'j'lui dise? Pffff pfffff Pis pour votre robe pour l'enterrement du Duc, j'ai fait préparer la bleue nuit là, ffff fffff vous voyez? Comme ça, avec v'ote voile sur les cheveux, pffff, ben, pffff, ça s'ra beau.


Elle ne put attendre la réponse de la duchesse, épuisée et à bout de souffle et s'arrêta pour reprendre ses esprits et calmer son coeur emballé. Passant à côté d'elle, Colomba sourit à la Grosse Mathilde, les mains sur les fesses d'Hector. Pis le vieux garde au trou béant s'arrêta à ses côtés, monté sur son canasson déglinglé. Des yeux de chat, une bouche tordue pour charmer le borgne :

Oh Berthold, tu m'fais une place?
Carmody a écrit:
Dans son lieux de de réclusion bretonne, le Carmo eu un sourire en lisant la missive qui lui était adressé par le Douce duchesse. Il relut les mots écrit d'une calligraphie si fine plusieurs fois pour bien en saisir l'essence et le sens profond au delà de ce qui lui paraissait évidant. Prenant a son tour la plume, il la laissa courir sur le vélin pour retranscrire ses idées de son mieux puis il relâcha un volatile qui saurait retrouver la duchesse sur la route.

Citation :
Douce duchesse,

Vous en pouviez mieux dire en parlant du fait que pour un fois Aristote veille sur moi, et j'espère ma famille aussi, et je vous remercie de vous soucier de ma santé qui reste néanmoins ce qu'elle est mais un jours prochain vous en serez certainement assuré de vos yeux. Les affres de la guerre sont tout autour de nous et vous avez un lourd tribu comme nombre d'autres et je ne pourrais jamais vous témoigner entièrement ce que ses sacrifices m'inspirent envers ceux qui les subissent.

Cependant, je déplore de ne pouvoir assister a lise en terre de votre époux comme cela aurait du l'être en de telle circonstance mais je suis contraint de rester encore dans la Verte région de votre enfance. Des que je pourrais je me rendrais en Auvergne afin répondre a votre invitation et honorer les liens qui sont nôtres.

Une nouvelle fois je vous fait part de mes sentiments qui vous accompagnent dans les épreuves qui vont être vôtres,

Biens a vous,

Charles Martial de Tartasse

Hector, valet nigaud a écrit:
[Sur la route]


"On dirait bien qu't'as les faveur d'la Duchesse", venait-elle de lui dire... Ah, c'était donc qu'il n'avait point rêvé! C'était confirmé! La Belle Duchesse l'avait donc remarqué, pour son courage et sa vigueur, certainement... Et la Mathilde aussi, à ce qu'il semblait. Ce qui le fit se pavaner de plus belle alors qu'il continuait sa ronde, remarquant au passage qu'elle le suivait. Avant qu'il ne s'arrête net quand elle reparla du mot "'nigaud", qui l'avait froissé.

Nigaud, un surnom? Mais, euh, les surnoms, c'est-y pô donc fait pour correspond' à quéqu'chose de vrai?

Laissé perplexe par l'effort de réflexion inhabituel, il finit par hausser les épaules, juste avant que la Mathilde ne tape précisément dessus, lui donnant l'impression de s'enfoncer d'un demi pouce dans le sol. Et de recommencer, juste après.

Du temps libre à t'consacrer? Beeeeen...

Le dilemme était cruel, entre la Mathilde et son avenante poitrine qui attendaient juste devant lui, et la Belle Duchesse, plus loin, qui risquait de remarquer qu'il ne veillait plus... Et c'en serait fini de sa belle seigneurie, sans doute, si ça arrivait. D'un autre côté, il faisait vraiment sombre... Finalement, après quelques instants d'un doute ponctué par quelques "discrets" regardes en direction de l'immense poitrine, il ajouta faiblement:

J'suis pas sûr qu'ce soit ben raisonnab'...
Berthold le borgne a écrit:
Sur la route:

L'Berthold r'gardait la grande bécasse courir avec la grâce d'une oie uni-jambiste afin de rattraper le Duchesse.

Citation :
M'dame la Dudu...Duchesse!
Attendez moi donc!

Elle était pas b'en finaude la Colomba comme il se disait, mais il l'aimait b'en. P'têt parc'qu'il l'imaginait dans un foyer. Il aurait qu'à supporter ses âneries à longueur de journée et... Non en fin de compte, l'était pas fou l'Berth.

L'marchait, enfin non, l'chevauchait sur son canasson, b'en tranquillement, quant il se figea, il avait entendu un grognement! Un sanglier? Un blaireau? Un breton? Il scrutait l'obscurité quand l'grognement r'prit, sur sa droite! Il mit la main à s'n'épée! Il essayait de se représenter la forme étrange qui courait à ses côtés...
Quant il entendit la douce et mélodieuse voix de la domestique:


Citation :
Oh Berthold, tu m'fais une place?

Arf, il s'agissait en réalité de la respiration d'la Colomba, l'devait pas courir souvent.

Comme tu veux Coco, mais r'trousse tes jupons, faudr'ait pon que j'me r'trouve désarçonné d'ta faute hein!

Quant la non moins gracile créature prit place sur la vieille monture, cette dernière laissa échapper un grognement chevalin.

Allez la Colomba, ferme t'bouche et accroche toi!

Il murmura dans sa barbe:

Et beh, si ça continue comme ça, c'est moi qui va avoir b'soin de refaire faire les fers d'ma monture, vont être tout usés à force d'porter l'autre là...

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MessageSujet: Re: Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)   Dim 10 Aoû 2008 - 11:20

althiof a écrit:
[A Orléans]

Orléans avaient été finalement reprise aux félons après une bataille brève mais terriblement intense. Il n'avait même pas fait le compte des armées fidèles au Roy qui étaient venues reprendre la ville aux Bretons. Malheureusement les combats avaient encore fait leur lot de victime. Et notamment Ali et Bobi qui avait combattu non loin de lui sur le champ. Leur état était pour l'instant critique. Il n'avait guère de nouvelle...

Mais au moins il pourrait en prendre. Les deux armées bretonnes avaient fui pourchassées par d'autres du Domaine Royal ou de l'Alliance du Centre. Orléans pourrait se reconstruire. Mais cela signifiait-il la fin de la guerre ? Sans doute pas. Même s'il l'espérait profondément. Il leur faudrait surement repartir à moins que le Duc ferme le ban. Mais prendrait-il une telle décision ? Une partie de lui l'espérait mais l'autre savait que le serment d'allégeance au Roy l'emporterait.

Assis à une table dans une taverne, il prit enfin le temps de prendre un bon repas et d'écrire à sa soeur, espérant qu'où qu'elle soit la missive lui parviendrait.


Citation :
Ma très chère soeur,

Je n'ai plus eu de nouvelles de toi depuis que nous avons quitté la Bretagne pour rejoindre Orléans et que tu as pris la direction du couvent. J'espère que ta peine s'est un peu envolée et que tu te protes bien.

Orléans a été reprise aux Bretons. Leurs armées ont fui la ville. Mais les combats ont été très violents. Je ne sais si tu as déjà appris la nouvelle. Je suis triste de t'annoncer ça mais je pense que tu aimerais le savoir. Bobi a été grièvement blessé. Il est actuellement entre la vie et la mort...

Nous sommes encore sur le contre coup de cette bataille et en attente d'informations. J'espère sans trop y croire qu'après nous pourrons rentrer pour voir les beaux paturages de l'Auvergne. Mais le Roy semble vouloir continuer le conflit avec la Bretagne et notre Duc pas décidé à fermer le ban ou tenter d'interférer par la voie diplomatique.

Je ne sais où tu trouves actuellement. Quelles dispositions as-tu prises pour l'enterrement de ton mari ? J'espère tellement pouvoir te rejoindre pour être à tes côtés. En espérant avoir un peu de temps avant que les nouvelles consignes arrivent. Tiens moi au courant des dispositions que tu as prise.

J'attends de tes nouvelles et espère rapidement t'en donner de plus réjouissantes.

Prends soin de toi,
Avec tout mon amour,

Althiof


ThemisLaDouce a écrit:
La triste joyeuse troupe avait repris le chemin. Themis aurait bien volontiers rit aux frasques de ses serviteurs et autres gardes, si la situation était différente et si le voyage n'accompagnait pas Melkio vers sa dernière demeure. En cet instant elle enviait ses gens qui avaient pour philosophie un Carpe Diem insouciant.

Le cortège traversait la campagne limousine loin de toute habitation quand un pigeon voleta autour de Themis puis se posa sur son épaule. Tirant sur les rennes du cheval pour le stopper, elle débarrassa la patte du volatile de son parchemin, sauta à terre et s'assit sur une pierre. Elle reconnut les armes du Seigneur d'Auzances et sourit. Elle lut et une fois terminé, elle commanda parchemin, encre et plûme pour répondre, un sourire triste aux lèvres.



Citation :
Cher Seigneur d'Auzances,


Votre missive me trouve sur le chemin du retour, accompagnant feu mon époux vers sa dernière demeure à Balsac, sa baronnie qu'il affectionnait tant.
Voyage sans encombre pour l'instant, Aristote semble guider nos pas. Il me tarde d'arriver en notre duché, nous poser un peu en nos terres, paisiblement.

En lisant votre lettre j'ai relevé une chose que je voulais corriger si vous me le permettez.
La Bretagne n'est pas la région de mon enfance mais la patrie de mon père. Je suis née en Thessalie, de l'amour d'un homme et d'une femme qui n'avaient rien en commun sinon cette passion dévorante.
Passion...Amour...Vous savez, je prends peu à peu conscience que les gens vont m'appeler "veuve", et qu'ils me regarderont à présent avec un sourire triste, me tapotant l'épaule en me disant que ça ira...Je rêve de bonheur et tous les jours qu'Aristote fait les gens me rappelleront ce malheur qui me touche...
Pardonnez moi de me confier de la sorte, ma plûme n'a pas la pudeur que je devrais avoir.

Que faites vous de vos journées en cette si dangeureuse mais néanmoins belle Bretagne? Faîtes bien attention à vous, nul ne sait de quoi demain sera fait.

Bien à vous,

Themis de Penthièvre Balsac


Elle faisait partir ce parchemin quand un second pigeon se posa à son tour sur son épaule. Althiof ! Enfin ! Son visage s'assombrit en lisant les mots du frère.


Citation :
Mon frère chéri,

Que cela me peine pour Bobi...Gals est-elle à son chevet? Il lui faut de bons médicastres, c'est elle la meilleure. Fais la mander si elle n'est pas déjà avec Bobi. Bobi...

J'espère que la voie diplomatique sera celle choisie par nos dirigeants. Je ne saurais trop le conseiller à notre Duc, et je suis sûre qu'il sera de cet avis. Prions Aristote mon cher frère, prions le !

En ce qui concerne mon époux, enfin, feu mon époux, j'ai pris la route pour rentrer l'enterrer en Bourbonnais Auvergne. Ivrel a du recevoir la lettre dans laquelle je lui demande de bien vouloir préparer la Cathédrale de Clermont et surtout d'officier.

Nous avançons silencieusement, le plus discrètement possible, mais avec mes serviteurs fantasques, tu sais ô combien c'est difficile.
Comment se porte Kory? As tu des nouvelles de tes enfants? Il me tarde de te voir et de te serrer contre moi mon frère...

A très vite,
Avec tout mon amour,

Themis
Ivrel a écrit:
Ivrel avait enfin reçu le courrier de son amie la duchesse Themis en son monastère sur le Mont Pallatin de Rome.
Aussitôt, elle pria Anselme son secrétaire à Rome de faire préparer ses malles et d'envoyer plusieurs messages à Clermont.


Anselme veuillez envoyer ceci rapidement.

Citation :
A Cunégonde, palais épiscopal de Clermont,

Le duc Melkio va se faire enterrer à Clermont, tu as déjà du savoir par les commères ceci, bon ma fille tu fait préparer la cathédrale par les chanoines du chapitre pour qu'à son arrivée sa femme, la Duchesse Thémis trouve tout de prêt, quant à moi j'arrive le plus rapidement possible pour officier.
N'oublie pas d'ouvrir un registre pour les condoléances et de préparer ma chambre au palais.
Essaye de faire venir la duchesse et sa suite au palais épiscopal, elle sera dans une atmosphère plus sereine qu'en sa maison de ville, car j'ai peur que des souvenirs de sa vie en ce lieu avec son époux ne l'attristent trop.
En attendant mon retour, que toute ma maisonnée obéisse à mon amie Thémis et à ses proches comme à moi.

Que Christos t'ait en sa sainte garde mon enfant.

Son Eminence Ivrel, Dame de Tournoël
Cardinal chancelier du Saint Office et Evêque de Clermont
Fait à Rome le 14 Juillet 1456


Citation :
A Dame Thémisladouce, en son logis de Clermont,

Très chère amie,

C'est avec tristesse que j'ai appris la nouvelle du décès de votre cher époux. Soyez assurée que je serais là pour célébrer son enterrement, comme il le souhaitait. D'ailleurs lorsque cette missive vous parviendra je devrait ne plus être loin de Clermont, je pars de suite de Rome avec mes meilleurs chevaux, je devrais pouvoir parcourir 20 lieux par jour si le temps se maintient au beau.
Mais dès à présent, les chanoines du chapitre de Clermont ont du, selon mes instructions, préparer la cathédrale. N'hésitez pas à envoyer votre intendant au palais épiscopal pour régler les derniers détails, il sera obéit promptement.
Si lors de votre arrivée à Clermont, vous désirez loger au palais épiscopal pour être plus proche de la cathédrale, une aile est réservée pour vous et votre famille.

Que le souvenir de Saint Trufaldini apaise vos peines.

Son Eminence Ivrel, Dame de Tournoël
Cardinal chancelier du Saint Office et Evêque de Clermont
Fait à Rome le 14 Juillet 1456

EDIT : pour une faute d'orthographe qui me génait
althiof a écrit:
La missive revint rapidement. Le pigeon qu'il avait trouvé était plus intelligent que ceux qu'il avait pû utiliser récement. Il avait rapidement vue Gals et ce qu'elle lui avait dit ne laisser guère d'espoir. Bobi kui avait déjà fait part de sa volonté de donner ses biens à la COBA. Il prit sa plume essayant de trouver ses mots.

Citation :
Ma chère Thémis,

Les nouvelles ne sont pas très rassurante. Gals veille sur lui mais son état est des plus graves. Même elle smble désemparée face à des blessures si profondes. Il ne nous reste que l'espoir même s'il semble bien mince. Encore une bien triste nouvelle...

Eléa et Matthis vont bien. Ils respirent la joie de vivre loin des horreurs de la guerre. Ils me manquent... J'ai quand même pu les retrouver un moment en Guyenne au cours d'une permission. Ils posent tellement de questions et c'est si dur de paraître optimiste... Ils sont encore si jeunes... Comment pourraient-ils comprendre ?

Kory se porte bien mais je me fais du soucis... Beaucoup de soucis même. Elle est enceinte. Mais fidèle à son habitude... plus têtue qu'une mule... Elle ne veut pas rentrer chez nous. Pis elle veut rester avec moi. Dieu sait où nous seront dans les prochains jours. J'ai peur pour sa santé et celle de l'enfant. Une femme enceinte est plus fragile quoiqu'elle en dise. J'espère que quelqu'un lui fera entendre raison... Je lui souhaite bon courage cependant...

Tiens moi au courant quand la date de la cérémonie sera fixée. Et plus tôt même, dès que tu connaîtras ton trajet. Il me tarde de te rejoindre pour être à tes côtés. Je ne doute pas, connaissant les énergumènes, que tes serviteurs te font tourner en bourrique mais ne t'en fais pas, je compte bien les remplacer rapidement. Au cas où tu t'en serais inquiété. Il en va de mon rôle de sale gamin de petit frère quand même.

Fais attention à toi,
Tu me manques, Al

Il attacha le message et regarda l'oiseau s'envoler, espérant que malgré ces tristes moments, ses quelques brins de taquinerie lui donneraient un peu de beaume au coeur.
ThemisLaDouce a écrit:
Clermont - Bourbonnais Auvergne

Chevauchant à travers monts et plaines pendant des jours, la troupe de bruyants serviteurs suivant toujours à la traine, l'attelage contenant le cercueil du Duc ouvrant la marche, le cortège arriva enfin à Clermont.
Themis reçut la lette de Monseigneur Ivrel et se rendit sans attendre au palais épiscopal, ses enfants accrochée à ses mains, flanquée de Colomba qui lui portait sa tenue. Elle avait envoyé son intendant conduire le cercueil du Duc dans la Cathédrale, avec consigne de s'assurer que tout était prêt.

Les gardes du palais avaient été prévenus de l'arrivée de la duchesse et un appartement l'attendait, attention qui toucha beaucoup Themis. Elle s'était refusée à loger dans leur maison de ville à la Capitale, maison dans laquelle Melkio et elle logeaient quand il voulait "descendre en ville"...Les souvenirs étaient trop présents, l'amour trop vif.

La chambre était décorée de façon sobre, pas de frasques inutiles. Sur le guéridon de l'entrée un vase fleuri de tulipes rouges, fleurs préférées de la duchesse. Une larme roula sur son visage, souvenir d'un jour heureux.
Elle s'assit devant la coiffeuse et laissa Colomba s'affairer à son habitude. La servante allait et venait dans la pièce, tentant de défroisser la robe de la duchesse, sortant des affaires de toilette. Quand tout fut prêt, elle vient aider sa maitresse à passer la robe bleue nuit, Themis avait refusé le noir, Melkio detestait cette couleur.

S'ensuivirent de longues minutes à coiffer la longue chevelure noire de jais de la duchesse, minutes pendant lesquelles Colomba tenta maladroitement de faire sourire la Douce qui semblait absente.

On tapa à la porte et un valet porta la missive d'Althiof. Des larmes montèrent aux yeux de Themis qui rédigea rapidement quelques mots pour son petit frère, son adoré. Bobi était en train de partir aussi. Ce jour deux anges montaient au ciel, celui qui l'avait élevée comme sa propre fille et celui qui l'avait faite femme puis mère.


Quelle injustice... avait-elle prononcé, les dents serrées.

Lettres envoyées à Althiof, à Gweltas et au père Lapinus, prière pour Bobi, le veuve se leva ensuite et ajusta la capuche qu'elle porterait pendant la messe et sortit pour la Cathédrale.

Dehors le soleil était au Zénith, l'air était chaud, les gens se pressaient devant le parvis, le cercueil attendait devant l'édifice religieux, les enfants se tenaient de part et d'autre du corps de leur père allongé...à jamais.
Elra a écrit:
Elra avait reçu missive de Dame Themis dict "La Douce", sa cousine. En ses appartements de Poitiers, capitale du comté du Poitou, le Comte de Montaigu lisait les quelques mots à son attention à la lueur de la bougie.

Il avait été informé par l'un de ses hommes d'armes, Arnaud Pierric que Sa Grâce Melkio était passé de vie à trépas devant ses yeux.

Il prit sa plume de la main gauche puis la trempa nerveusement dans l'encrier. Il se mit à griffonner un parchemin.


Citation :
Grâce Themis la Douce, chère cousine,

Sachez que j'ai d'ores et déjà fait apprêter monture pour accompagner à vos côtés Sa Grâce Melkio dans son dernier chemin terrestre.

Je tacherai d'arriver à temps pour assister en la cathédrale de Clermont aux obsèques.

Mon homme d'armes Arnaud-Pierric m'a tenu informé des événements vécus à vos côtés en votre campement de fortune en Bretagne.

La nouvelle m'a submergé de tristesse, mais je me suis vite repris de ce mauvais sentiment égoïste pour prier au salut de son âme.

A bientôt Douce Cousine,
Puisse Aristote veiller sur vous et vos proches.

Chaleureusement.



Haverocq Chénaneguène dit "Elra"
Comte de Montaigu,
Baron de Marans
et Seigneur de Miremont.
Cunégonde. a écrit:
Cunégonde alla rejoindre Dame Thémis entourée des siens, discrètement elle l'informa de la proche venue de l'évêque : Dame Ivrel arrivée de Rome durant la nuit et qui à cet instant devait finir sa toilette avant de venir officier.
StCross a écrit:
St Cross à la demande de son amie, la Duchesse Thémis, s’était rendu sans plus attendre à Clermont,

Lui qui avait moult fois traversé le royaume et la France, se dit que Clermont était une belle ville remplie d’érudits et que ma foi il s’y achèterait bien un petit hôtel particulier …

Avant de s’endormir les souvenirs revenaient, lui qui avait posé la couronne sur la tête de Melkio …




St Cross de Stahel dict Naphtaline.
naluria a écrit:
Auvergne venait d'apprendre que la Duchesse venait d'arriver dans la capitale. Apparement celle-ci n'avait pas jugé bon de prévenir les hérauts. Que cela ne tienne, mais après il ne faudrait point que l'on dise que la hérauderie est lente et tente d'embêter certains.

Auvergne passa devant la Cathédrale, point de cérémonie pour elle, point de testament pour Sylvestre.... Bien bien bien...

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MessageSujet: Re: Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)   Dim 10 Aoû 2008 - 11:21

ThemisLaDouce a écrit:
Themis sourit à Cunégonde, brave femme fidèle d'Ivrel. Elle lui chuchota à l'oreille quelques menus détails pour la cérémonie, fleurs, musiciens, annonce de l'enterrement. Cunégonde lui apporta le parchemin de son cousin Elra qu'elle lut vite et serra contre elle. Vite Elra, viens...

Devant le regard bienveillant de la servante, la duchesse soupira. Elle était tellement tendue, tellement triste qu'elle en avait oublié de prévenir toutes les institutions du duché. Qu'importe, c'était le jour de l'enterrement de son tendre époux, Themis se rassura en se disant que le héraut ne pouvait lui en tenir rigueur si elle avait un coeur, chose que la douce ne doutait point.

Elle aperçut Auvergne au loin, pensive. La duchesse fut on ne peut plus rassurée, le héraut devait avoir le testament de Melkio non loin, son mari avait été prévoyant, il l'avait déposé depuis longtemps auprès du Duc Llyr.
De toute façon, il serait largement temps de parler succession et titres plus tard, après la cérémonie, ou même à Balsac. Le héraut pouvait comprendre combien saignait le coeur de la duchesse et de ses enfants pour lui pardonner le crime de lèse majesté d'avoir oublié de la prévenir en personne. Le bouche à oreille fonctionnait bien et Themis fut contente de voir Auvergne sur le parvis. Elle la salua d'un sourire triste et reconnaissant.

Elle accueillit également StCross d'un sourire bien triste. Son visage ami soulagea Themis un temps, faisant remonter à la surface des souvenirs lointains.
Carmody a écrit:
Dans sa cellule, le Carmo lut la missive que le duchesse lui avait de nouveau fait parvenir. Il remerciait l'ingéniosité des volatile qui parvenait a le trouver même en ses murs et pouvaient lui apporter nouvelles de l'extérieur avant qu'il ne recouvre complètement sa liberté et sa personnalité. Reprenant sa plume, il rédigea une réponse pour ne point terminer la correspondance qu'il entretenait avec la dame malgré la douleur des événements.

Citation :
Chére Duchesse,

Apprendre que votre voyage se déroule sens embuche ni encombre. C'est déjà une chemin douloureux que celui que vous emprunter et il est heureux que vous puissiez trouver réconfort au prés de ceux qui vous sont chers et proches.

Reposer a Balsac pour dernière demeure, sera assurément la plus grande des preuves d'amour de Melkio pour cette baronnie qui lui fut la première marque son son travail pour l'Auvergne. Ainsi personne jamais ne pourra oublier quelle manière il a contribuer a enrichir le comté et le spectre de ses actes restera a jamais ancré dans le cœur de ceux qui le connaissait et viendront le retrouver un jour.

Je vous remercie de la correction que vous apportez a me connaissance, je m'aperçoit que j'ai encore moult choses à pouvoir découvrir sur vous et peut être même la réciproque sera faite un jour. Et n'hésitez jamais a vous permettre lorsque vous jugez devoir me parler avec franchise ou corriger mes méconnaissances, tout comme je me permettrais de le faire si un jour il en est besoin. Enfant née d'une passion en Thessalie et vivant par la passion qui l'anime voici donc ce que je devrais retenir.

Cependant, je ne saurait que trop vous conseiller de ne point faire attention aux regards que les autres peuvent offrir en vous regardant surtout si ceux ci sont enclin a alimenté la tristesse en vous, je vous dirais même de vous en méfier comme de la maladie. Puisque vous rêvez de bonheur alors c'est donc par lui que vous devriez vivre si il atténue le chagrin qui vous étreint. Comme l'on me dis souvent: il ne sert pas rien de se retrouver sans cesse vers le passé celui est révolu, il faut juste vivre avec et continuer se vie en se fixant sur l'avenir. Ceux qui vous aiment et vous connaissent vraiment seront votre soutien sans jamais refaire naitre le malheur qui vous touche.

Mais vous voyez que ma plume non plus ne fait point preuve de pudeur, à la mesure de son porteur donc ne vous retenez point si le fait de coucher les mots sur le vélin vous est nécessaire. il y aura toujours des gens pour apprécier de les lire et y reconnaitre la confiance vous leur portez.

Mais ne vous inquiétez point pour moi, mes journées en Bretagne en ce moment sont des plus calmes, je goutes aux joies inhabituelles du repos et pousse même mon vice jusqu'à parfaite mon éducation sur Aristote parmi des connaisseurs qui semblent m'apprécier. Je en saurais dire si l'avenir ne deviendra pas plus périlleux. Pour l'heure, je me complait dans la joie d'une vie assez simple, dans l'art de l'écriture quand cela se fait sentir et dans l'apprentissage perpétuel de nouvelles façons de m'amuser de la vie qui est mienne, quelque qu'en soit le domaine.

Je vous souhaite de trouver pareils divertissements quand votre esprit y sera ouvert et moins occuper a des tache moins plaisantes.

L'avenir est toujours rempli de surprises et ne point savoir de quoi il sera fait est un des piments qui permet de ne point nous laisser aller a rejoindre la Faucheuse mais de la chercher pour toujours la défier.

Bien a vous,

Charles Martial de Tartasse.

Tiresias a écrit:
Tiresias, qui depuis quelque temps déjà ne faisait des aller-retours qu'entre sa seigneurie de Girgols, le chateau de Clermont et les bureaux de Paris, eut pour la première fois depuis longtemps un instant pour prendre la plume. Ou plutôt, eut enfin le courage de prendre un instant pour écrire.
Chose qu'il n'affectionnait pas particulièrement. Ses missives étaient en général écrites en patte de mouche, raturées et tâchées.
Cette fois, bien installé à Girgols, il fit débarrasser tout aliment de la table, et la main tremblante posa la plume sur le papier.


Citation :
Chère Thémis,

C'est bien honteux que je prends la plume.
Voilà bien longtemps que j'aurais du t'écrire, faire tout ce que tu m'avais demandé. Ce n'est pas seulement toi que je n'ai pas su servir, c'est aussi Melkio, toute la famille de Balsac. Je comprendrais que ta confiance en moi ait été passablement errodée.
C'est dans des moments terribles, comme celui-ci qu'on reconnait ses proches, ses amis. De toute évidence, je ne suis pas de ceux-là.

Je ne chercherai pas d'excuses. Elles seraient inutiles, et je ne chercherai pas à me dédouaner. Aussi je préfère te rendre ma charge d'écuyer. Puisse-tu trouver une personne plus présente et compétente que moi à présent. (Ce cher hector peut-être ?)
Quant au fief de Girgols, je m'en remets également à ton jugement. J'aurai bien peu d'affaires à déménager.

Mais je parle de moi... Et j'en oublie l'essentiel. Je ne suis pas un grand écrivain, je ne sais exprimer mon chagrin par de belles phrases. Mais sache ma peine pour la mort de Melkio. J'ose espérer que ce duché se rend compte de l'homme qu'il fut, et de l'importance de toutes ses actions au service des autres.
Encore une disparition qui sape mon intérêt pour le monde.

J'essaierai de me rendre à Clermont aussitôt que possible. Si tu le veux bien. Et en espérant ne pas me faire recevoir à coups de hallebardes !

Amicalement,
Tiresias

Ninjaturtel a écrit:
Il avait apprit il y a un certain temps déjà que Melkio était tombé au combat... Il avait alors envoyé une missive a Themis lui montrant qu'il partageait son chagrin. Malheureusement la réponse fut celle de son fils ou il ne sait plus qui, et il n'avait donc pas eu l'occasion d'entendre, de voir les mots de la malheureuse nouvelle veuve...

Il avait apprit, ou plutôt on lui avait dit que la cérémonie avait eu lieu a Clermont et ce jour même.
Il savait que ça n'allait pas tardé et prépara donc les vêtements en conséquence... Habit long, élégant et noir bien évidemment... Le Juge fila se preparer. Il décida d'y allez a pied et de laisser Médor a l'auberge afin de ne pas arriver de façon bruyante.

Il partit donc de bonne heure, préférant toujours être en avance qu'en retard. Bien que des fois il arrivait tellement en retard qu'il craignait s'être trompé dans l'heure ou dans le lieu...

Bref, il avança alors d'un pas lent, il est vrai qu'on était jamais bien pressé pour ce genre de réunion... Embêté, gêné, il ne savait pas trop quoi dire lorsqu'il serait devant Themis... Il verrait le moment venu...

Un pied devant l'autre, ressassant les vieux souvenirs il arriva rapidement devant la cathédrale de Clermont... Il lève les yeux, un air bien triste se dégagé de son visage. La mort de quelqu'un était assurément pas une bonne nouvelle... Enfin ça dépendait de quelle mort se dit il bizarrement avant d'effacer cette dernière réflexion et de regarder devant lui.
Il reconnu facilement la charmante, mais malheureuse Themis... Entouré de plusieurs personnes jeune qu'il ne connaissait pas... Surement les enfants se dit il. Un homme également, il ne savais plus qui c'était mais se rappelait l'avoir déjà vu lui semblait il. Ces personnes étaient autour d'un cercueil, renfermant surement le corps du défunt...

Il s'avança alors, voyant d'un coup d'œil Naluria. Un petit regard en sa direction, l'a t'elle vu ou pas il ne sait pas. Il tourne sa tête vers le cortège et s'avance vers Themis. Toujours le visage triste, ne sachant pas vraiment comment faire... Malheureusement il n'avait pas pu copié une personne qui serait arrivé avant lui... Il improvisa alors, d'une petite voix il dit :


Thèmis...

Nous ne nous sommes pas vu depuis ci longtemps, et il est regrettable que cela se passe en ces conditions. J'en suis des plus peiné.
Sachez, toi et ta famille, que ma peine vous accompagne dans ce dur moment. Je vous présente mes condoléances et suis présent si vous avez besoin de quoi que ce soit.

L'improvisation n'avait pas l'air trop mal... Il ne savait pas si c'était bien dit, convenable... Pouarf, il avait parlé c'était l'essentiel...
Anselme. a écrit:
Anselme était arrivé dans la nef peu avant son évêque, cette dernière finissant de se préparer dans la sacristie.

Il monta dans la tour pour faire sonner le glas.

Alors que le son grave résonnait sur la place, figeant le passants dans leurs occupations.
Tous, notables comme simples paysans se tournaient vers la cathédrale en silence et faisaient le signe de la croix aristotélicienne.

A ce moment, alors que résonnait longuement le son funèbre de la cloche, les porteurs soulevèrent d'un geste synchrone le cercueil et se dirigèrent lentement vers l'entrée de l'église.

Ils contournèrent l'édifice majestueux et remontèrent la rue des Gras pour pouvoir entrer par la grande porte de la cathédrale qui fait face à la nef.

ThemisLaDouce a écrit:
Devant la Cathédrale

Deux missives furent portées par Colomba. Des mots emplis de compassion et de bon sens pour l'un et des bêtises pour l'autre, ce cher Tirésias. Themis secoua la tête de gauche à droite et espéra que son escuyer viendrait à Clermont l'accompagner dans cette épreuve.
Elle confia à sa servante que réponse serait envoyée plus tard.

La foule commençait à se masser autour du cercueil, le soleil tapait toujours, Themis rabattit un peu plus sa cape sur ses cheveux, accentuant la dignité de son accoutrement, silouhète fière et droite des dames de haut rang ayant déjà vécu des drames.

Un homme approcha, le juge. Ah, ce cher Ninja ! Les années passaient et il ne changeait pas. Même charme de doyen, sobre, classe.
Elle écouta ses mots et lui prit la main.


Je te remercie pour ton amitié Ninja...furent les seuls mots que Themis put articuler quand le glas retentit.

La douce se retourna vers le cercueil, un peu perdue, qui pour porter son époux...Sémias fit un pas en avant, sa mère lui posa une main sur l'épaule, relachant celle du juge.
Ninjaturtel a écrit:
Devant Themis, la pauvre ne laissa échappé que quelque mot... Quel moment difficile pour elle...
Le glas sonne, et il est temps d'entré. Elle lâche la main de Ninja pour la posé sur l'épaule de son fils. Un dernier regard échangé, une dernière peine communiqué et Ninja se tourne a son tour.

Il voit alors le cercueil, personne ne semblait vraiment attitré en ce qui concerne la conduite de celui ci... Il s'avança alors instinctivement et le prit afin de le soulever. Trois autres hommes le rejoignirent donc Petitrusse qu'il reconnu.

Ils soulèvent alors tous le cercueil, une fois bien tenu il entame alors la dernière marche... La marche est lente, le regard foncé. Ninja en porteur ne regarde qu'en face de soi. Il suit les pas, le mouvement pour alors arrivé peu a peu devant la grande porte. Le poids du cercueil n'est rien comparé aux poids de la tristesse, le poids est même inexistant... C'est alors que Ninja s'avance et suit du regard le meneur afin de savoir jusqu'où ils devaient allé...
Petitrusse a écrit:
Petitrusse attendait maintenant les ordres du meneur.
Sa tristesse était grande.
Il pensa pendant ce temps a son amie Themisladouce. Quelle douleur pour elle de voir le père de ses enfants, son mari, la quitter pour toujours
.
Fabien74 a écrit:
Fabien arriva à son tour à la Cathédrale. Il y avait déjà du monde. Quelques personnes dont Nin et Petitrusse portaient le cercueil de Melkio. Fabien aperçût la Duchesse Themis au premier rang, celle ci renvoyait l'image d'une femme accablée par la douleur, ainsi préféra-t-il remettre ses salutations et condoléances à plus tard. Il s'assied sur un des bancs. Noeline n'avait pu l'accompagner, elle était en retraite. Ce soir il lui écrirait pour qu'elle prie pour l'âme de Melkio. Bien d'autres personnes étaient attendues. La tristesse aidant, il se recueilla et suivait la cérémonie...
Anselme. a écrit:
Le cercueil remonta lentement la nef,

travée après travée. Les porteurs marchaient d'un pas lent et cadencé, à la mesure de la musique qui s'élevait du transept .
La famille suivait... la mine grave et l'air défait.
Arrivés à la croisée du transept, devant le choeur, les porteurs déposèrent lentement le cercueil sur le catafalque de marbre blanc destiné à le recevoir.
Sur ce catafalque, où avait reposé le corps de Saint Francesco Trufaldini avant qu'il ne rejoigne sa dernière demeure de l'abbaye thomiste de Clermont, l'évêque avait disposé à côté du cercueil, la plume d'oie avec laquelle le Saint vénéré avait traduit les écrits de Christos, une sainte relique conservée pieusement dans la cathédrale depuis sa mort.

Anselme descendit de la tour et alla chercher l'évêque dans la sacristie.

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MessageSujet: Re: Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)   Dim 10 Aoû 2008 - 11:22

ThemisLaDouce a écrit:
Themis remonta lentement la nef, ses enfants à ses côtés, dignes. Les fèdèles et amis de Melkio présents en Bourbonnais Auvergne prenaient place dans la Cathédrale.

Le cercueil fut déposé par Ninja, Petitrusse et deux autres porteurs sur le catafalque de marbre blanc et la duchesse passa devant la relique de Saint Truffaldini et s'y arrêta un instant.

Des souvenirs lui revinrent en mémoire, ce jour si joyeux de
leur mariage célébré par le cardinal Trufaldini dans cette même Cathédrale, accompagnés par leurs amis et témoins de leur amour, Phaleg et Pitchounette pour Themis, Bros et Gypsie pour Melkio, étaient présents Lafouine et Ariadne, Ivrel, feu Aetha, son parrain Cipouille, le seigneur Carmody, quelques amis...

La boucle est bouclée, pensa la Douce...

Aucune expression particulière, visage fermé, Themis se rendit non loin du cercueil, à l'endroit prévu pour la famille proche, ses enfants suivaient toujours.
Tiresias a écrit:
Tiresias était en retard (Qui a dit Encore ?) Il lissa vite fait sa chemise, un coup de main sur la barbe et il pénétra dans l'édifice.
"Désolé du r'tard Melkio"
Il s'assied au tout dernier rang, la place du cancre.
Ivrel a écrit:
Le cardinal Ivrel sortit de la sacristie, remonta le déambulatoire pour arriver dans le choeur, elle se placa alors face à l'autel, rendit grâce à Dieu en s'inclinant puis se retourna et s'approcha du catafalque, au passage elle croisa le regard désemparé de son ami Thémis et essaya de lui apporter un peu de réconfort par l'amitié qu'elle mettait dans ses yeux.

Elle avançait, vêtue de des atours pourpre de cardinal, une chasuble blanche brodée d'or par dessus.
Le doux parfum de la myrrhe embaumait l'atmosphère.
Elle s'arrêta devant le cercueil et d'un geste tendre et apaisant le bénit tout en murmurant à voix basse.


Va rejoindre le soleil auprès d'Aristote et de Christos, mon ami, on veillera sur ta femme, part sans crainte.
AngeJeliO!^^ a écrit:
Un homme se tenait un peu en retrait sur le côté… il avait l’apparence d’un vagabond, longue barbe, long bâton que l’on pouvait prendre pour un bâton de marche, longs cheveux couleur paille apparemment, yeux clairs, très clairs avec un regard entre livide et profond… il ne disait rien mais il était là, silencieux mais surtout respectueux… Il portait sur lui une grande tristesse mais doublée d’une grande détermination… à son allure, cela se remarquait sans peine… aucune hésitation ne transparaissait… Il semblait se recueillir au son de la musique qui emplissait la nef…

Personne ou presque ne pouvait se rappeler de AngeJeliO… Pourtant, lui, ne pouvait oublier certains et encore moins sa sœur qui l’accompagnait chaque jour qu’il lui était encore permis de vivre ou vivoter…

Il avait longtemps hésité à sortir de sa forêt... plus rien ne l’appelait loin de ses arbres et sa rivière… Il passait maintenant des jours à regarder l’eau parcourant son propre chemin, les yeux dans le vague, pensant à Elle… Connaissant mieux sa sœur que personne évidemment, il attendait juste la fin… sa fin!

Mais comme à son habitude, naturellement, il avait toujours l’oreille tendue, et la forêt savait lui faire parvenir tous bruits venant du village si proche et si loin en même temps… Il avait ainsi appris toutes ces nouvelles, quelques unes de joyeuses mais dernièrement tristesses et larmes venaient de là-bas. Les départs, la guerre, les morts… tous ces morts… toutes ces larmes versées par ceux qui restent… lui, il y avait longtemps que ses larmes s’étaient épuisées, taries par tant de chagrin à la mort de sa propre sœur… mais cela n’empêchait nullement la douleur d’être toujours aussi présente, aussi aiguisée qu’une lame effilée.

En ces temps douloureux, il se sentait encore plus proche de sa sœur, se disant bêtement qu’heureusement elle n’était plus là… Elle ne pouvait souffrir de ce qu’elle ne savait pas… ce qu’elle ne connaissait pas… ce qui était un bien pensait AngeJeliO.
En parallèle, il savait aussi que sa sœur aurait aimé être auprès de son amie, afin de la soutenir, de l’aider dans ces moments si difficiles pour elle et les siens. Il ne pouvait pas la remplacer et encore moins la faire revenir… mais il prit une décision après maintes réflexions…
Il se leva, se redressa, s’étira… ses os, ses muscles étaient depuis si longtemps dans cette position, replié sur lui-même, appuyé sur son immense bâton qui lui avait si bien servi par le passé à pousser les rondins sur cette même rivière qu’il se surpris à penser qu’il était finalement plus grand que ce qu’il croyait… il avait tout simplement oublié la vision d’un homme debout…


Ma sœur, pour Toi, mais aussi pour ton amie Themis, je vais retrouver hommes et femmes en ce monde… Juste le temps d’un regard, pas plus, mais un regard que ton amie comprendra, j’en suis certain… je le sens et le sait!

Et c’est ainsi qu’il se retrouvait au milieu d’inconnus, voulant juste par sa présence rappeler à tout un chacun ce qu’est une amitié sincère entre deux personnes, il était là comme sa sœur si elle n’avait pas rejoint Aristote trop tôt aurait été là.

Au son des notes, ses lèvres bougeaient mais aucun son ne sortait… si quelqu’un avait fait attention à lui, il aurait pu lire tout simplement…
Ange… Themis… Melkio… BBDouceur… Wonder… Modjo… Bros… Willen… Gweltas… Morts et vivants… Vivants et morts… ces noms, ces hommes, ces femmes que sa sœur n’avait eut de cesse de lui parler…

AngeJeliO se rappelait aussi toutes les paroles de sa sœur au sujet de Melkio… d’ailleurs, elle l’appelait Mel… Il s’était toujours demandé comment sa propre sœur avait fait pour oser franchir ce pas et lui donner ce diminutif… c’était un grand homme d’après ces dires… sage, toujours calme, doux, ferme sachant manier le verbe bien mieux que nous autres, ayant traité avec les plus grands de plein de duché bien au-delà de ses montagnes auvergnates, en un mot son chambellan, son duc... Il se souvenait même que sa sœur lui avait dit que cet homme lui avait permis de continuer à siffler dans les couloirs de la chancellerie… Son regard se fit plus triste à ces pensées, ne sachant pas si c’était en souvenir des sifflements de sa sœur qui lui manquaient ou si tout simplement la perte d’un homme si grand mais si simple avec tout un chacun était plus qu’injuste…


Them… Tu sais qu’Elle attendra Mel et restera auprès de lui… n’en doute point… tout comme moi, je ne laisse ce dernier prendre le dessus… souffla t-il dans un long soupir triste comme si elle pouvait l'entendre...
Ivrel a écrit:
Puis se reprenant... Ivrel revint vers le lutrin, l'ouvrit et commencça à lire à voix haute la prière des funérailles.

Après tous nos regards qui ont croisé le sien, qu’il puisse enfin voir le Tien, Ô Très-Haut.
Dieu, ne détourne pas ton regard de notre ami.
Après l’amitié qu’il a reçue et qui a guidé sa vie, accorde-lui l’amitié ultime qu’est la tienne, Toi Notre Créateur.
Dieu, ne détourne pas ton regard de notre ami.
Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité.
Dieu, ne détourne pas ton regard de notre ami.
Père, nous tournons vers toi nos espoirs à l’heure où disparaît le corps de l’ami qui nous est cher.
Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi pour les siècles des siècles.

AMEN
ThemisLaDouce a écrit:
Le temps d'un regard vers le fond de la Cathédrale pour chercher celui qui ne viendrait plus, il fallait qu'elle s'y fasse, Melkio ne viendrait plus, Themis aperçut une silouhette qui lui fut familière fut un temps, un temps lointain.
Un clin d'oeil, une seule larme et aux oreilles des sifflements qui résonnaient. Elle était là, à travers ce frère reclus, elle était là...
Puis un signe en direction de Tirésias, sa place était avec elle, devant.

Se retournant vers le Cardinal au visage grave, Themis put articuler un silencieux
Amen.
jazon a écrit:
La vie était ainsi faite que le bonheur se mélait étroitement au malheur.
La triste nouvelle de la mort de son cousin que Jazon avait si peu connu lui était parvenu à Sainct Maurice en pleins préparatifs d'heureux évênements. Plus proche de Thémis, il était affligé pour elle et ses enfants.

Il prit la route en compagnie de Gypsie, son épouse et se rendirent à Clermont pour assister aux funérailles.
Il allait approcher sa famille avec un tout autre regard depuis qu'il avait lu la lettre de sa mère qu'il n'avait pas connu.

Après avoir attaché leurs chevaux, ils montèrent les marches du parvis de la cathédrale et entrèrent dans l'immense lieu saint.
Gypsie à son bras, ils remontèrent l'allée principale et vinrent s'asseoir un peu en retrait des premiers bancs.

Jazon fit un signe de croix en regardant le cercueil de son cousin et écouta avec attention la prière des morts. Son regard se posa sur la silhouette de Thémis. Elle devait être accablée de chagrin.
Ivrel a écrit:
Après cette 1ère prière, le cardinal Ivrel se tourna vers l'assemblée.
La cathédrale était noire de monde.

Elle invita la famille à s'approcher de la dépouille de l'être aimé et à se remémorer les bons moments passés avec leur père ou leur mari.

Après la famille viendrait le tour de ses amis. De tout ceux qui l'avaient connu et désiraient parler de lui, se souvenir...
Semias a écrit:
Le jeune Balsac s'avança, observant l'assemblée... L'immense assemblée même. C'en était tout de même impressionnant. Il n'avait pas eu pour habitude de parler devant telle assemblée au cours de sa courte existence, et pourtant il ne s'en sentait guère plus nerveux que cela. Seul geste témoignant de la légère appréhension qui le parcourait, la bague aux armes de la famille de Balsac, offerte par son père avant sa mort et qu'il faisait tournoyer autour de son doigt.

Il jeta un dernier regard vers la dépouille du Duc, se racla discrètement la gorge puis prit la parole.


Bonjour à tous.

Brillante entrée en matière, continue ainsi !

Je remercie chacun d'entre vous d'être venus rendre un dernier hommage à ce père, regard vers Thémis, et ce mari que notre famille a perdu, ce grand homme que le Bourbonnais et l'Auvergne remercient encore ce jour, pour l'amour qu'il leur a donné, et le travail qu'il aura fourni.

Mon père fut sans doute un grand politicien, un habile diplomate, je vous épargnerai les éloges trop longs pour vous parler de l'homme qu'il fût... et qu'il restera, dans ma mémoire.


Ah bin voilà, t'as encore miné un peu plus l'ambiance, bravo !

Je me souviens encore de cette splendide journée du mois de mai où, pour la première fois, j'ai appris à monter...

Regard vers l'évêque. Qu'est-ce que j'ai dit ???

Hem... A monter à cheval.
Le pauvre Pâté-en-Croûte s'en souvient encore.


Sourire à l'assemblée. Non, ils n'ont pas saisi... Peut-être que s'ils étaient allés voir sur www.la-rencontre-du-troisieme-type.pate-en-croute.fr...

Je me souviens aussi de cette triste journée, sous la tente où je l'ai vu nous quitter.

Ambiance re-plombée, on n'est plus à ça près.

Et cette chevalière, symbole du temps qui passe, symbole de la mémoire que je lui porte aussi, car je sais que, de là-haut, il m'observe.
Souvenons-nous de l'homme qu'il fut, au delà des convenances personnelles. En tout cas moi, je m'en souviendrai, même si le temps que nous avons passé ensemble a été bien trop court à mon goût.

Merci.


Puis il se mis un peu en retrait, laissant la place à sa mère, ou sa jumelle.
althiof a écrit:
Ils avaient chevauchés depuis l'aube pour atteindre la Cathédrale de Clermont pour la cérémonie. Depuis que les félons avaient été chassés d'Orléans ils avaient un peu plus de liberté. Les armées du Roy contrôlaient maintenant les alentours pour arrêter les traitres qui tentaient de filer en douce.

En ce jour ils avaient obtenu une permission. Mais la raison était bien triste. Quelques jours plus tôt sa soeur lui avait envoyé une missive pour lui indiquer son retour en BA et la date de l'enterrement de son époux. Il avait tout fait pour être là et le chef d'armée n'avait guère posé de problème. Les grandes batailles n'étaient plus à l'odre du jour... pour l'instant...

Lorsqu'ils arrivèrent devant la Cathédrale, Kory et lui, ils descendirent rapidement et essayèrent de se rendre présentable après cette longue route. La rapidité avait primé sur le confort et la tenue. Les cloches sonnaient et la dépouille de osn beau-frère remontait déjà l'allée centrale. Ils se faufilèrent sur le côté et remontèrent parallèlement.

Il n'y avait qu'une seule personne qu'il cherchait. Lorsqu'il l'eut enfin trouvée il s'approcha de sa soeur qui semblait ne pas l'avoir vue. Elle fixait le cercueil. Kory le suivait. Il s'approcha juste derrière Thémis. Il n'avait pas souvenir d'avoir déjà été si près du choeur de la Cathédrale.

Le Cardinal venait de réciter une prière. Il prit doucement la main de sa soeur et articula presque en même temps qu'elle :
Amen...
kory a écrit:
Elle avait voyagé rapidement, pas forcément la meilleure des choses dans son état, mais pour une fois son époux ne l'avait pas embêté avec ça, ce qui était une bonne chose, sauf qu'arrivée dans l'Église, elle avait eu légèrement, même beaucoup de mal à le suivre.

Ils étaient un peu en retard, mais on ne changeait pas les bonnes vieilles habitudes. Elle finit par trouver le banc où se trouvaient son époux et sa belle-soeur, elle avait tout de même rater le "amen", elle se glissa sur le banc sans faire de bruit et regardait le cercueil.

Elle avait entendu beaucoup de bien sur Melkio mais ne l'avait jamais réellement croisé, sauf le dernier jour de sa vie... Elle regardait le cercueil, puis sa belle-soeur, elle la trouvait vraiment très forte.

Elle suivit ensuite la cérémonie, se concentrant sur le cercueil...

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MessageSujet: Re: Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)   Dim 10 Aoû 2008 - 11:22

Thomas de Clérel a écrit:
Le juge berrichon qui avait eut un mal fou à trouver des vêtements noirs pour se rendre à l’enterrement, c’est qu’il en portait tout les jours…, après quelques jours de voyage depuis le duché fort lointain qu’est le Berry, terre civilisé entouré de barbares sans foi ni loi, fini par arriver au lieu de l’enterrement…

Une atroce sensation le parcourait….il se sentait souillé par l’air infâme du duché du Bourbonnais-Auvergne…Terre qui abritait la pire lie des peuples de France…comme chacun sait, un Bourbonnais-auvergnat qui n’est pas un brigand est un mendiant…

Entrant dans l’édifice, le juge s’inclina respectueusement, puis pris place dans le fond…Il ne connaissait pas le cadavre qui allait sous peu être enterré, mais étais sûr d’une chose, il aurait bien aimé le pénétrer lui-même de sa lame….ah nostalgie…Belle était l’époque où les berrichons criait Sus à la Tourraine, au BA et à l’ADC….

Le jeune homme chercha des yeux la magnifique veuve du cadavre…ah douce beauté, objet de sa venue, tendre et chaleureuse femme qui avait eut le malheur d’être élu à la l’infamante charge de duchesse du BA…Elle aussi Thomas aurait bien aimé la pénétrer, mais pas de son épée cette fois-ci….

Si un autre duc du BA était à la place du cadavre aujourd’hui étendue, le jeune homme n’aurait pas hésité à attendre qu’il n’y ait plus beaucoup de personne autour, s’en serait approché et l’aurait abondamment arrosé de son urine, car ces gens là ne méritait guère mieux …Mais le duc Melkio n’était pas n’importe quel duc du BA, il était de la race des grands hommes, de ceux qui se battais avec passion et sans compromissions pour leurs convictions…. Et ces hommes la, Thomas les admirait et les appréciait…

Un homme qui a servit si longtemps son Roy, et qui même lorsque celui si lui témoigna tant d’ingratitude, continua à le servir et alla l’arme à la main mourir pour lui, pendant que tant de parisien qui baissaient la tête jusqu’au sol devant le Roy courraient vers le sud se cacher…
Si seulement le duc n’avait pas été un de ces suppôts de l’ADC, cette organisation démoniaque qui sert les tristes desseins de la créature sans nom …enfin...Personne n’est parfait…

Ah triste vie, et dur époque pour les ex-régnant des Provinces de l’ADC, la mort les emportait l’un après l’autre…Beaucoup ne passerait assurément pas l’hiver…
Le pieux jeune homme y voyait l’œuvre du châtiment divin qui s’abattait sur les serviteurs du sans nom, ces belliqueux qui ne pensaient qu’à asservir leurs voisins….
Mais surtout, il pensait que dieu lui avait confié une sainte mission ici bas, sauver la belle duchesse de cette abomination qui porte le nom d’ADC…

La cérémonie se poursuivait, et le temps commençait à se faire long, le jeune juge qui n’avait plus de sujet de sur lequel méditer, commença à s’endormir, c’est que c’était fatiguant de méditer sur la vie des morts….ne pas oublier de transmettre les condoléances du duc George le poilu, se dit le juge avant d'être emporté par le sommeil...
Dyonisos_emuvillain a écrit:
Dyonisos, vétu de sa cape noir, assistait depuis le fond de la cathédrale à la cérémonie d'enterrement de Melkio.

Voyant le visage fermé de la Duchesse Thémis, Dyo n'avait pas voulu la déranger lorsque le cercueil traversa la nef, et ne la salua que d'un signe de tête réservé.

Brave Homme que ce Melkio, qu'il avait cotoyé, lors de son mandat de Comte, à l'ADC.
Ses souvenirs fourmillaient de la riigueur et l'efficacité avec laquelle le mari de Thémis avait su faire montre au sein de cette institution.

Toujours humble, Melkio par son abnégation et sa sagesse avait porté toujours plus haut les valeurs fondamentales de l'Alliance.

Cet homme de bien méritait bien des égards pour le travail fournit.
Il resterait, à jamais, un "Grand Homme" dans la mémoire collective.
jardin83 a écrit:
Le Sénéchal Jardin, debout tout au fond de la Cathédrale assistait avec émotion à la cérémonie. Cette dernière était digne, tout comme l'était le très grand Homme aujourd'hui disparu ...
ThemisLaDouce a écrit:
La Cathédrale n'en finissait pas de se remplir. De temps en temps Themis reconnaissait une silhouette, d'un mouvement de tête accueillit l'arrivée du Comte de Ruffec, cet ami confident, d'un sourire triste elle salua Jazon et Gypsie, récemment mariés, la famille, le sénéchal Jardin, un chambellan berrichon bien pensif...


Debout devant le cercueil, la main d'Al dans la sienne, Themis avait écouté son fils raconter son père, rapidement, dignement. Il ne pleurait pas, comme elle, mais ce n'était pas très bien pour lui. Elle avait peur qu'il ne se soit endurci trop vite, trop jeune. Rassurée par sa fille qui versait des larmes de tristesse près d'elle, elle n'osa lui demander de parler de son père de suite. Se retournant vers son frère, d'un regard il comprit.
Fabien74 a écrit:
Fabien suivait la suite de la cérémonie. Il s'était avancé de quelques rangs. Beaucoup de monde était arrivé, du beau monde pour la plupart, mais surtout des personnes accablées par la tristesse. C'était une bien belle cérémonie à laquelle on assistait là. Son Eminence Ivrel nous guidait dans le déroulement de l'office. Thémis paraissait très triste. Elle venait quand même de perdre son mari, le père de ses enfants, son compagnon de toujours. Fabien attendait que celle-ci tourne la tête vers lui, pour qu'il lui adresse un sourire amical, qui voudrait dire autant que n'importe quelle lettre de condoléances.
jrag a écrit:
Enfin sortit de cette mouise Olréanaise, mais ma foi, toujours rien sur le marché...Pfff, et ces bretons qui trainent encore dans les rues, sans être inquiété...un bon coup de pied au C.., qu'ils mériteraient...

Il traversait la place du marché de bonne heure, n'avait rien trouvé à manger, mais il ne pouvait attendre plus longtemps. Il avait une lettre à envoyer, à sa cousine...

Il rentra au camp militaire, pris ses quartiers, et chercha un parchemin, et une bonne plume. Puis il se mit à rediger...

Citation :
Cher Cousine, Cher Semias,

Je sais qu'à lieu actuellement les funéraille de sa Grâsce Melkio, et je regrette amèrement ne pas être en position de pouvoir venir honorer la mémoire de ce grand homme. Je tiens à vous présenter à tout deux mes sincères condoléances, bien que je pense à vous depuis plusieurs jours.

Je ne sais quoi écrire dans ces situations, je terminerais donc simplement en souhaitant que Melkio trouve la paix auprès d'Aristote, et je suis sûr que bon accueil lui sera réservé là-haut.

Avec toute mon amitié,

Jrag de Marigny.

Il attacha la lettre à la patte d'un petit pigeon, espérant que celui ci ne se perde pas et trouve le chemin de sa cousine...
althiof a écrit:
Althiof tenait toujours la main de sa soeur. Son autre main, il la posa doucement sur l'épaule de sa nièce... le même geste qu'en Bretagne voilà quelques temps... Elle pleurait toutes les larmes de son corps. Semias venait de parler. Il avait essayé de parler d'un ton pas trop triste, faisant quelques remarques locaces. Sa peine il la cachait à sa façon, mais sans doute qu'elle finirait pas ressortir. Il était l'homme de la famille désormais et essayait de se montrer fort.

Lorsqu'il eut terminé, Thémis le regarda sans rien dire mais elle n'en eut pas besoin. Il s'approcha un peu plus du cercueil tenant toujours sa main.

Mouai... C'est bien beau mais que dire maintenant...


Aussi étrange que cela puisse paraître, je connais peu mon beau-frère. Il a quitté la vie politique au moment où je débutais la mienne.

Je garde de lui le souvenir d'un grand Duc qui a oeuvré pour le Bourbonnais-Auvergne et l'Alliance du Centre dont il a longtemps été l'intendant. Je garde le souvenir d'un grand diplomate qui a toujours proné le dialogue au combat armé.

Mais que sont les fonctions lorsque vient l'heure de la mort ?

Melkio a surtout su faire de ma chère soeur la plus heureuse des épouses. Lui donnant trois magn...
Euh... Il marqua une hésitation. Bon pis allez tant pis. Trois magnifiques enfants.

Je l'ai peu cotoyé mais où qu'il soit, à chaque fois que j'avais la chance de passer du temps avec ma soeur...
Il la regarda en esquissant un sourire serrant un peu plus fort sa main... Il semblait toujours agir comme une présence guidant ses joies et ses peines.

Voilà qu'il faisait dans le mystique maintenant. L'était temps de terminer avant de se faire foudroyer par les foudres divines.

Souvenons nous tous de Melkio, grand homme public et bon père de famille... Ma famille... Il nous a quitté bien trop tôt... arrâché à la vie par ce qu'il a toujours tenté d'éviter...

Melkio, sache que je veillerai désormais sur eux de mon mieux. Repose en paix !


Il se recula laissant la place à qui voudrait prendre la parole.
Tiadriel a écrit:
Tiadriel entra discrètement dans la Cathédrale au moment où le Cardinal entamait la prière des funérailles. Elle se glissa dans un coin, silencieusement.

Aujourd'hui était un triste jour, où elle voyait partir un ancien frère d'Armes. Elle ne l'avait que très peu connu mais avait fait ses premiers pas dans la diplomatie sous sa coupe quand il occupait le poste de Chancellier de l'Ordre du Saint Esprit.

Elle écouta, recueillie, la prière, murmurant un discret
Amen à la fin... Le Bourbonnais-Auvergne perdait un fils de valeur...
Willen a écrit:
Pffffuiiit... un léger courant d'air dans l'imposante cathédrale de Clermont. Cela faisait bien longtemps qu'il n'y avait pas mis les pieds. Enfin, façon de parler, bien sûr. De toute manière, les "maisons de Dieu" étaient toujours moins ennuyeuses que sa véritable résidence.

Ainsi Melkio avait quand même fini par passer l'arme à gauche. A son âge, ce n'était pas raisonnable de se battre... et il faudrait se cacher là-haut pour ferrailler dans les nuages, mais l'endroit restait vaste, des millions d'âmes, vous pensez bien...

Zig et zag entre un pilier et une statue dorée d'Aristote plus avenante que l'original. Il découvrait un des rejetons Balsac, fils de Themis et avec un peu de chance, de Melkio. Sourire. Le jeune homme était maladroit dans ses propos mais s'il combinait les traits de ses parents et réussissait à s'émanciper de sa mère, il aurait un bel avenir devant lui, pour sûr... avant que son corps ne retourne comme tous les autres à la terre se faire bouffer par les vers. Ce qui n'était pas si désagréable, juste quelques chatouillis avant le grand départ. Mais où était donc le service après-vente ?

Soupir d'impatience. Ces cérémonies étaient d'une longueur... à tuer un mort, pour ainsi dire. Et il n'apercevait toujours pas Melkio. Son corps était bien enfermé dans le coffre de bois, pas de doutes, mais lui... enfin, il ne devrait probablement plus tarder. Peut-être le processus prenait-il plus de temps pour les vertueux réels.

Et au-dessus des vivants qui se pressaient pour pleurer un mort, déambulait une âme qui se nomma Willen...
Elra a écrit:
Elra était présent comme convenu. Il assistait à cette bien triste messe aux côtés des membres de sa famille. C'est un visage sévère, sans expression, qu'affichait le Comte de Montaigu. Le trajet avait été fatiguant et il devrait certainement repartir aussi vite.

Il priait profondément pour l'âme du défunt. Il ne doutait aucunement de la place qu'il gagnerait auprès d'Aristote.

S'isolant toujours un peu plus, il se rémémorait, comme l'invitait à le faire Monseigneur Ivrel, de tous les moments passés en compagnie de son cousin. Il ne le verrait plus.
De manière cynique, le Comte était en train de faire état du nombre d'ami(e)s et membres de famille qui avaient passé de vie à trépas.
Cela lui rappelait son propre destin, celui de tout homme.

Il inspira profondément, posant quelques fois le regard sur Dame Themis pour s'assurer de son courage face à telle épreuve.
Gypsie a écrit:
Assise près de Jazon, écoutant les témoignages des uns et des autres. Triste regard porté à Themis. Elle ne connaissait que trop les sentiments actuels ressentis par la duchesse. Dure période l’attendait et ce n’est qu’avec la présence de ses enfants qu’elle gravirait la pente vers l’acceptation et la paix.

Elle serra la main de son époux, prit son courage à deux mains et s’avança vers l’autel à la suite d’Al. Pas de grand témoignage à faire, juste une pensée. Cathédrale comble, amis, connaissances, venus accompagner Melkio à sa dernière demeure.
Regard dans l’assistance attiré par un homme inconnu qui ronflait sur un banc. Jamais vu celui là, certainement pas un auvergnat ni un bourbonnais. Aucun ne se serait permis un tel comportement dans la maison de Dieu, alors qu’hommage était rendu. Quel goujat se dit Gypsie. Enfin, tout n’était que question d’éducation dans la vie…

Prenant légère inspiration, la rectrice se lança


Un jour il est arrivé au château, avait écrit tant de pages de loi en une nuit. Je fus impressionnée par son travail et l’en avait félicité. Faisant un peu plus connaissance avec lui, il me proposa de l’aider au greffe du Ba. Ce que je fis jusqu’au jour où attiré par des taches plus importantes, il quitta ce poste, et je le remplaçais. Grace à lui j’ai rejoint le rang des greffiers royaux.

Côtoyé lors de mon bref passage à la fondation, et plusieurs aventures partagées avec lui, et d’autres, dont celle de l’été 1453… Duc auquel on reprochait le silence, comme à d’autres on reproche autre chose, qui ici bas est parfait… Je garderai de lui le souvenir d’un homme honnête, droit et juste, fidèle en amitié, prônant toujours la diplomatie. Il avait su faire revivre celle du Ba.

Qu’Aristote le reçoive comme il se doit, et que la terre soit légère à Melkio, comme peut l’être la terre de son duché bien aimé.


Regard vers Themis, défilement de souvenirs heureux, tous heureux. Un sourire, puis Gypsie regagne sa place près de Jazon, essuyant du revers de sa main la larme disciplinée qui suit son chemin sur sa joue.

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MessageSujet: Re: Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)   Dim 10 Aoû 2008 - 11:23

jazon a écrit:
Jazon vit le regard de sa cousine rempli de peine se tourner vers Gypsie et lui et les saluer.
Il parcoura l'assemblée du regard. Il avait reconnu Althiof auprès de sa soeur Thémis. Les enfants étaient là.

Il remarqua un homme de haute stature près de la famille qui jetait de temps à autre un regard sur Thémis. Il ne l'avait jamais vu mais pour être assis à cette place, il devait faire parti de la famille.
Il tenta de se remémorer les arbres généalogiques que lui avait confié son amie Solvegg. Il se rappela une phrase d'elle :
Le chef de famille actuel en est Messire Haverocq de Marigny de Chenaneguène que je suis partie rencontrer au Poitou. Or, je n’ai pu le voir. Il était alors Comte du Poitou et avait des problèmes frontaliers à résoudre. Mais j’ai correspondu avec lui et j’ai transmis la lettre que ta mère lui destinait. Il a très bien connu ta mère puisqu’il en est son cousin direct de la même génération

Dans le courrier de sa mère, elle parlait aussi de cet homme. Il avait tellement lu ce courrier qu'il en connaissait chaque mot, chaque virgule. Il murmura : " Je transmets un courrier à mon cousin Elra, enfin… Messire Haverocq de Marigny de Chenaneguène. Votre grand père étant décédé ainsi que mes oncles, il va très certainement devenir le chef de notre famille et vous pourrez compter sur lui. "

Cet homme ne pouvait être que lui...
Jazon se dit qu'il irait se présenter à lui à la fin de la cérémonie. Il écouta attentivement les paroles de son cousin Althiof puis vit Gypsie se lever et aller dire quelques mots. Elle revint près de lui, émue, essuyant une larme. Il lui prit la main et lui serra tendrement.
Barthomeu_el_cochero a écrit:
Le cocher de son Eminence était arrivé presque à l'heure pour une fois. Il n'était pas simple de voyager dans les terres de France en ce moment.

D'ailleurs il avait remarqué sur le chemin la petite vieille, là, heu.. Mama Marguerita.. Visiblement elle se dirigeait par ici. Mais il ne s'était surtout pas arrêté pour l'aider. Il avait travers la moitié de la France en évitant armées de mercenaires et tristes brigands, ce n'était pas pour supporter au dernier moment la présence de la vieille peste qu'il avait déjà rencontrer à Montbrisson.



Bueno, ce n'est pas tout, Yé doit savoir à qui remettre la missive de son Eminence Ubaldo de Ager....

Ha là-bas, ce doit être la veuve... Mais peut-être devrai-je attendre la fin de la cérémonie ...
Cunégonde. a écrit:
Cunégonde était arrivée pour assister à la cérémonie, elle avait de la peine, ce duc là était un bien brave homme, un homme travailleur et honnête, franc du collier.
Elle observait l'assistance lorsqu'elle vit entrer dans l'édifice de lave noire un bel hidalgo... elle connaissait cet homme, sa fière moustache, sa peau tannée par le soleil du sud : elle l'avait rencontré accompagnant son maître le Cardinal Ubaldo lorsque ce dernier et sa maîtresse étaient revenus de l'Université de Savoie.
Discrètement, le coeur battant et les joues rouges, elle s'avança vers lui pour le saluer et lui demander si elle pouvait lui être utile en quoique ce soit.


Holà señor ¿Necesita ayuda?

Elle espérait que le peu d'espagnol qu'elle avait retenu grâce à sa maitresse n'était pas trop mauvais, en fait elle connaissait surtout les termes simples de la vie courante et les mots doux !
ThemisLaDouce a écrit:
Une étrange sensation, air frais dans la Cathédrale, frissons sur la peau de la duchesse, sans doute la visite d'un esprit farceur qui ne perdait rien pour attendre quant à l'affranchissement de son fils. Enfin, que pouvait-il attendre maintenant?

Elle écouta d'un air distrait les paroles de son frère, les yeux secs, l'air digne. Melkio était tout cela...Mais ce n'était pas lui encore...

Un sourire en direction de son cousin Elra. Seigneur que sa route a du être longue, et pourtant il était là, toujours là. Elle le salua en clignant des yeux, remerciement discret.
Elegie pleurait toujours à ses côtés, elle lui caressa les cheveux, blonds comme les blés, identiques à ceux de son père...Elle devait dire un mot, mais sans doute au dessus de ses forces, pauvre petite.

Une nouvelle musique se fit entendre.

La douce fut soulagée quand sa cousine Gypsie prit la parole. Souvenirs de combats menés ensemble, ce fameux été 1454...une bien belle utopie tuée dans l'oeuf par des esprits bien trop chagrins.

Elle baissa la tête un instant, temps de remettre de l'ordre dans ses pensées, et à l'invitation de Monseigneur Ivrel, Themis répondit ainsi :


Melkio...Silence pensant. Melkio est mon ange.

Non, ça ne pouvait point suffire, il faudra détailler.

Melkio est un ange. Un ange qui a traversé ma vie, nos vies. Vous avez connu le Greffier, le Juge, le Duc, l'homme politique, le diplomate, le chambellan, l'intendant de l'Alliance du Centre...mais peu ont eu la chance que mes enfants et moi avons eue. Nous avons connu l'homme qu'il était. Homme de bonté, de bien, de droiture. Pas un mot plus haut que l'autre, Melkio était un homme comme on en fait peu.

Ca y est, le temps change, le passé prend le pas sur le présent...

Grâce au ciel j'ai eu la chance d'être la femme qu'il a choisie. Dans une taverne de Polignac notre histoire a commencé, belle, drôle, difficile parfois, enthousiasmante souvent. Elle ne se termine pas là, non.
Selaven, Sémias et Elegie sont le cadeau qu'il m'a légué.
J'aimerais toujours Melkio, je l'ai toujours aimé.


Silence, déglutition difficile.

Souvent décrié, à tort. Jamais "Balsac ne tombe sous l'attaque". C'était là son Cry. Jusqu'au dernier souffle il aura été fidèle à son mot et n'est tombé qu'en attaquant la félonie bretonne, toujours loyal envers son Roy. Aristote l'a rappelé à lui, nul ne peut aller contre la décision divine, c'est ainsi que vont la vie et la mort.

Un soupir et sur son visage un étrange sourire, elle articula lentement.

Rassurez-vous famille et amis : Melkio n'est pas près de mourir. Tant que nous parlerons de lui, il vivra.


La main de Themis serrait toujours celle de son frère, elle se retourna vers lui, souriante.
Tiresias a écrit:
Tiresias se tenait assis, regard vers le bas, écoutant les différentes personnes dire tout le bien qu'elles pensaient de Melkio.
Il sentit petit à petit des frissons lui parcourir l'échine, des vertiges entrèrent en action. Sentant venir un renvoi de repas, il sortit très discrètement de l'église.

Il attendit là quelque minutes, mais le malaise ne passait pas. Cela faisait deja quelque temps qu'il avait ce genre de "crises"
Il décida donc de rentrer à Girgols. Se faire remarquer à l'enterrement de Melkio... Un singulier manque de diplomatie. Il se fit aider pour remonter à cheval et repartit.


----------------


Une fois là-bas, le malaise passerait, il se remetterait au travail, et alors qu'il courait dans les escaliers, les bras chargés de parchemin, un vertige arriverait en traitre. Ce serait la chute occasionnant divers dégats qui conduiraient au coma. (Ben, ce n'est pas une mort, il faut bien un peu de bonne humeur autour de ce genre d'événements.)
kory a écrit:
Elle se tenait au côté de sa belle-soeur et de son époux, ses neveux et nièces étaient présents aussi. Mais malheureusement, elle ne put rester longtemps debout auprès d'eux, ses jambes commençaient à trembloter et elle sentait quelques fourmis dans ses jambes, elle se recula doucement sans se faire remarquer et prit place sur le premier rang. Léger sourire vers sa belle-soeur qui ne semble pas avoir remarquer sa présence.

Elle écouta les différents témoignages, comme elle l'avait fait il y a quelques jours pour Oya. Trop de morts, quand est-ce que cette guerre terminerait.

Un rapide coup d'oeil en arrière, Tiadriel était présente, elle avait certainement du le rencontrer ou travailler avec Melkio, elle lui fit un léger sourire avant de regarder à nouveau devant elle. Elle ne connaissait que très peu la famille Marigny, il faudrait qu'elle fasse quelques progrès de ce côté là...

Elle resta muette, suivant dans le plus grand silence la suite de la cérémonie de son banc, évitant ainsi tout malaise et remontrances de son époux... Entre l'anniversaire et les joutes... Elle avait eu sa dose...
martymcfly a écrit:
Il est des jours qu'il ne fallait pas rater. Des jours sombres où le Duché enterrait l'un de ses enfants.

Le Duc du Bourbonnais-Auvergne avait revêtu ses atours de circonstances. Aller honorer l'arrivée d'un ancien Duc près d'Aristote...

Sortie du Château où il travaillait sans ménagement pour se rendre dans la cathédrale, noire de monde. Têtes couronnées, famille, amis, soldats, ambassadeurs, auvergnats et voisins. Beaucoup étaient là pour rendre hommage à Melkio de Balsac.

Quoi de plus normal pour le Duc régnant d'être présent ce jour. Certes, il ne portait pas le Duc d'Etampes dans son coeur, mais ce n'était pas une raison pour ne pas être là. Melkio avait toujours été de conseil pour lui. Bons ou mauvais. Mais toujours il avait été présent pour lui. Et le Duc savait l'apprécier. Il savait aussi reconnaître l'investissement passé.

Il alla donc prendre place dans le choeur de la cathédrale, sa place réservée. Ecoutant les différents hommages rendus au défunt, Marty se recueillait silencieusement.

Il ne pouvait pas s'empêcher de penser à cet homme qui avait, dans le tout début de sa carrière politique, essayer de diviser Bourbonnais de l'Auvergne. Il soupira doucement, récitant la prière, et repensant à la devise du Duché. "Unis dans la diversité".

Petit sourire.
Anselme. a écrit:
Frère Anselme avait vu Messire Tiresias défaillir, le teint qui devenait de plus en plus pâle, secourable il se porta aussitôt à son chevet fendant la foule qui peinait à entrer en la cathédrale et lui proposa de s'assoir un instant dans l'auberge voisine tenue par le chapitre de l'évêché.

Il était impressionné par le nombre de personnes présentes, et même ses ennemis, les ennemis de son duché étaient venus lui rendre hommage - preuve de la grandeur de l'homme que l'on allait mettre en terre.
Et bien sur dans la foule il repera sans peine, ceux qui n'étaient là que pour l'apparence, les mielleux qui seraient bien inspirés de rester chez eux plutôt que de souiller la mémoire du défunt par leur présence. on pouvait avoir des ennemis honorables, mais pour le jeune moine, rien n'était plus méprisable que les faux amis.
melkio a écrit:
Alors que feu le Duc d'Etampes, enfin le Duc de Combrailles rejoignait d'autres cieux, peut être moins agités par le pouvoir temporel et les soucis des mortels, Melkio (enfin, sa partie animale, du latin animus, esprit) ne put s'empêcher de sourire.

Que bien d'honneur, pour un triple haut traître du Bourbonnais Auvergne, élu par son Peuple et reconnu par son Roy. Que de bonnes gens, assemblées pour l'accompagner dans son repos céleste ou infernal.

Il y avait là bien des personnes qu'il avait apprécié, chéri, aimé. Pour ceux là, il était touché de leur présence, par leurs prières. Pour les autres qui étaient déjà passé de vie à trépas, il savait qu'il les verrait sous peu. Pour une autre poignée, qui penserait à jamais qu'il fût un traître ou un diviseur, libre est et sera le souvenir qu'il laissera.

L'homme n'est pas fait pour être éternel, mais vivre et retourner au monde. Le Duc de Balsac se sera efforcé de bien vivre et de bien faire vivre.

Melkio, bien que diplomate ou politique, n'a pas été homme de grandes phrases, mais d'action. A ce titre, il a préféré garder le silence, plus que de raconter quelques bonniments. Qu'elles se révélèrent "bonnes" ou "mauvaises", chacune d'elles fut menée par la probité, la foy et la recherche du bonheur pour son Duché.

Sa vie fut bien remplie, et la fortune plutôt souriante quant à sa destinée et ceux qu'il a eût le plaisir et l'honneur de connaitre en ce bas monde.

Dernier regard aimant pour ceux qu'il laissait, premier pour ceux qu'il rejoignait. Addetias!
Grob**Tonton a écrit:
Grob* arriva en retard a la cathédrale. Un monde fou était déjà présent, ce monde prouvait bien qu’on donnait un dernier hommage à un homme exceptionnel.

Grob* préféra ce faire discret, beaucoup connaissait mieux que lui le duc, ce duc qu’il avait connu a la Fondation, ce duc qui l’avait toujours côtoyé avec respect, ce grand duc. Il aurait aimé continuer a travailler avec lui…

En levant la tête, grob* aperçut la duchesse Thémis et son fils, il ne put s’empêcher d’avoir une pensée des plus profondes pour les deux fondus.
Ysabeau a écrit:
Un coche venu du Berry s'arrêta devant la cathédrale. En retard... très en retard, Ysabeau en descendit. Elle était depuis peu de retour de Noirlac, où elle avait goûté un repos bien mérité après sa guérison de la peste qui avait sévi en Berry.
Vêtue sobrement d'une robe noire, elle entra dans l'église, où une nombreuse assemblée rendait un dernier hommage à Melkio.
Elle s'assit, attentive, discrète, mais voulant témoigner de l'amitié du Berry.
Elégie a écrit:
Elegie avait suivi le lent cortege jusqu'au coeur de la nef. Elle voulait paraitre digne ainsi qu'on lui avait appris en telle occasion. Mais la cérémonie à peine commencée, elle avait senti les larmes rouler le long de ses joues. Les témoignages des uns et des autres la confortaient dans ce qu'elle avait toujours pensé : son père etait un grand homme. Elle sentit la main de son oncle sur son épaule et lui lança un regard reconnaissant. Elle était incapable de parler. Elle fit un signe de la main à sa mère lui signifiant qu'elle ne voulait pas témoigner de la grandeur de son père. Pas publiquement .. Elle en était incapable. Son regard se posa sur son frère qui parlait ..
tiens .. il a acheté de nouvelles chausses lui !! Combien de paires en a t il ?
Chassant cette pensée saugrenue, la jeune fille regarda le cercueil et serrant un peu les dents pour ne pas pleurer plus, murmura

Adieu .. mon père .. je t'aimais ..

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MessageSujet: Re: Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)   Dim 10 Aoû 2008 - 11:23

Apolonie a écrit:
Long... Long est son voyage... Longue a été sa souffrance... Longue est sa convalescence... Long a été le temps avant qu'elle ne se retrouve... Long... Long est le chemin pour rejoindre le temps d'une journée sa terre natale... Longue a été la décision à prendre... Long a été le doute qui l'assaille encore... long...

Blessée, la route a été chaotique... Avec l'argent gagné en Gascogne, elle fait apprêter un coche. L'envie de chevaucher est plus que forte mais l'état de son ventre ne le lui permet pas... On l'a bien prévenue. On a tenté de la retenir... Le voyage pourrait s'avérer fatal... Un haussement d'épaules avait répondu aux prières, et sur les chemins elle s'était engagée...

Dans sa main balafrée une missive est froissée. Les mots sont quasiment indéchiffrables pour l'oeil non exercé ou l'esprit qui ne connaitrait pas la teneur du message. Apolonie le lit parfaitement... Les lettres ont dansé devant ses yeux des jours durant. Au travers des larmes les premiers jours, malgré les dents serrées par la colère, traversant les brumes de douleur après sa blessure... Elle les lit et les connait par coeur. Ce dernier... éprouvé, blessé, froissé, asséché... Organe qui ne sert qu'à la respiration.. les deuils successifs... Shura, Phaleg, Clélie, Etolus, Modjo, ...

Pendant des semaines, les pigeons malingres qui se frayaient un chemin dans les brises successives pour la retrouver n'ont déposé que parchemins porteurs de mort. La tête vidée, le coeur serré, l'esprit en vadrouille...Elle a changé, pris des chemins de traverse... S'oublier, faire mal pour ne plus souffrir... Et dans une taverne poitevine, un matin.. Un énième volatile. L'oeil désabusé, elle n'avait pas voulu tout d'abord l'ouvrir... Mais les poitevins l'entourant ce jour-là n'avaient pas compris. Une main frêle avait alors cassé tremblante le sceau qu'elle connaissait si bien...Un battement de coeur en moins lorsqu'elle avait lu la signature, le sang n'irriguait plus son visage quand elle avait intégré les mots tracés par une plume déjà faible...

Melkio...Blessé... Derniers mots... Parrain... Elle avait manqué s'effondrer. Avait rejeté au loin sa médaille de baptême pour aller la récupérer un peu plus tard, la cachant au fond d'une bourse en cuir, elle-même au fond de son balluchon. Se souvenant de cette cérémonie... Melkio plongeant sa main dans le bénitier, la jeune fille insouciante qu'elle était alors s'étant brulée avec la cire du cierge... Un parrain.. Il l'avait d'abord été à la Fondation, lorsqu'elle y était entrée. La guidant au travers des couloirs et des idées... Une parole sensée contre une question naïve. Expliquer sans influencer, laissant l'ingénue se faire son idée sur les choses. Un guide sans lequel elle ne serait pas devenue celle qu'elle est...

Pendant les heures qui défilent, et que les cailloux du chemin la ballotent jusqu'à tirer sur les sutures, elle se demande ce qu'il penserait d'elle... Il lui a toujours dit de suivre son intuition... Savoir à qui faire confiance. Elle a trouvé... Peut être pas sur la voie qu'il aurait rêvé... Et pourtant, elle aurait aimé lui annoncer sa nomination à la place de consul.. Lui qui avait su avant elle-même son amour pour Willen, lui dire ce qu'elle vit aujourd'hui...

Elle repense à ce qu'elle sait de lui... A ce qu'il lui a dit de sa vie, de son parcours politique. Ce qu'il a accompli, ce qu'il voyait pour le Bourbonnais Auvergne, comme il aimait ce duché... Sa chancellerie... Comme il le voulait grand... L'Alliance... Sa femme... Un pincement plus fort que les autres quand les pensées se tournent vers Thémis, vers Sémias... Elle n'a jamais rencontré Selaven ou Elégie... Mais la Douce l'a accueillie, aidée, lui a offert son amitié.. Si leurs chemins se croisent peu, elle espère que la duchesse sait qu'elle ne l'oublie pas... Et attend de la voir, elle l'enfant, la filleule, lui adresser des condoléances sincères... à celle qui a tant aimé son parrain, et lui a offert une famille dont il était si fier...

Déjà les volcans se dessinent sous les pupilles attristées... Le chagrin a presque cédé sa place à la lassitude... Elle qui a croisé Aristote il y a peu, sait qu'il est difficile d'en revenir... Et que le retour peut être aussi douloureux que le sentiment de perte qu'aurait ressenti les proches sans... De tout coeur elle espère qu'il est apaisé, serein, qu'il veille sur eux...

Clermont... les pensées aussi sont longues qu'elles lui ont empêché d'éprouver la route qu'elle fera en sens inverse dès la fin d'une cérémonie où elle est déjà en retard... Il sourirait Melkio.. Apolonie est toujours en retard. Dépenaillée et maladroite... Elle l'était en tout cas... Comme elle aurait aimé le revoir. Profiter de ses conseils avisés, encore un peu. Comme elle est perdue, comme elle aurait besoin de son parrain...

Alors que les pas glissent sur le parvis, elle intercepte un souffle, comme une caresse attentive, comme une attente... Un fin sourire étire ses lèvres... Serait-ce un vicomte qui attendrait un duc ? Willen qui l'a refusée à l'entrée du Soleil y accueillera Melkio... Elle sourit à l'idée de leurs conversations entre morts, imaginant les débats, moqueries ironiques, et autres mots d'esprit dont les deux hommes qu'elle avait aimé étaient familiers. Sa place est choisie.. Au fond, contre un pilier. Discrète, timide.. Elle reste dans l'ombre. Elle ne veut pas déranger. Le bleu balaie l'assemblée doucement. Reconnaissant dans un éclat attendri la veuve, ses enfants, Ivrel qui avait célébré le baptême... Jazon... Marty... Sourire furtif.. Quand elle reviendrait en Bourbonnais, ce sera pour être marraine à son tour... Si elle pouvait apporter à Garanhir la moitié de ce que lui a apporté Melkio... Alors ce petit sera heureux...

Lorsque le regard effleure le cercueil, la caresse se fait presque tendre. Un au revoir dans la douceur, malgré les doigts qui se crispent autour de son dernier mot... Une larme furtive qui coule le long d'une joue creusée par les privations. Une pensée qui s'envole vers un fantome.. Deux fantomes... Elle sait que quand sera venu son tour, peut être plus tot que prévu... Alors elle sera heureuse de les y rejoindre. Un souffle s'échappe de lèvres desséchées tandis que l'épaule brulée par le soleil du sud se pose contre la pierre fraiche de la cathédrale: "Merci Parrain... Veillez sur eux..."
Ivrel a écrit:
L'évêque attendit un long moment pour que tous puissent s'exprimer.
Puis voyant que plus personne ne s'avançait vers le cercueil, elle reprit la parole.


Mes enfants, oui je dit bien mes enfants, car c'est surtout aux enfants du défunt que je m'adresse.
Je ne vous parlerai pas de votre père comme d'un grand homme public, car tout d'abord j'en aurait pour longtemps pour énumérer ses hauts faits, je vous parlerai plutôt de l'homme qu'il était pour vous : votre père.

Le Melkio que je connaissait était un homme ferme, mais juste. Il était droit et honnête et savait par la parole appaiser les tensions.
Toutes ces qualités, je suis sure que ses enfants les portent en leur coeur.

Et je veux vous dire, mes petits : soyez fier de votre père, gardez toujours de lui le souvenir des jours heureux... et lorsque la vie vous malmènera, en votre coeur trouvez la force qu'il vous a donné pour surmonter les obstacle.
Vous avez reçu un héritage précieux de lui, faites-lui toujours honneur et vivez selon ses préceptes, les preceptes d'un homme de bien qui avait trouvé le chemin des vertus.

Puisse son âme veiller sur vous pour l'éternité.

Sur un signe du cardinal, la musique emplit la nef.
althiof a écrit:
La cérémonie se poursuivait. Certains s'étaient avancés pour prendre la parole, d'autres préféraient se recueillir en silence. Il le comprenait parfaitement. Il avait tendance à se renfermer sur lui même dans ces moments là. Peut-être qu'il ne le connaissait pas suffisament, ou que cette fichue guerre l'avait endurci. En tout cas elle l'avait changé... Il était moins immature encore que cela pourrait lui revenir rapidement. La guerre avait cette façon bien à elle d'agir sur les gens...

Il écoutait à présent Monseigneur Ivrel qui s'adraissait à ses nveux et nièces. La cathédrale s'était remplie petit à petit. Il avait apperçu le Duc mais aussi Apolonie avec qui il n'avait malheureusement j'amais vraiment eu l'occasion de discuter. Et pusi tellement de gens qu'il ne connaissait pas. Mais cela ne l'étonnait guère. Melkio était quelqu'un de connu et respecté, quelqu'un d'admiré et qui avait toujours beaucoup fait où qu'il fusse.
Ivrel a écrit:
Ivrel reprit le cours de la cérémonie...

Maintenant faisons les derniers signes en l’honneur de notre cher disparu :

Voici le signe de la lumière

Les porteurs allumèrent en silence les cierges autour du cercueil.

L’Amitié est la lumière du monde c’est la flamme qui réchauffe notre cœur. La flamme que nous allumons ici symbolise notre volonté de voir notre cher Melkio rejoindre le soleil pour nous y attendre auprès du Très-Haut et de tout les saints

Voici le signe de la foi

Melkio, nous déposons cette croix aristotélicienne sur ton cercueil.
Cette croix est le signe qui relie Aristote et Christos, qu'elle soit pour toi signe de salut et de vie éternelle.

Et pendant qu'elle prononçait ces formules rituelles, Ivrel joignait le geste à la parole. Puis, elle dit:

Cet enterrement nous rappelle plusieurs choses :

- Le souvenir d'un Ami aristotélicien qui vient de nous quitter. D'un homme qui avait une histoire unique, avec Dieu. Qui était entouré de la foi qu'il avait en Dieu.

Nous voici nombreux dans cette Cathédrale, autour du corps de Melkio, pour prendre conscience de ce lien d'amour qui l'a toujours uni à Dieu, qui unit Dieu à chacun de nous, à tout instant.

- La mort viendra pour chacun de nous. pour les uns tôt, pour les autres plus tard. Pour les uns dans leur jeunesse, pour d'autres dans leur vieillesse.

Le Seigneur nous prévient : "Soyez prêts, soyez toujours prêts car vous ne savez ni le jour ni l'heure".

Aristote nous a guidé et Christos nous invite à prendre exemple sur lui, à trouver notre joie à vivre pour les autres, à aimer comme ils nous ont aimés.

Notre présence ici est prière. Nous invoquons Aristote pour qu’il mesure les péchés de notre frère et Christos pour qu'il intercède auprès du seigneur pour qu’il le reçoive en son Paradis solaire.

Alors, Ivrel fit signe aux porteurs :

Que les porteurs, reprennent leur place et nous allons escorter notre frère vers sa dernière demeure.

Ces derniers reprirent alors le cercueil, le mettant sur leurs épaules, et la procession quitta la Cathédrale au son d'une marche lente, et se rendit à la propriété familiale du défunt pour la mise en terre.
kory a écrit:
Elle suivait toujours la cérémonie avec beaucoup de recueillement, qu'il était triste de voir un grand homme du duché partir, mais qu'il était encore plus douleureux de perdre un membre de sa famille... Membre qu'elle n'avait malheureusement jamais eu la chance de connaître.

Monseigneur Ivrel continuait la cérémonie d'une très belle façon, comme toujours, elle se souvint de son baptême en l'Église du presque saint Assunto par Monseigneur Ivrel que de bons souvenirs.

Elle tourna doucement la tête pour voir ceux qui venaient d'arriver. Beaucoup de monde dont Apolonie, elle savait Melkio son parrain, elle l'avait appris lors de leurs rencontre plutôt étonnante... Elle irait la saluer.

En attendant, la cérémonie continuait et il était temps de conduire Melkio dans sa dernière demeure. Korydwen laissa le cercueil passer et s'approcha de son époux, glissant sa main, dans celle qui ne tenait pas sa soeur... Pourquoi faisait elle ça, elle ne savait pas... Une vie quittait la famille Marigny, pendant qu'une autre grandissait en son sein... Etrange cycle de la vie tout de même... Korydwen auprès de son époux, de sa belle-soeur et de ses neveux, auprès de sa famille, suivait le cercueil doucement...
ThemisLaDouce a écrit:
Toujours de nouveaux entrants dans la Cathédrale. Apolonie, la filleule de son Melkio. En un autre temps il faudra que Themis l'embrasse, beaucoup trop de temps qu'elle ne l'avait vue et tenue dans ses bras. A croire qu'elles ne se rencontraient que lors des enterrements : Willen son cousin et aujourd'hui Melkio...La vie était décidément très injuste, mais c'était ainsi.
Un signe de tête reconnaissant à Fabien, toujours cette présence amicale...



Le Seigneur nous prévient : "Soyez prêts, soyez toujours prêts car vous ne savez ni le jour ni l'heure".

Themis, toujours sans une larme, frissonna. Voilà la vérité, Ivrel avait raison. Elle ne connait pas le jour et l'heure, mais un jour elle retrouvera son époux.
Les porteurs reprirent place autour du cercueil et Themis, une main sur les épaules de Elegie et de Sémias, priant que Selaven soit bientôt rétabli, suivit le cortège funéraire jusqu'à Balsac.

La Baronnie avait été préparée par l'intendant afin que tout soit prêt pour recevoir le Duc. La mise en terre de Melkio se déroula dans un silence assourdissant. Seules les larmes d'Elegie et de quelques personnes de l'assistance et les grincements de la caisse de bois quand il fut descendu dans le trou préparé, troublèrent le recueillement.

Themis se baissa et ramassa une pleine poignée de terre. La jetant sur le cercueil, la Douce articula lentement ces mots :


Je ne te dis pas Adieu Melkio. Repose en Paix le temps que je te rejoigne et veille sur nous. Je t'aime.

La terre de Balsac tomba sur le bois en un bruit sourd.
Des roses blanches étaient rassemblées dans un panier en osier, à disposition de tous.
La duchesse se tourna vers l'assistance et un sourire triste aux lèvres demanda :


Ceux qui veulent prendre la parole sont les bienvenus.
Mémé Marguerite a écrit:
Mémé était quelque peu en retard mais elle avait hésité à venir... Elle était inquiète pour son petit-fils qui était loin dans le pays des Bretons et assister aux obsèques du Duc Belkio n'allait que raviver ses angoisses.. Mais bon, Sieur Belkio n'était pas n'importe quel duc...

Elle entra aussi discrètement que possible et assista à la fin de la cérémonie..; Que de monde..... Certains avaient décrié ce haut personnage et pourtant était là..

Tiens ? Y a même ce ballot de cocher du Cardinal Boubaldo.... Il a l'air bien bête avec son pli dans la main..

Mémé se rapprocha de lui...


Pssttt, grand nigaud, les documents de doléances, c'est dans le grand cahier, par là...
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MessageSujet: Re: Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)   Dim 17 Aoû 2008 - 10:53

ThemisLaDouce a écrit:
[Balsac - Fin de cérémonie, ouverture de testament - La fin...]



Certains étaient déjà partis, la journée s'éternisait, la chaleur lourde de cet été avait fait arriver des gros nuages de pluie, le temps menaçait.

La Baronne Sibella avait été conviée par Themis, elle ne devrait plus tarder. Nevitta avait prévenu sa suzeraine qu'il était sur le chemin du retour de la guerre.
Themis restait seule devant la tombe à peine recouverte. Bientôt un mausolée viendrait entourer ce monticule de terre.
Les pensées de la duchesse divaguaient et faisaient renaitre des souvenirs de cette vie d'amour vécue à ses côtés.
Elle passa ses doigts sur les lettres du nom de son époux gravées sur le marbre et murmura des mots qu'elle seule pouvait entendre.

A regret elle regagna le castel où une table avait été dressée dans le Grand Salon pour recevoir le Héraut et les proches.
Nevitta a écrit:
Secouant la poussière de son manteau, Nevitta fit son entrée.

Ceux qui l'avaient fréquenté auraient eu du mal à le reconnaître tant il avait changé en quelques mois...la guerre l'avait usé, et les blessures qu'on lui avait infligées ne seraient pas prêtes de se refermer. Le joyeux et dynamique Nevitta ressemblait désormais à un spectre...


Ma Dame suzeraine, me voilà enfin, venu déposer mes hommmages à vos pieds.

Messire Melkio, que Aristote l'ait en pitié, m'a écrit une courte missive pendant son agonie, me demandant de vieller sur ses intérêts après son trépas, j'ai donc affronté seul tous les dangers pour couvrir la route qui m'a mené ici, quittant le village du Poitou où j'avais dû me réfugier pour soigner ma terrible blessure infligée par ces fourbes de Bretons. Si j'arrive, je le vois, après la mise en terre de feu mon Suzerain, je compte bien défendre ici sa mémoire devant tous.


Nevitta plia le genou devant Dame Thémis; le geste lui était infiniment pénible tant il lui était devenu douloureux.
ThemisLaDouce a écrit:
Le Seigneur de Saint Chamand arriva enfin au château, à la nuit tombée. Un orage d'été éclata sur le domaine de Balsac, juste après l'entrée de Nevitta.

Themis s'approcha plus près de son ami et l'aida à se relever.


- Nevitta, mon cher vieil ami...

Elle le prit dans ses bras et le tint serré un long moment. A l'oreille elle lui chuchota un "Merci" ému.

- Tes appartements sont prêts. Tu restes ce soir. Nous prendrons soin de nous seuls à présent. Plus bas : Je viens d'apprendre la mort de Pharacaë...

Elle lui prit la main, hagarde.

Viens t'assoir, nous attendrons la Baronne Sibella en buvant une coupe d'hypocras, j'en ai très envie...
Nevitta a écrit:
Eh bien oui, buvons, un verre ne sera pas de refus, mais je dois ensuite aller me décrasser un peu, je ne voudrais pas paraître dans cette tenue devant la baronne que vous attendez, et que je n'ai pas le plaisir de connaître.
ThemisLaDouce a écrit:
Themis fit apporter une bonne bouteille d'hypocras et deux coupes qu'elle servit elle-même.

Tu peux passer à la toilette quand tu le désires. Tes appartement sont prêts. Tu dois être terriblement fatigué...
Installe toi un instant Nevitta et raconte moi la fin de cette guerre...sanguinaire et dévastatrice...


Frissons qui lui parcourent tout le dos... Jamais une guerre avait été aussi terrible pour elle.
SIBELLA a écrit:
Un coche aux armes des Baronnies d'Usson et de Riom arriva rapidement, attelé à quatre magnifiques alezans à crins noirs, dans la cour du château de Balsac, demeure de Thémis de Penthièvre de Balsac, Duchesse de Mauriac et de Combrailles.

Le convoi ralentit, les chevaux se mirent au pas, puis s'immobilisèrent rapidement. Le cocher mit pied à terre immédiatement, ouvrit la portière, afin de permettre au Héraut ès Généalogie Phylogène de descendre.
Sibella de Chenevières-Vissac avait été mandée par la Duchesse de Mauriac afin de procéder à l'ouverture du testament de son regretté époux.

Elle se présenta au majordome qui vint l'accueillir, disant qu'elle était attendue, mais fort en retard.
Nevitta a écrit:
J'entends le bruit d'une voiture, Dame Themis, je crains de devoir remettre mes ablutions à plus tard....
ThemisLaDouce a écrit:
Le valet en livré vint déranger Themis et son invité pour annoncer la visite de la Baronne de Vissac à l'oreille de la ducheesse.
Themis prit la main de Nevitta et la serra un instant, avec un petit sourire timide.


Elle est arrivée.

Elle se leva lentement et ajusta les pans de sa robe en demandant au valet de faire entrer le Héraut.

S'avançant par devant elle, Themis salua Sibella d'un mouvement de tête et du même sourire triste.


Soyez la bien venue ma Dame en le castel de Balsac.
SIBELLA a écrit:
Le majordome avait été annoncer l'arrivée de Sibella à la Duchesse et revint la chercher afin de l'amener dans un somptueux salon, meublés richement et aménagé avec beaucoup de goût.

Une femme au regard triste, un léger sourire, le visage montrant des signes de larmes, mais avec une grande prestance se leva, accompagné d'un homme à qui elle tenait la main par amitié.

Sibella fit une profonde révérence à la Duchesse, et à la personne qui l'accompagnait


Mes respects Votre Grasce, je me permets de vous présenter ainsi qu'à vos proches mes condolérances les plus sincères pour ce terrible malheur qui frappe votre famille.
La guerre a été cruelle et douloureuse pour bon nombre de personnes et familles et je prie Aristote qu'avec le temps, la peine s'amenuise.
althiof a écrit:
Il venait d'arriver à Balsac, à peine ses affaires déposées à Montbrison, le temps de voir son épouse rejoindre le couvent le plus proche. Il espérait qu'elle serait vite de retour, reposée et avec le sourire et la douceur qui la caractérisait. Ces temps ci ça n'allait pas très fort et elle essayait de lui cacher, surement pour ne pas l'inquiéter mais cela avait fini par jouer sur son moral et sur ses nerfs.

Il avait donc fait plus tôt que prévu le chemin jusqu'à Balsac, pour retrouver avec joie sa si chère soeur. Non sans une pointe d'anxiété. Il s'était comporté comme le pire des idiots de tous les imbéciles de la terre, ça s'était arrangé depuis mais il n'empêche...

Il arriva sur le dos de Pégase sa fidèle monture et passa devant le garde sans même s'arrêter. Il sauta de son cheval.


Hé toi là bas ! Quand t'auras fini de roupiller va dire à la Duchesse que le sale gamin est arrivé.

Le majordome le regarda bizarrement. Encore un qui percutait que dalle. Il se pinça le haut du nez en faisant une grimace.

Hum va annoncer à la Duchesse que son frère est arrivé.

Le majordome n'avait encore pas bougé d'un pouce. Il ne semblait pas très vif celui là. Il ne s'en préccupa pas et entra commençant à chercher dans une des pièces de son château. Mais où ? Il était encore un peu tôt pour aller directement chercher et à coup sûr la trouver à la cave donc il n'avait pas d'idée pour le coup.
ThemisLaDouce a écrit:
La duchesse invita la Baronne à prendre place dans le petit salon. Elle fronça les sourcils de façon imperceptible quand elle vit Sibella pour la première fois. Elle lui rappelait quelqu'un, son visage avait quelques traits qui ne lui étaient pas inconnus...

Ma Dame, vos mots me touchent. La guerre a été très cruelle en effet et jamais la douleur ne disparaîtra. Mais nous apprendrons malheureusement à vivre avec ce manque.

En s'installant à son tour dans un fauteuil :

J'ai la chance d'avoir des enfants très courageux.

Elle fit une pause, avalant difficilement sa salive et se reprit.

Merci beaucoup d'être venue. Enfin je vais pouvoir faire votre connaissance. Je vous présente Nevitta, seigneur de Saint Chamand, vassal de Balsac et surtout un ami cher...

Le même valet refit son entrée pour chuchoter à nouveau à l'oreille de Themis. Petit sourire et soupir de joie discret.

Faîtes le entrer...et vite !
althiof a écrit:
Le valet revint le trouver alors qu'il était un peu paumé.

Le petit salon ? Quelle idée aussi d'aller dans le salon. Il est trop petit je l'ai loupé.

Ppfffff il racontait vraiment n'importe quoi et fit son entrée après le valet n'attendant même pas qu'il l'annonce. A quoi ça servait tout le monde le connaissait ici.

Il s'approcha tout sourire et la serra fort dans ses bras en lui faisant une grosse bise. Pas trop de bisous quand même car ils n'étaient pas seuls mais juste ce qu'il fallait.


Je suis si heureux de te revoir soeurette ? Si heureux d'être de retour aussi. Comment vas tu ? Malgré les circonstances qui nous rassemblent ici.

Elle avait un léger sourire aux lèvres. Il préférait tellement la voir ainsi. Mais que cela devait être difficile pour elle. Il se tourna vers Sibella et Nevitta.

Sib, Nev, ravis de vous revoir également, il me fait plaisir de voir des amis pour être auprès de Thémis dans des instants si particuliers.

Ca fait plaisir de savoir que vous êtes rentrés en BA. Fichue guerre...
Nevitta a écrit:
Madame la baronne, je vous présente mes hommages.

Althiof, heureux de vous revoir ici sain et sauf...fichue guerre en effet, à propos de laquelle j'éviterai de trop parler, de crainte de me mettre en colère....j'y ai en tout cas perdu définitivement ma santé, et presque toutes mes illusions.

Vous êtes repassé par Montbrisson? que devient ma bonne vieillle ville, je suppose qu'elle m'a oublié, elle aussi....

Mais pardon, je parle, je parle, et nous avons ici des affaires plus graves à traiter....
death69 a écrit:
En tant que chef de famille , et connaissant les relations qu'avaient nourri son frère, feu Audric, avec Melkio, Death prit la plume, n'ayant pu se rendre en personne à l'enterrement.
Le pigeon se posa :



Citation :
Toute la famille de Saint Pierre se joint à moi pour presenter ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches du Duc Melkio.
Soyez assurés de notre soutien en cette terrible épreuve

Aldéran de Saint Pierre dict Death
titan34 a écrit:
de la frontière de bourgogne et de champagne, titan apprit par un voyageur l'enterrement du Duc Melkio, pressé par le temps et ne pouvant s'y rendre.
il prit son ecritoire et commença à rediger un message pour la famille Balzac


Citation :
à Vostre Grasce et à toute la famille et proches du Duc Melkio,

Quoiqu'un peu tardivement, au nom de toute la famille de Rhodes, des seigneurs et dames de la Dailhe et de Puisaye.
Permettez nous de vous présenter nos plus sincéres condoleances pour le malheur qui vous frapent.
soyez assurés de notre soutien et de notre compassion en cette terrible epreuve.

Titan34 de Rhodes
Kalopsite de Rhodes
Seigneur de la Dailhe et de Puisaye
et leurs enfants
Mimilouille de Rhodes
Tristan de Rhodes

titan cacheta la missive et prenant son meilleur pigeon, il envoya celui-ci vers son destinataire
Anguerand a écrit:
Un pigeon sans diplome d'orientation supérieure se posa enfin à l'endroit ou il devait se poser depuis une bonne semaine.

Citation :
Votre Grasce et toute la petite famille ...

Certains diront qu'il est parti parce qu'il n'avait plus de coeur. A d'autres ! Nous on n'y croit pas ! Néanmoins, lui, incorrigible provocateur qui aimait bien les blagues, laissez-nous lui dire que celle-ci n'est pas tellement de notre goût.

Bon, nous dirons qu'il est passé devant et s'en est allé arpenter les vignes du seigneur afin de nous dénicher un p'tit millésime pour bien nous accueillir quand nous arriverons.

C'est qu'on a été sacrément habitué à passer de bons moments ensemble.
Même quand il lui arrivant de réagir au cours d'une discussion animée, il suffisait que l'on entende un tonitruant "Vous n'comprenez rien !" pour que le plus chaud débat se termine en un copieux éclat de rire. Si aujourd'hui, on pleure un peu, excusez-nous, on sait qu'il préférait la simplicité, même dans l'émotion ; on va vite se reprendre et se conduire comme il aurait aimé.
Ne vous inquiétez pas ; il sera quand même là, avec nous car on n'est pas près de l'oublier. Des comme lui, y'en a pas tellement, on veut dire : des types bien.

Alors on ne va pas gâcher notre plaisir.

On lui a réservé un p'tit coin dans nos têtes, dans nos coeurs, il fera toujours partie de nous-mêmes jusqu'au jour où... puisqu'on sera de nouveau avec lui et peut etre plus vite qu'on ne le pense..

Anguérand de Villandras
Toujours Seigneur de Saint Haon le Chatel

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MessageSujet: Re: Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)   Mar 2 Sep 2008 - 20:36

Sibella a écrit:
De nombreuses missives étant arrivées par différents pages, le Héraut laissa la Duchesse en prendre connaissance, avant de procéder à lecture du testament.

Voyant qu'à présent tout était calme à nouveau, Sibella s'avança près de Thémis de Balzac et lui fit un signe, comme quoi la lecture commençait.

Sibella toussota légèrement pour s'éclaircir la voix


A vous tous ici présents, Ma Dame la Duchesse, la famille, les amis, je vais procéder à la lecture du testament de feu Melkio, Duc de Combrailles, de Mauriac, Baron de Balsac, Seigneur de Saint-Hilaire de Loulay, rédigé et déposé le 31 mai 1456, validé et signé par moi-même Sibella de Chenevières-Vissac, Héraut ès Généalogie, sous le nom héraldique de "Phylogène" -

Le Duc de Combrailles avait désigné sur son dit testament deux exécuteurs testamentaires, Pharacaë d'Entragues et Nevitta de Saint-Chamant de Balsac. Malheureusement Pharacaë d'Entragues a été rappelé près d'Aristote, le Seigneur Nevitta de Saint Chamant de Balsac est en revanche présent



Citation :
Moi Melkio, Duc de Combrailles, Duc de Mauriac, Baron de Balsac, Seigneur de Saint-Hilaire de Loulay, Intendant Général de l'Alliance du Centre, arrête ce qui suit pour le jour de mon rappel à Aristote, qui aura jugé que j'étais plus utile à Sa droite qu'à celle des hommes:

Une fois mon décès acté par un homme de bonne médecine et un ecclésiastique, demande à ce que soit lu et exécuté les dispositions suivantes:

- Sera donné en la Cathédrale de Clermont sis en Bourbonnais Auvergne, la terre qui m'a vu grandir puis vivre, messe par l'Evêque de Clermont, son Eminence Ivrel ou son digne successeur si elle venait à quitter sa charge avant mon trépas.

- Je demande à ce que mon corps, ou mes restes soient ensevelis par l'Evêque de Clermont après veillée funèbre en la Baronnie de Balsac, en présence de mes proches, de mes amis, et les personnes qui ont eu quelque noble sentiment à mon égard.

- Je cède à ma mort mes titres, fiefs, droits et dépendances attenants de Combrailles et de Balsac à mon épouse, ThémisLaDouce, Duchesse de Combrailles, Duchesse de Mauriac et Baronne de Balsac, Dame de Saint-Hilaire de Loulay qui en aura pleine jouissance, en usera selon ses désirs, et en transmettra à notre progéniture tout ou partie de son vivant, dans le respect des dispositions royales. Selaven, Semias et Elégie auront lorsque mon épouse en aura décidé ou à son trépas, l'intendance ou l'octroy des susdits fiefs ou de toute terre dont ma maison a la gestion.

- Je cède mes biens en numéraires, en mobiliers, mes soldes de guerre à mon épouse. Elle sera notamment en droit de prétendre auprès de l'Ordre du Saint-Esprit d'une somme de 629 écus pour services rendus.

- Je fais de mon épouse et de mes seigneurs et amis, Pharacaë d'Entragues et Nevitta de Saint-Chamant de Balsac les exécuteurs testamentaires de mes dernières volontés.

- Je remercie ceux que j'ai aimé, apprécié de mon vivant, et ils se reconnaitront je pense. J'embrasse mon épouse adorée Thémis, et mes enfants Selaven, Semias et Elégie, que j'aime par dessus tout, malgré les séparations. J'ai été heureux de côtoyer mes amis de la Fondation, nombres diplomates de France comme d'ailleurs, ducs, duchesses, comtes, comtesses, intendantes et chambellans de l'Alliance du Centre, aux greffiers royaux de la Cour d'Appel, militaires du Bourbonnais Auvergne et de France, aux frères et sœurs de l'Ordre du Saint-Esprit. Je cite vivants et défunts pêle mêle, dames et sieurs de tout rang, sans autre ordre que celui de mon esprit tortueux qui par l'émotion qui m'envahit en omet la moitié: Pharacaë, Nevitta, Jrag, feu Modjo et son âne, Willen, Toflegrand d'Auvergne, CeNedra, Sophonxe, Angejiel, Garsende, Jrag, Etolus, Petitrusse, Jardin, Grob, Tiresias, Lucaa, Fabien, Androlyne, Ivrel, Assunto, Chococrion, feu Aetha, feue Irmine, feue la Duchesse Zeroukay, feu le Comte Don Vasco, Regort, Tommy78, Phaleg, feu Verdiose, feu Mr Verryan, StCross, Ori, Lafouine, Morpheus, Denys, Lancelote, Lamis, Eliox, Jason, Antoine, Elestra, Sir_ivanhoe, Lady d'Elric, Fearn, Nico de Brassac, feu Apolon, Nicolebask, LLyr, Deedlitt, Tiadrel, Milamber, Lapinus, Althiof, Alynerion, Maathis, Juliette, Père AAron, Georgepoilu, Cardamone, Docfusion, Nebisa, Icie, Valnor, Elayne, Stannis, Baya, Elra, Dyo, Witchblade, ElainedeTroy, Rochegarde, Baillant, Ursin, Hildegarde, Savarrin, Dark, Morgwen, Boblem, Theram, Carnil, Antonia, Yorn, Carmody, SylD, Gweltas, Surgeon, Bros, Thelvynotep, Orchi, Agagamemnon, Filendra, feu Trufaldini, Ublado, Padoo, Pitchounette, Cipouille et sa chariotte, Claraladouce, Babun, Alynerion, Dyo, Lockarius, Anne_Bonny, Motarde, et tous les nombreuses autres personnes qu'il me serait impossible de citer de tête nominativement de façon exhaustive.

A tous les sujets du BA, n'ayez de cesse de faire progresser le Bourbonnais Auvergne, de le faire valoir, aux côtés de nos alliés du Centre que nous apprécions autant qu'ils nous apprécient, que nous aidons comme ils nous aident. L'amitié (et encore plus celle des peuples) n'est pas un vain mot. Elle doit transcender les divergences ponctuelles, les conflits.

A ma douce épouse. Soit forte. Le souvenir de notre rencontre à Polignac restera gravé au plus profond de mon âme. Notre chemin ensemble n'a pas toujours été facile, mais ô combien sublime. Ton sourire aimant m'accompagnera.

A mes tendres enfants, Selaven, Sémias et Elégie. Vivez en nobles, vivez heureux. Soyez dignes du nom que vous portez. N'oubliez jamais que "Balsac ne tombe sous l'attaque" dans son combat pour la justice, la tolérance et le bien.

A mes amis et vassaux. Vous côtoyer, partager, servir, rire aura été la chose la plus précieuse que j'ai eu le privilège de vivre.

Alors que la mort m'a emporté si vous entendez ces mots, sachez que je ne regrette aucun choix de ma vie. Je me suis efforcé de la vivre en juste quelques aient été mes responsabilités. Nul en ce monde ne peut prétendre à la perfection, aussi je présente mes excuses à ceux que j'aurais blessés injustement ou déçus. Je n'ai eu d'autre but que d'aider mon prochain, et aimer mes proches. J'ai épousé une femme merveilleuse, eu des enfants adorables et d'excellents amis.

Qu'Aristote protège les justes.

Pour valoir ce que de droit,

Melkio, Duc de Combrailles, de Mauriac, Baron de Balsac, Seigneur de Saint-Hilaire de Loulay
Ce XXXI may de l'an de grasce MCDLVI.

Remis entre les mains du Sieur LLyr di Maggio et d'Astralgan, Duc de Lavardin et Baron du Gault-Perche, Maréchal d'Armes de France, Héraut, Premier Maistre d'Hostel, le même jour.

Abroge et remplace les dispositions précédentes.


Nous, Sibella de Chenevières-Vissac, dicte "Phylogène", Héraut ès Généalogie, enregistrons les présentes volontés et y apposons nostre scel afin qu'elles acquièrent pleine recognoissance.

A Sainct-Anthoine-le-petit, ce quinzième jour du mois de Juillet 1456.







La lecture terminée, le Héraut remis le testament à l'exécuteur testamentaire afin qu'il en prenne connaissance et se recula quelque peu
Themisladouce a écrit:
Themis avait écouté, dans un silence quasi religieux, Sibella devenue Phylogène pour la circonstance, lire les paroles de feu son époux.
Elle se souvint de Melkio attablé dans la bibliothèque de Mauriac, des heures durant, devant ses livres, ses parchemins. Il lisait, écrivait, archivait tout, soigneusement, consciencieusement, comme il faisait toujours.

Elle soupira à la fin de la lecture. Ainsi il lui laissait tout, une confiance sans borne en sa femme qui le lui rendait si bien. Elle ferma les yeux et récita pour elle seule une petite prière.

Elle sourit à Dame Sibella et la remercia.

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MessageSujet: Re: Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)   

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Mort d'un duc du BA - Registre de condoléances (Melkio)
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